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 La haine au ventre | Némésis

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MessageSujet: La haine au ventre | Némésis   Lun Nov 30 2015, 17:00


Le réveil fut dur ce matin-là et Liam sentit sa tête lourde. Il grogna et frappa sur son réveil qui hurlait. Il tourna dans son lit et soupira. Son téléphone portable se mit à sonner avec insistance et il le ramassa, grognant vaguement. Il répondit. Sans tenir compte de son humeur ombrageuse, son chef lui avait appris qu’un chevreuil agité avait été entrevu près des chutes et qu’il devait aller voir. Liam raccrocha, sachant que son supérieur ne réagissait même plus face à son attitude depuis le nombre d’année qu’il bossait pour lui. Il bondit hors de son lit et se glissa dans son pantalon avant d’aller se faire une tasse de café bien noir. Il n’appréciait pas d’être réveillé par son réveil plus son téléphone, cela avait tendance à le rendre ronchon. Le métamorphe soupira et sortit une carte de sous une pile de livres qu’il étala sur la table du salon. Il regardait l’itinéraire pour se rendre aux chutes en voiture, cela devrait être dans ces cordes pour le coup. Il irait en voiture au cas où il croiserait des promeneurs pour discuter avec eux. Sous sa forme de Cat Síth, il ne pourrait pas parler, en plus de faire peur. Une gorgée de café plus tard et une chemise sur le dos et il fut dans sa petite voiture tout terrain. Il habitait en dehors de la ville, mais pas trop loin non plus de Culloden Lands.

C’était pour cette raison que son chef adorait l’appeler en premier quand il y avait des problèmes. Liam était moins sûr d’apprécier la chose. Il mit son rock à fond et roula en direction des chutes. Rien dans le paysage n’attirait son attention de prime abord. Il se demanda si cette histoire de chevreuil était vraie ou tout simplement inventé pour l’emmerder. Son chef adorait lui faire ce genre de blague moisie pour le faire sortir. Liam ne rechignait jamais à bosser, tant qu’il était payé, tout allait bien selon lui. Il baillait quand il crut voir quelque chose. Aussitôt il arrêta sa voiture, attrapa son fusil avec des fléchettes tranquillisantes et descendit. Il se demandait ce qu’il avait vu, si ce n’était pas plutôt une fée qui rôdait dans le coin. Les landes sauvages étaient leurs terres après tout. Liam se dirigeait calmement vers les chutes, pensif. Il n’avait pas été en ville depuis longtemps. Il devrait songer à s’y rendre, arrêter sérieusement de faire son ermite. Sinon les humains allaient encore se poser des questions et cela n’allait pas lui plaire.

Le métamorphe s’accroupit en voyant des traces, en effet un chevreuil était passé récemment. Peut-être celui qui avait été signalé. Il décida de suivre les traces et se trouva devant les chutes. C’était étrangement calme et il eut un étrange pressentiment. Un tressaillement courut le long de son échine. Il fit volte-face et fut étonné de faire face à une femme qu’il connaissait, Nora. Cela faisait des mois, non des années qu’il n’avait pas vu sa cadette méta. Le plus étonnant fut de la voir armé jusqu’aux dents comme si elle partait en guerre. Il se demandait bien ce qui se passait.

« Nora, c’est bien toi ? »

Il peinait à la reconnaître. Il plissa les yeux, n’y croyant pas trop de prime abord. On avait le droit de douter quand on la voyait. Il avait un autre souvenir d’elle, une femme plus douce, là, elle n’avait pas l’air pas sympathique pour un sou. Liam n’aimait pas juger les autres, particulièrement les créatures surnaturelles.

« Tu n’aurais pas vu un chevreuil ? »

Il demandait cela naturellement. C’était sa manière de prendre la température car il avait vraiment un mauvais pressentiment, quelque chose qui le tenait au ventre et lui murmurait de faire gaffe. Il écoutait toujours ses instincts, cela permettait de vivre plus longtemps et ne pas se faire croquer en route.
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MessageSujet: Re: La haine au ventre | Némésis   Ven Déc 04 2015, 15:07



La haine au ventre
Liam & Némésis

Némésis avait hérité d’une petite maison de poupée dans le quartier ancien d’Inverness et n’avait voulu pour rien au monde la revendre. Elle s’était installée là-bas pour essayer de reprendre un brin de vie normal, les études, le boulot… et la chasse. Une haine grandissante germait dans ses entrailles, menaçait de tout engloutir sur son passage mais elle avait encore la tête sur les épaules ; avant de se mettre à chasser tout et n’importe quoi à tout va, il fallait qu’elle s’entraîne. Elle avait trouvé dans cette ville bon nombre de chasseurs qui avaient accepté de la prendre sous son aile, et elle passait tout son temps libre à s’entraîner comme elle le pouvait ; sa nature de métamorphe en plus de son envie de s’isoler l’emmenaient souvent vers les sentiers naturels autour de la ville, et elle passait de longues heures en pleine nature, essayant de se concentrer, de manier correctement ses armes, mais travaillant aussi sur sa manière de se transformer. Elle avait beau être un wulver et se sentir parfaite dans ce corps, elle aimait aussi être oiseau, fourmi, loutre, renard… Elle se transformait jusqu’à tomber d’épuisement, pour ne pas réfléchir, ne pas essayer de comprendre vers quelle vie elle allait, ce qu’elle devenait au fil des jours. Elle enterrait du mieux qu’elle pouvait les restes de Nora, qui menaçaient à tout instant de réapparaître, mais elle n’en voulait pas, elle ne pouvait pas vivre comme elle en avait eu l’habitude. Elle ne pouvait pas oublier, pas pardonner le massacre de sa famille…

Aujourd’hui la jeune fille était partie vers les chutes, à Plodda Falls. Elle ne savait pas vraiment pourquoi, mais elle avait l’habitude de se bercer au bruit des chutes, tout en apprenant à jeter des couteaux contre les arbres. Elle s’en servait pour cible, essayant de les planter de plus en plus profondément. Elle avait aussi l’habitude de faire un jogging aux alentours, de faire ses abdos en pleine nature, puisant toute sa puissance, toute sa quiétude des lieux reculés. Ses sens légèrement plus développés que les humains l’empêchaient de profiter pleinement des métropoles, Inverness était donc un parfait mélange de ce qu’elle cherchait. Ce matin elle avait zappé la course à pied pour s’entraîner au jet de couteaux comme lui avait patiemment demandé Siobhan. Mais alors qu’elle grognait contre son incapacité à planter une lame dans l’écorce, elle entendit des bruits de bas s’élever dans le silence du lieu, légèrement bouleversé par le son des chutes en arrière-plan. La jeune femme planque sous une pluie de feuilles son sac d’armes, et épie le nouveau venu, ami ou ennemi ? Elle se glisse entre deux arbres, utilisant les sens du loup pour le détailler un peu, se demandant si elle le connait…

L’homme se retourne d’un coup, comme ayant capté sa présence, elle tombe des nues en le reconnaissant.

« - Nora, c’est bien toi ? »

Le nom résonne violemment en elle, et elle sent son cœur s’affoler un peu. Putain, c’est Liam ! Liam, l’ami de son père, un peu comme un oncle, enfin ce qui s’apparente, un être qui venait de l’avant, un être qui l’appelait Nora… Un moment de stupeur ne lui laisse pas le temps de cacher la dague sur laquelle elle porte directement la main, une dague en argent, qu’elle aurait pu planter droit dans son cœur… elle croit. L’homme plissa les yeux, comme s’il ne la reconnait pas, lui non plus.

« - Oui… Liam… »

Elle rabattit le pan de son manteau, remarquant le coup d’œil qu’a Liam pour les lames. Elle remarque qu’elle a aussi du sel et d’autres parties de son arsenal de chasseuse. La différence devait être un peu violente pour l’homme, et elle se sentit un instant honteuse, comme si elle désobéissait à son père… Elle refoula les souvenirs de sa famille aussi loin qu’elle le put, ne voulant pas que cette rencontre fortuite change sa manière de penser.

« - Ca fait longtemps, hein ? On m’appelle Némésis, maintenant. »

T’es au courant, pour mon père ? T’es au courant, pour ma famille ? Toi aussi, t’es un méta, et pourtant on se revoit de manière complètement incroyable, aléatoire, tu n’as pas cherché à savoir, à comprendre… Il n’était pas si proche que ça de son père, mais c’est vrai qu’en le voyait là, maintenant, elle sentait une once de colère l’embraser, comme s’il l’avait abandonnée à son malheur… Alors que cela n’avait rien à voir.

« - Je l’ai vu ton chevreuil, il est passé par là y’a quelques temps. Tu veux que je t’aide à le chercher un peu ? Ca fait longtemps que t’es ici, à Inverness ? »

Elle n’est pas loquace d’habitude, mais elle sent le lien qui l’attache à Liam, un lien provenant du passé, qui pouvait peut-être lui mettre un peu de baume au cœur ? Elle n’osait pas trop ce l’avouer, mais revoir un méta après tant de temps, après tant de solitude la réconfortait plus qu’elle n’aurait aussi de le dire.

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MessageSujet: Re: La haine au ventre | Némésis   Mer Déc 09 2015, 17:35

Le Cat Sìth ne bougeait pas, méfiant comme jamais. Ses instincts lui hurlaient de faire gaffe et il la regarda attentivement. Nora avait changé. Il avait connu son père et puis un jour, l’homme avait disparu. Il arrivait que des métamorphes partent ailleurs et après tout, le brun n’était pas du genre à retenir ceux qui voulaient partir. Il ignorait en réalité qu’on parlait du meurtre de toute une famille. Il y avait des rumeurs qui couraient, comme quoi une des leurs était devenue une foutue chasseuse. Liam ne prêtait que très rarement attention aux rumeurs. Il la vit poser sa main sur une dague, de l’argent ? Il ne bougea pas, danger. Il avait vraiment un mauvais pressentiment. Pourtant, si c’était bien Nora, elle ne lui ferait aucun mal, n’est-ce pas ? Hum, pas si sûr…Il se demandait bien ce que c’était encore que cette embrouille. C’était bien la gamine et il s’interrogea sérieusement sur elle. Il aurait bien voulu faire une petite blague, mais prit sur lui pour n’en faire aucune. Il y avait comme une question de survie à cet instant. Liam décida de réfléchir avant d’agir bêtement. Némésis ?

« Ah ouais ça t’a pris ainsi ? De changer de prénom ? »

Il était un peu brute de décoffrage même si au fond, il n’était pas si méchant. D’habitude il ne se mêlait pas des histoires des autres, mais il y avait quelque chose qui l’embêtait chez Nora, ou plutôt Némésis. Il continuait de la détailler, elle sentait la sueur, elle avait dû être en mouvement récemment. Il se demandait ce qu’une fille comme elle faisait avec un tel arsenal. Allait-elle en guerre ? Mauvaise question et s’il la posait ainsi, cela n’allait attirer que des problèmes. Ah oui son chevreuil, il l’avait presque oublié cette sale bête. Heureusement qu’il prit rapidement sur lui et hocha la tête. Il n’aurait pas de mal à le retrouver seul son chevreuil, mais bon à deux cela irait plus vite et ainsi il pourrait creuser la question de Némésis et son comportement. Il s’approcha calmement d’’elle, se demandant si elle serait capable de le planter avec une de ces jolies lames qu’il avait vues. Il n’était pas immortel, juste métamorphe. Il espérait qu’elle ne ferait pas de connerie, ce serait vraiment dommage.

« On peut le chercher ensemble, cela ira plus vite. Oh tu sais, j’ai toujours été ici. Et toi ? Tu étais partie en vacances ? Je n’ai plus vu ta bobine depuis longtemps. Ton père, comment va-t-il ? »

Jamais il n’aurait pu se douter dans quoi il mettait les pieds. Jamais il n’aurait pu se douter que ces paroles anodines pourraient faire mal. Sa famille n’était pas connue pour être la plus sociable. Or, être métamorphe ne voulait pas dire qu’ils fréquentaient tous les métamorphes du coin. S’ils se rendaient compte qu’il y avait un métamorphe, ils pouvaient le saluer, mais sans plus. Liam n’allait pas se mêler des histoires des autres. Chacun avait son petit business et c’était bien mieux ainsi. Les mains enfoncées dans ses poches, il s’était mis à marcher calmement, cherchant des traces de son chevreuil qui était la cause de son réveil matinal. Il espérait que cette bête en valait sérieusement la peine. De temps en temps, son regard clair se posait sur Nora. Toutes ces armes, cela le rendait vraiment songeur et il avait bien envie de poser des questions, mais il prit sur lui. Non vraiment mauvaise idée. Liam n’était pas quelqu’un de bavard, mais avec cette femme, il n’avait pas eu à vraiment se forcer. Il avait dû mal à la voir comme une femme. Il avait le souvenir d’une enfant du passé. Pourtant, il la trouvait belle et attirante, si on omettait ce petit quelque chose la concernant qui le chiffonnait sérieusement. Il ne se voyait pas lui demander quel problème elle avait. Il devait s’imaginer des choses, voilà tout. Son imagination était trop débordante, encore une fois. Il espérait qu’il se trompait la concernant.
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MessageSujet: Re: La haine au ventre | Némésis   Mer Déc 16 2015, 21:41



La haine au ventre
Liam & Némésis

Liam n’avait pas vraiment changé du souvenir qu’elle avait. Elle se souvenait qu’il avait toujours été de bon conseil, méfiant, parfois un peu blagueur, sage et intemporel. Pourtant elle voyait le temps prendre emprise sur lui, et ses souvenirs de jeune fille allaient bientôt laisser la place à un avis plus mature. Il serait de ces rares personnes qu’elle considérait encore, et qu’elle ne considérait pas comme un contretemps. Son père n’avait jamais prévenu qui que ce soit des déménagements qu’ils faisaient, elle ne trouvait pas ça anormal qu’il soit surpris de la trouver ici. Et pour tout dire, elle était plutôt surprise aussi de tomber sur une tête connue ainsi, par le plus grand des hasards.

« Ah ouais, ça t’as pris ainsi ? De changer de prénom ? »

Elle ne peut s’empêcher de retenir un petit rire. Ouais, ça lui avait pris comme ça, mais elle ne s’attendait pas à ce qu’il comprenne son choix. Elle rabattit le pan de son manteau sur tout son attirail de guerre, montrant patte blanche.

« T’inquiète pas, c’est juste pour me défendre, mentit-elle. »

Enfin non, ce n’était pas un si gros mensonge ; elle se défendait avec toutes ces armes, mais il y avait un petit côté en plus qu’il n’avait pas besoin de savoir pour le moment.

Ils se mirent en mouvement quand il accepta de faire un bout de chemin avec la chasseuse. Aucun des deux n’était dupe : ils n’avaient pas besoin l’un de l’autre, mais c’était plutôt l’occasion de discuter cinq minutes… Car non seulement le chevreuil n’était pas bien loin, mais aussi parce qu’elle avait de quoi faire et que Liam aussi, certainement.

« Tu étais partie en vacances ? Je n’ai plus vu ta bouille depuis longtemps. Ton père comment va-t-il ? »

Tous les poils de son corps se hérissèrent et elle sentit son cœur se déchirer encore un petit peu plus. Elle sentit quelque chose en elle frétiller, comme une envie de vengeance, une envie de sang qui coulait le long de ses canines, de ses crocs… Merde ! Elle réfréna son envie de sang, car elle sentait son côté loup vouloir ressurgir brusquement. Elle ne pouvait pas perdre son sang-froid si rapidement, non ? Si elle voulait devenir une chasseuse émérite, il fallait qu’elle sache se contrôler.

« Ouais, très chouettes vacances. D’ailleurs mon père y a laissé la vie. Oh, et ma mère aussi. Et mon frère. Mais sinon c’est vrai que le cadre était sympa. Maintenant je préfère revenir à une vie un peu plus normale, moins turbulente, je suis une fille plutôt calme. »

Mais Némésis est là pour reprendre le contrôle, pour ne pas laisser Nora s’effondrer sur le drame atroce, sur cette lâcheté pénétrante dont elle avait fait preuve en abandonnant ses parents sur le seuil de la mort. Elle avise quelques traces de sang et les fait remarquer à Liam, après avoir balancé tout le venin qu’elle avait sur la langue.

« Et pourquoi tu le cherches, ton chevreuil en fait ? »

Elle ne sait pas trop quoi dire d’autres : toute une famille de métamorphes assassinés, ça faisait un peu tâche dans la conversation quand même. Elle savait que son père et Liam avaient entretenu quelques liens par le passé, mais elle savait qu’ils n’étaient pas meilleurs amis non plus. Et puis, on disait pas de nouvelles, bonnes nouvelles, non ?

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MessageSujet: Re: La haine au ventre | Némésis   Sam Déc 26 2015, 19:00


Méfiance, méfiance. Le Cat Síth regarda pensivement son attirail de guerrière en se demandant bien où elle irait faire la guerre ainsi. Il voulait bien la croire que c’était juste pour aller se défendre, mais il se demandait contre quoi très exactement elle se défendait. Au final cela ne le regardait pas, pas vrai ? Le métamorphe se contenta de hausser les épaules et de continuer son chemin l’air de rien. En réalité il se demandait si Némésis comptait l’attaquer. Peut-être bien était-ce son plan ? Non impossible, c’était une gentille gamine, c’était ce qu’il se disait, qu’il ne risquait rien du tout avec elle. Il parla naturellement, posant des questions désinvoltes comme si tout allait bien, tout en douceur en somme. Il ne s’attendait pas à recevoir une telle réponse et se figea en se demandant si elle riait ou si elle était sérieuse. Le métamorphe la toisa quelques minutes, songeur. Il ne s’était pas attendu à cette réponse et ne savait même pas comment réagir face à l’annonce de décès. Cela ne le rendait pas triste, non cela le gênait en fait. Un soupir franchit ses lèvres et il enfonça ses mains dans ses poches, se balançant sur ses talons. C’était sa manière désinvolte de gérer les choses. Il savait que la mort faisait partie d’un cycle, mais il avait du mal à consoler des gens.

« Si j’avais su, je ne t’aurais pas interrogé de la sorte. Tu es donc orpheline ? »

Il était sincère dans ses mots. Liam pouvait être très maladroit comme faire aussi des efforts quand il le désirait. Le brun pencha la tête de côté et la détailla pensivement. Il n’appréciait pas de faire du mal aux autres et clairement, il venait d’en faire. Quelle brute épaisse ! Sombre crétin qu’il était bon sang ! Pourtant Liam resta muet et fixa une dernière fois Némésis avant d’aller chercher son pauvre chevreuil. Il regarda les traces de sang qu’il y avait et se mit à les suivre. Il ne savait pas ce qui les attendait tandis que son instinct lui hurlait que cette femme était dangereuse, il avait vu ses armes. Est-ce qu’elle allait l’attaquer ? Il espérait bien que non.

« Je suis garde faune et mon patron m’a appelé pour signaler que des promeneurs l’avaient entrevu. Apparemment il ne marche pas droit. Il doit être blessé et on ne laisse pas une bête blessée. »

On aurait pu le croire plein de compassion, en réalité il effectuait juste son travail, rien de plus il avait envie de dire. Ou peut-être qu’il avait une bonne âme, il n’en savait trop rien et très franchement s’en fichait, ce n’était pas son problème. Il avait l’impression qu’il devait creuser quelque chose avec Némésis, mais il ignorait si la gamine serait prête à parler. Il y avait comme quelque chose qui le dérangeait là-dedans. Il s’apprêtait à parler quand il entendit un bruit et lui fit signe de se taire. C’était peut-être leur chevreuil. Il vit la bête marcher de manière branlante entre les branchages. L’animal était blessé, c’était évident. Liam leva lentement son fusil avec les fléchettes tranquillisantes et visa sans se presser. Il compta mentalement dans sa tête et tira. Un tressaillement le traversa en voyant la bête tituber et s’éloigner. Le tranquillisant mettrait quelques minutes à agir, il fallait maintenant suivre le cervidé et attendre qu’il s’effondre. Liam se mit en route.

« Qu’est-ce que tu chasses ? »

Il allait droit au but sans même broncher et lui jeta un regard en coin. Oui il se demandait vraiment ce qu’elle chassait. Cela devait être quelque chose d’imposant. Une lueur d’amusement brilla dans son regard clair. Il n’était pas un Cat Síth pour rien, il aimait bien titiller les autres, il n’était pas malicieux pour rien. Liam se demandait si elle comptait lui dire la vérité ou pas. C’était bien dommage qu’il ne puisse pas flairer les mensonges. Peut-être bien qu’elle en disait en ce moment-même. Qu’est-ce que cela pouvait bien lui faire ? Elle ne lui faisait rien de mal. Sauf que cela lui faisait drôle de savoir que le père de la gamine était mort, elle devait être furieuse. Il n’osait pas demander comment toute la famille avait été massacrée, probablement des chasseurs. Une mort aussi subite n’arrivait pas ainsi, pas en masse du moins, selon lui.
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MessageSujet: Re: La haine au ventre | Némésis   Jeu Déc 31 2015, 15:04



La haine au ventre
Liam & Némésis


Elle pourrait presque se sentir mal de lui avoir balancé la nouvelle comme ça, alors que sa voix essaye de la caresser dans le sens du poil. Il n’y ait pour rien, après tout. Il est là, à essayer de la comprendre et elle l’envoie bouler. Elle ne sait vraiment pas comment se comporter avec lui. Il essaye de briser sa carapace avec ses gentilles manières. Il est pourtant sincère, il l’a toujours été, c’est aussi pour cela qu’elle respecte le Cat Sith. Mais voilà, Nora a disparu depuis trop longtemps maintenant pour se laisser attendrir, mais pourquoi Némésis ne pouvait pas baisser la garde un instant, un tout petit instant.

« Je suis orpheline, ouais. J’ai encore de la famille, des oncles, des tantes, mais je suis assez grande pour prendre soin de moi maintenant, alors je vis toute seule. Il y a pleins d’autres orphelins qui n’ont pas la chance d’avoir connu leurs parents, alors je me dis que ce n’est pas si mal. Les tiens sont toujours en vie ? »

Elle ne sait pas grand-chose de la famille de Liam, en fait. Mais vu son âge, elle se doutait que la réponse serait oui. Némésis se moquait de poser des questions indiscrètes, après tout, c’est lui qui avait commencé. Peut-être qu'il aurait des conseils pour faire partir la douleur. Elle la sentait encore, tous les soirs, alors qu’elle fermait les yeux. On lui avait pris ses deux parents, et toute cette douleur se cristallisait en rage à mesure que les nuits passaient. Ne trouvant pas le sommeil, elle continuait inlassablement à s’entraîner, à apprendre le nom des armes, à essayer de se perfectionner comme elle le pouvait. Elle avait fait de grands tours en Grande-Bretagne pour obtenir tout l’arsenal que Liam avait aperçu tout à l’heure. Elle se sentait fière de chacun des pièces qu’elle avait récoltées, comme une gosse qui ferait une collection de figurine.
Elle gardait en elle malgré tout un côté joyeux, qui lui permettait de se réjouir aussi, et de faire la fête. Némésis n’était pas juste une psychopathe qui voulait tuer tout ce qui bougeait. Elle aimait rire, sourire, partager des moments d’intimité avec d’autres personnes. Mais maintenant, cette haine viscérale des vampires qui la faisait fonctionner, qui était son carburant. Sans elle, elle se sentait perdue, comme si une boussole n’indiquait plus le nord.

« C’est super chouette comme boulot, ça, garde faune. Tu l’étais déjà quand j’étais petite ? Je ne m’en souvenais pas. En tout cas c’est bien de voir que quelqu’un est là pour protéger les petites bêtes d’ici… Avec toutes les grosses bêtes qui vivent en ville, ça ne me semble pas improbable que la faune subisse quelques attaques régulières. »

Elle n’avait pas parlé autant depuis un moment. D’habitude, c’était des gens qui venaient discuter musique quand elle jouait quelques morceaux de piano. Elle n’avait pas perdu son côté bavard, simplement elle ne parlait plus des mêmes choses. Liam n’avait pas perdu de sa maladresse et elle le trouvait presque attachant à la regarder comme il le faisait – avec un mélange d’inquiétude, de prudence et peut-être aussi une once de curiosité. Elle ne savait pas comment le prendre.
Némésis sentit le chevreuil au même moment que Liam. Ca aidait, d’avoir des sens surdéveloppés. Ils le repérèrent plus loin, boitant comme un malheureux au milieu des branchages. La jeune femme n’aimait pas la torture. On pouvait tuer, car c’était une nécessité, un besoin, parfois par légitime défense. Mais la torture touchait à des mécanismes monstrueux beaucoup plus profonds, tortueux. C’était du masochisme, c’était la symbolisation d’une méchanceté sans borne. Il leva son arme à fléchettes tranquillisantes, et Némésis trouva l’idée si ingénieuse qu’elle retint son gloussement d’appréciation. Et qu’est-ce qui se passait si le tranquillisant contenait de l’argent pour une bête qui n’aimait pas ça ? Elle se promettait d’aller faire un tour dans une boutique d’armement pour voir s’ils n’avaient pas ça en stock par hasard. Ils suivirent le chemin que prenait l’animal, attendant que le sérum ne fasse effet.

« Qu’est-ce que tu chasses ? »

« Des vampires en premier lieu. Ce sont eux qui ont tué ma famille de sang-froid. Une magnifique histoire que je te raconterai un jour. Ensuite je suis mon credo : je défends ceux qui ne le peuvent pas. Tant que les créatures surnaturelles ne font de mal à personne, je n’ai aucune raison de vouloir les tuer. S’ils cherchent à blesser par contre… »

Elle hausse les épaules. Son but ne lui semble pas si monstrueux que ça. Elle se prend pour la nouvelle Robin des Bois, et ça lui plait. Elle n’a pour le moment pas un tableau de chasse débordant, mais elle a déjà fait peur à quelques créatures surnaturelles trop jeunes pour se rendre compte de ce qu’elles faisaient. Elle avait aussi aidé un métamorphe, comme elle, à maîtriser les métamorphoses pour ne pas blesser les gens autour. Elle n’était pas encore la tueuse déchaînée qu’elle souhaitait être. Pour le moment, elle voulait devenir forte. Elle n’avait qu’une vie, et elle ne devait pas la gâcher.

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MessageSujet: Re: La haine au ventre | Némésis   Ven Jan 08 2016, 23:06

Quand Nora état-elle devenue aussi sage et si adulte ? Les années avaient filé à une vitesse hallucinante et Liam se rendit compte qu’il devenait vieux pour entendre une enfant parler comme une femme. Elle était sage et visiblement intelligente selon son point de vue. Il la regarda discrètement tandis qu’elle lui demanda pour ses parents. Liam regarda droit devant lui, pensant à son père chasseur qui avait tout arrêté alors qu’il était tombé amoureux de sa proie ; la mère de Liam. Quelle drôle d’ironie et le métamorphe né de cette union en avait souvent ri.

« Oui, ma mère garde la forme et mon père, tout va bien pour lui. »

Il n’appréciait pas parler de ses parents, ce n’était pas un secret que sa mère était une métamorphe. Quant à son père, il suffisait de deviner, mais avoir un parent humain n’était pas un crime jusqu’à nouvel avis. C’était toujours mieux que de se reproduire avec une autre espèce qui ne soit pas métamorphe. L’homme ne pensait plus à avoir des enfants maintenant que sa belle sorcière lui avait brisé le cœur. Il était un homme sans but qui ne réfléchissait plus vraiment aux enjeux des choses. Le métamorphe avait l’impression que Nora souffrait, mais il n’en était même pas sûr. Il n’avait plus ressenti d’empathie pour une personne à ce point et cela lui faisait drôle. Ils parlaient de tout et de rien comme si tout allait bien. Pourtant le Cat Sith ne pouvait s’empêcher de se dire que pas tout n’allait bien. Elle était orpheline et semblait bien le vivre, lui cela le dérangeait. Il n’arrivait pas à s’expliquer pourquoi. Il réfléchit sérieusement à sa question et la regarda. Ils n’avaient que dix ans d’écart. La dernière fois qu’il l’avait vue, elle n’était qu’une enfant et lui un adulte en devenir.

« J’entrais en formation pour le devenir. Nous n’avons pas autant d’écart que ça. »

Et cela lui fit encore plus étrange. Il avait toujours eu l’image d’une petite fille sage et soudainement il prenait conscience de sa féminité, du fait qu’elle soit une femme. Liam se dit qu’il était bien trop sensible alors qu’ils suivaient calmement le chevreuil. Il fallait attendre cinq minutes avant que la bête ne s’endorme et ensuite, il faudrait être prudent. Il se demandait de quel genre de bête elle parlait, des créatures surnaturelles ou des humains ?

« Quel genre de grosses bêtes ? »

Demanda-t-il avec une certaine douceur. Il répondait un peu au ralenti, laissant son esprit voguer tandis qu’il surveillait attentivement le gibier. Il travaillait et se devait de rester concentrer. On ne le payait pas pour faire la conversation aux femmes et tant pis si elles étaient belles, Nora était belle. Il ne lui ferait jamais l’affront de lui demander si elle avait quelqu’un. Ce n’était pas parce qu’ils étaient de la même espèce qu’il devait se montrer culotté. Le brun ne prit pas quatre chemins et lui demanda franchement ce qu’elle chassait. Il ne s’attendait pas à autant de franchise de sa part. Il ne fit aucun commentaire, il n’avait jamais croisé de vampires, mais en avait entendu des belles sur eux. Ce fut quand elle parla des créatures surnaturelles qu’il s’inquiéta plus. Que sous-entendait-elle ?

« Tu tuerais les nôtres sans hésitation si tu en croisais un dangereux ? »

Liam la regarda droit dans les yeux en disant cela. Ils n’avaient aucune notion de meute, ils n’étaient pas fédérés entre eux, il n’y avait pas de clan, mais tout de même. Certains d’entre eux descendaient de lignées très anciennes, on ne tuait pas un métamorphe ainsi. C’était du moins sa pensée. Il n’avait jamais rencontré un pair particulièrement violent prêt à lui faire du mal. Liam imaginait bien qu’il devait y avoir du mal partout, même dans leur espèce. Ainsi sa famille avait été massacrée par des vampires. Il n’osait rien dire. Le chevreuil s’effondra, endormi par le tranquillisant et l’homme mit sa main devant Nora pour l’arrêter.

« Ne t’approche pas, les chevreuils sont des animaux très sensibles et nerveux. »

Il s’approcha de l’animal et s’accroupit au niveau de son flanc. Il posa son regard sur sa patte et fut choquée par la morsure. C’était énorme, bien plus grand que ce qu’il avait pu voir fait par un animal normal. Non clairement le chevreuil n’avait pas été chassé par un animal local, mais une créature surnaturelle. Liam devrait mener cet animal chez le vétérinaire qui travaillait pour eux. Il se redressa lentement et regarda Nora.

« Il a été attaqué par quelque chose de surnaturel. »

II ne pouvait pas abattre le chevreuil, n’ayant aucune arme à feu sur lui. On ne pouvait pas abattre un animal ainsi sans autorisation. Le Cat Sith continua de regarder le chevreuil qui dormait, au moins ainsi, il ne ressentait aucune douleur, Quelque chose de positif selon lui. Il se demandait si c’était un pur hasard de trouver une créature blessée par une créature surnaturelle alors que c’était leur sujet de discussion principal. Bien entendu que cela était du hasard… Cela ne pouvait en être autrement selon lui.
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MessageSujet: Re: La haine au ventre | Némésis   Mer Jan 13 2016, 17:42

La haine au ventre

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« Ouais, c’est vrai, je parle comme si on avait quarante ans d’écart, mais tu sais, quand j’avais dix ans, t’en avais déjà une bonne vingtaine, donc… Après, t’as toujours eu l’air un peu plus âgé que les autres. Ce n’est pas une critique, loin de là. Ça te donne un air sage, je pense. » Ils continuent de discuter, tranquillement, et elle se rend compte que ça fait longtemps qu’elle n’a pas rencontré une personne de son passé, et que c’en est presque agréable. Elle pensait que ce serait difficile et triste de repenser à tout cela, mais en fait, pas du tout. Liam n’avait pas changé depuis tout ce temps, mais c’était normal ; après un certain âge, on ne changeait pas tant que ça. C’était presque séduisant cette petite façon qu’il avait de se mettre en retrait, et elle se demandait où était Madame Liam. Elle ne l’avait jamais vu avec personne, mais elle doutait que poser la question lors de leur première rencontre depuis un si moment soit judicieux. Et puis, ça ne la regardait pas vraiment, quand elle y réfléchissait.

« Je dois avouer que pour ce qui est des « grosses bêtes » - et donc j’entends par là métamorphes, vampires, enfin, toutes les créatures surnaturelles qui ont quand même un pouvoir de destruction bien plus développé que les animaux de Dieu –… Je sais que ce serait sans hésitation si la personne vient de disséminer des cadavres sur toute sa route. » Liam plonge alors son regard dans celui de Némésis, et elle se sent légèrement désarmée face à cette question presque accusatrice. Bien sûr qu’elle se sentait capable d’ôter la vie à une créature un peu récalcitrante. Ce n’était que la justice, pour elle. « Tu ne penses pas que quelqu’un doit arrêter ceux qui s’amusent de la mort ? » L’animal finit par s’effondrer sous leurs yeux, et Liam l’arrêta, lui indiquant que les chevreuils étaient des animaux très sensibles et nerveux. Elle eut presque envie de lui rire au nez, car elle en voyait des biens pires, mais elle se sentait coupable à la fois, car l’homme ne voulait que son bien, et être prévenant avec elle. Elle hocha la tête et laissa faire le professionnel. Il s’approcha de l’animal et s’accroupit le plus lentement possible, avisant la blessure et semblant prendre un long moment pour réfléchir à ce qu’il voyait. « Il a été attaqué par quelque de surnaturel. » « Okay, alors on fait quoi maintenant, garde faune ? On l’emmène chez un véto ou… ? Tu penses pouvoir déterminer quel type ? » Elle s’approche lentement, curieuse de voir si elle pouvait apporter quelque chose grâce à son savoir, mais elle n’a jamais étudié les traces de morsure. « Il lui a fait ça pour lui faire du mal, pas pour le manger, non ? Il aurait très bien pu l’abattre. Votre véto, il s’y connait en créatures surnaturelles ? Et je risque d’être un peu chiante avec toutes mes questions, mais vous savez quoi faire dans ce genre de cas ? » Elle se penche presque par-dessus son épaule, et elle regarde curieusement la bête au sol. Au moins, elle ne ressent rien une fois endormie.


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MessageSujet: Re: La haine au ventre | Némésis   Jeu Jan 21 2016, 21:35


C’était une discussion tout en légèreté et Liam sourit quand elle semblait ironiser sur son âge. Il était vrai que dix ans étaient un grand écart, mais à présent qu’elle était une adulte, cela le frappait moins. Il la dévisagea quelques secondes avant de parler.

« Serais-tu en train de me complimenter ? Je suis loin d’être sage. »

Dit-il calmement. Il avait eu un côté dragueur et aventurier à une époque, même si son côté solitaire avait toujours été là. On ne refaisait pas un cat sith, bien loin de là. Ses traits de caractère s’étaient affirmés au fil des années, mais aussi des déceptions. La déception de l’amour avait terminé de l’achever finalement. Il osa poser la question qui le torturait et lui demanda clairement concernant la chasse aux grosses bêtes. Clairement Liam ne comptait pas s’en mêler tant qu’elle ne devenait pas une menace pour lui ou quelqu’un d’autre de ses proches. Il n’avait pas énormément de proches, alors il saurait vite quand elle serait bien trop dangereuse pour continuer à vivre. Le Cat Sith n’avait jamais tué personne, malgré sa grande rage envers sa briseuse de cœur, il s’en était toujours tenu très loin. Cette femme fluette serait donc prête à tuer des créatures dangereuses, voire très dangereuses. Elle était une métamorphe, il ne doutait pas de cela, mais tuer quelqu’un ? Quoi que peut-être quand elle dégainait toutes ses armes, elle avait les capacités de tuer n’importe quoi. La blonde posa la question à laquelle qu’il n’avait pas du tout envie de répondre pour le coup et il lui jeta un regard rapide avant de reporter son regard sur le chevreuil.

« Ce n’est pas mon rôle de jouer les justiciers. Les choses arrivent pour une raison, c’est pour cela que nous existons tous. Peut-être es-tu là pour faire la justice. »

Le brun jouait sur les mots et effectuait des pirouettes verbales en espérant avoir réussi à embrumer son esprit. Ce n’était pas quelque chose de facile, clairement pas, mais il avait essayé. Liam ne voulait pas discuter de la morale de Nora et d’un autre côté, c’était lui qui avait apporté le sujet sur le tapis, quelle ironie des choses. C’était vraiment cocasse pour le coup. Un soupir lui échappa tandis qu’il vit le chevreuil et qu’il fit la constatation qu’il avait été mordu par quelque chose de surnaturelle. Cela pourrait être un lycan ou un métamorphe prédateur. Mais cela n’était pas logique, sauf pour le lycan. Sauf que Liam n’avait pas sur lui un calendrier lunaire. Pourquoi fallait-il qu’il tombe là-dessus alors qu’il avait discuté auparavant avec Némésis de la question de chasser les gens comme eux ? Ils n’étaient pas humains, c’était un fait et selon Liam il devrait y avoir une cohésion entre eux. Pas besoin d’en rajouter une couche alors que les chasseurs leur voulaient déjà du mal. Le brun tentait de réfléchir, c’était la première fois qu’il voyait cela.

Et il trouvait cela cruel. Seule quelque chose de mauvais avait pu ainsi mutiler une bête sans l’achever. Un bon prédateur achevait et mangeait sa proie. Liam posa sa main sur le chevreuil qui tressaillit légèrement malgré le sédatif. Le cat sith tourna la tête vers Nora et se retrouva nez à nez avec elle, ne s’étant pas rendu compte que de sa proximité. Son regard clair brilla légèrement d’amusement et il ne recula pas le moins du moins. Elle n’avait qu’à pas le coller de la sorte.

« Je ne peux pas abattre une bête ainsi, je n’ai pas le matériel pour, de toute manière. Le plus inquiétant sera probablement les questions du vétérinaire, mais on trouve de tout dans cette forêt. Quelque chose d’étrange encore une fois ne l’étonnera qu’à moitié. » Il tendit la main et attrapa une mèche de cheveux avec laquelle il joua. « C’est probablement un acte de cruauté, on achève les proies. C’est encore un miracle que ce chevreuil ait pu marcher. »

Il relâcha la mèche et lui sourit doucement avant de détourner la tête d’elle. Liam fit passer son sac à dos devant et sortit un linge. Sans réfléchir, il tenta d’en couvrir le pauvre chevreuil. Il s’agissait maintenant de mener le gibier à sa voiture et il avait un drôle de pressentiment. Il faisait semblant de rien, mais clairement, il se sentait observé. A un moment, il fit un léger signe à Nora, en espérant qu’elle comprendrait et se rapprocherait.

« Nous ne sommes pas seuls. On nous observe. Peut-être bien le prédateur, ou alors un crétin de curieux. »

Murmura-t-il tout bas. Son ton n’était plus aussi sympathique, mais tranchant comme une lame de rasoir. Son regard brilla d’une drôle de lueur, celle qu’un cat sith possédait. Il ne pouvait risquer de se transformer aussi facilement, il devait attendre de voir qui était leur adversaire. Si adversaire il y avait. Il avait des tendances particulièrement paranoïaques en ce moment.

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MessageSujet: Re: La haine au ventre | Némésis   Ven Jan 22 2016, 15:55

HRP : Haha j'adore ce RP. o/

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« Serais-tu en train de me complimenter ? Je suis loin d’être sage. » « On ne complimente jamais assez les gens. Et après, ils meurent, on se retourne, et on se rend compte qu’on a oublié de leur dire pleins de choses importantes, » dit-elle en haussant vaguement les épaules. Elle le sait, elle l’a vécu, et elle est sûre et certaine que Liam a aussi ses blessures secrètes, cachées. « Qu’est-ce que l’âge apporte, si ce n’est la sagesse ? » C’est un peu une question de rhétorique, mais pas seulement, peut-être qu’il avait autre chose à lui apprendre. Il ajouta qu’il croyait au destin. Enfin, il ne l’avait pas dit de cette manière, mais c’est ce qu’elle comprit au travers de ses propos. Elle aimait bien cette façon de voir les choses, et aussi cette manière de ne pas vouloir interférer avec ses envies. Elle s’attendait à avoir plus de barrières se dresser devant elles, mais les chasseurs avaient tous accepté son envie de vengeance sans broncher, et Liam aussi, désormais. Elle était vraiment entourée de gens compréhensifs, car si elle avait osé dire ça à son père… Il ne lui aurait jamais pardonné. Mais c’était bel et bien parce qu’il n’était plus là qu’elle était devenue ainsi.

Alors qu’elle s’était rapprochée de son épaule, il avait tourné la tête, et ils se trouvèrent nez-à-nez ; elle lui sourit malicieusement en voyant qu’il ne bougeait pas plus qu’elle. Il avait beau être un cat sith – ils étaient souvent considérés comme des thérianthropes moins puissants que les wulvers, mais il s’agissait là d’un préjugé car ceux qui les connaissaient réellement savaient qu’ils n’étaient pas plus ou moins valeureux –, il avait la même détermination que Némésis, et c’était peut-être d’ailleurs pour ce trait de caractère qu’elle l’avait toujours bien considéré étant plus jeune. Et aussi pour les propos que tenaient Jack sur lui, car Ness s’abreuvait continuellement des propos de son père, prenant chacune de ses énonciations pour acquises. « C’est probablement un acte de cruauté, on achève les proies. C’est encore un miracle que ce chevreuil ait pu marcher. » « On est proche du territoire des lycans, mais je ne pense pas que ce soient eux. Leur alpha est respectable. Après il y a toujours des loups solitaires qui se baladent, mais je n’en ai pas entendu parler… » Il attrapa une mèche de ses cheveux, mais avant qu’elle n’ait eu le temps de se reculer, étonnée par ce rapprochement physique – il l’avait relâché et s’occupait de recouvrir l’animal avec un linge. Il l’emmena vers sa voiture, car apparemment son vétérinaire ne s’offusquerait pas de voir un acte de cruauté pareille. Et alors qu’ils allaient y retourner elle sentit un courant froid dans son dos remonter. Au même moment, Liam se tourna vers elle et lui murmura tout bas : « Nous ne sommes pas seuls. On nous observe. Peut-être bien le prédateur, ou alors un crétin de curieux. » « Quelqu’un t’en veut dans le coin ? Peut-être qu’il t’a attiré dans un piège, hm ? Je reviens, je vais chercher… mon sac. Si ça te dérange pas, j’aimerais rentrer avec toi en voiture. » Elle n’était pas peureuse, loin de là, mais elle n’avait pas envie de traîner dans les bois avec ce qui rôdait par là. Elle s’éclipsa en un instant pendant que Liam s’occupait du cervidé. Elle se glissa entre les arbres, cherchant à être le plus discrète possible. En moins d’une minute elle avait retrouvé sa planque, et le sac qu’elle avait recouvert de feuilles.
Sauf qu’il n’y était plus.

« Merde. » Toujours aussi gracieuse. Elle se retourna, absolument convaincue, persuadée qu’elle l’avait mis ici, et qu’on lui avait pris. Elle avait toujours ses couteaux sur elle, bien cachés, mais elle ne voulait pas les sortir tant qu’elle ne savait pas contre quelle menace elle devait faire face. Par contre, ces couteaux en argent lui avaient coûté toutes ses économies, alors elle n’allait pas rigoler avec la personne qui faisait joujou avec. Elle chercha une odeur, mais elle était constamment dans le mauvais sens du vent. Essayant de se rappeler tous les conseils qu’on lui avait prodigués, pourtant il n’y avait que la panique en elle, et aussi une immense colère. Elle n’aimait pas qu’on se joue d’elle, surtout avec ses possessions (un petit trait de caractère qu’elle tenait de ces messieurs les loups ?). Elle ne sent pourtant rien de surnaturel. Ness est alors intimement persuadée qu’il s’agit de chasseurs, et ils sont peut-être deux. Peut-être qu’après un peu de recherches, ils ont trouvé la trace de Liam, garde faune ? Ou alors ils étaient là pour moi, depuis le début ? Elle fit volteface, se rua entre les bois, et hurla à l’intention de Liam qui ne se trouvait pas loin. « DEMARRE LA BAGNOLE, DEMARRE LA PUTAIN DE BAGNOLE. »


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MessageSujet: Re: La haine au ventre | Némésis   Sam Jan 30 2016, 10:08


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Liam eut bien envie de dire qu’il n’allait pas mourir demain, mais il se contenta de hocher la tête pour montrer qu’il l’avait bien entendu. Il ne savait pas ce que l’âge apportait, peut-être moins de naïveté sur ce qui pouvait nous attendre dans la vie. Il avait vu le sourire de Nora, tout en malice avant qu’il ne touche ses cheveux. Il avait agi sans réfléchir. Liam était un homme qui se laissait porter par les choses. Parfois il tentait de retenir ce trait de caractère, mais bien souvent c’était plus fort que lui. Le métamorphe cat sith se demandait bien ce qui s’en était pris à ce pauvre chevreuil. Quelque chose de mauvais selon lui. Il ne pensait pas que cela soit un lycan, ou alors un lycan très désorganisé. Liam leva les yeux vers Nora quand elle lui demanda si quelqu’un lui en voulait, probablement personne, mais cette personne l’ignorait depuis bien des années. La sorcière qu’il avait aimée ne lui aurait pas tendu ce genre de piège grossier. Elle était nettement plus maligne.

« Personne à ma connaissance. »

Il ne se mêlait pas des histoires des autres, ce qui avait le mérite qu’on lui fiche la paix et bien heureusement. Il prit le chevreuil dans ses bras et se rendit jusqu’à sa grosse jeep, attendant le retour de Nora tandis qu’il déposa la bête dans le coffre immense. Le métamorphe en profita pour regarder la blessure, c’était vraiment une forme étrange et il se posait des questions. L’homme redressa soudainement la tête en entendant les cris de Némésis et se précipita derrière le volant tandis qu’il fit gronder le moteur. Il ouvrit avec vitesse la porte passagère et démarra en trompe dès que Némésis fut à ses côtés. La route était chaotique du fait qu’il roulait bien trop vite pour le terrain.

« Ton sac ? »

Dit-il d’une voix basse et grondante tandis qu’il regardait dans son rétroviseur. Il se demandait bien ce qui se passait, même si au fond de lui, il se doutait de la réponse. Un bruit étrange retentit et il fit une balle passer à quelques millimètres de sa main qui tenait le levier de la boîte à vitesse. Le métamorphe sentit son sang ne faire qu’un tour et braque vivement sur la gauche. Il ne voyait rien dans son rétroviseur, mais on avait tiré sur sa bagnole et cela le foutait en rogne. Son regard brilla comme celui d’un chat, mais il prit sur lui. Se transformer dans ce genre de situation ne servait probablement à rien. Il ne parlait pas, se contentant de rouler vite. Il ne savait pas si se rendre en ville était la bonne idée du siècle. Alors, il fit un détour. Ce qu’il ne savait pas, c’était que le pauvre chevreuil s’était pris une balle et était à présent bel et bien mort. Une odeur de sang emplit l’air et il regarda Némésis, se demandant si elle avait été blessé.

« Tout va bien ? »

Mais l’odeur venait de derrière lui, l’odeur âcre de la mort de quelque chose de blessé. Il fallait se rendre à l’évidence, le chevreuil devait être mort et Liam ne prit même pas la peine de se retourner. Ramener un tel cadavre au vétérinaire ne serait d’aucune utilité et apporterait plus de questions qu’autre chose. Or il y avait certaines questions auxquelles il n’avait pas envie de répondre. Le métamorphe était furieux, les dents serrées, il se demandait bien qui les avaient visés de la sorte. Et il avait comme la nette impression que la réponse ne lui plairait pas du tout. Il jeta un regard en coin à Némésis, abaissant la vitesse de sa voiture. Visiblement, personne ne les suivait. On avait essayé de les tuer en leur tirant dessus, mais ça, ce n’était qu’un misérable détail au final. Liam était déjà content d’être en vie et pas enterré six pieds sous terre.

« Tu es sûre que ce n’est pas plutôt toi qui t’aies attiré des ennuis ? »

Il parlait tout en douceur. Il ne voulait pas qu’elle se sente attaqué, bien loin de là. Il se dirigeait vers chez lui et à travers les arbres, on pouvait distinguer une petite maison en bois. Cela pouvait paraître sommaire, mais en réalité il y avait tout le confort nécessaire là-dedans. Le cat sith aimait le confort malgré son air d’ours mal-léché.
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MessageSujet: Re: La haine au ventre | Némésis   Dim Jan 31 2016, 10:56

La haine au ventre

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Némésis eut envie de se transformer en louve pour aller plus vite, mais elle ne voulait pas, ne pouvait pas dévoiler son identité. Si ceux qui la poursuivaient la prenait pour une chasseuse lambda, elle ne pouvait tout simplement par leur révéler son plus grand secret, ce qu’elle avait de plus précieux, son cœur de louve, son cœur animal, sa part sauvage qui l’avait toujours motivée, qui avait toujours été son feu, son carburant. Elle sprinta le plus rapidement possible, évitant une balle qui fila le long de son oreille. Une autre balle flirta avec ses jambes, et un des traits percuta son mollet, mais pas assez bien visée ; elle déchira son pantalon, entailla sa peau sans faire plus de dégâts. Elle grogna mais continua sur sa lancée, filant dans le vent. Dans son esprit résonne les dernières paroles de Liam : il ne connait personne qui lui veut du mal. Alors ce fou qui la canardait lui en voulait personnellement ou comment ça se passait ? Un malade qui voulait protéger son territoire ? Elle vit la voiture, entendit le moteur démarrer. La portière passager s’ouvrit à son arrivée et elle sauta dans la voiture, avant de prendre une nouvelle balle, cette fois-ci se logeant dans la chair de sa cuisse. « Ton sac ? » demanda-t-il, alors qu’une nouvelle balle écorchait la peinture de sa voiture. « Je leur ai laissé. Ca méritait pas de me prendre une balle entre les deux yeux. » Quoi que son cœur se serra en comprenant que toutes ses économies venaient de partir en fumée à cause d’un malade mental qui voulait sa (ou leur ?) peau. Tant pis, elle travaillait pour vivre, et elle vivrait pour travailler à partir de maintenant, car son équipement était tout ce qu’elle avait de plus précieux. La conduite du métamorphe leur sauva la mise plusieurs fois alors que deux nouvelles balles venaient cribler l’arrière de sa voiture, tuant le daim au passage, répandant l’odeur du sang musquée d’un animal mort. Tant mieux, ça recouvrait l’odeur du propre sang de Némésis, qui se serrait la jambe d’une main tremblante. Bien, elle venait d’avoir sa première blessure de guerre au moins. « Tout va bien ? » Elle hésita à lui répondre franchement ; elle était blessée et elle avait besoin de soins, qu’il lui prodiguerait certainement si elle arrêtait de faire sa tête de mule. Heureusement pour elle, la balle était ressortie de l’autre côté, mais elle sentait que son muscle et ses nerfs étaient bien endommagés. Elle aurait l’air maligne, clopin clopant sous sa forme de louve la prochaine fois. La bonne nouvelle c’est que ça se soignait plutôt bien, une blessure si propre. Le pire, c’était quand il fallait taillader la viande pour aller y chercher la balle coincée. L’écho des balles envoyées se tut finalement mais Liam ne décéléra pas, baissant la vitre de sa voiture pour laisser entrer les fragrances hivernales. Il vérifia que personne ne les suivait, mais Némésis ne voyait rien de suspect au travers du rétroviseur. Une fine pellicule de sueur recouvrit ses traits alors que la douleur la menaçait de l’emmener dans les bras de l’inconscience. « Tu es sûre que ce n’est pas plutôt toi qui t’aies attiré des ennuis ? » Il avait toutes les raisons du monde d’être suspicieux. « Y’a qu’une salope de vampire qui m’en veut, et c’est pas le genre à utiliser les balles pour être tué. » Elle réfléchit un instant ; il y avait forcément quelqu’un d’autre… était-ce possible ? « Je ne sais pas si mon père t’a raconté mon histoire… Mais à la base, ma mère faisait partie des Soldats de Dieu. En comprenant que j’étais une métamorphe, ils ont cherché à me tuer. Mais ils me croient morte, ça ne peut pas être eux. J’ai encore tué personne nulle part, j’suis une chasseuse vierge de tout meurtre, il n’y a rien d’autre… » Elle grogna et serra fort les dents essayer de rester consciente, mais le sang commençait déjà à teindre son pantalon, et bientôt ce serait le siège de Liam qui y passerait. Alors qu’elle distinguait entre les arbres au loin une cabane en bois, elle glissa vers l’inconscience après avoir dit : « Je crois que je vais tâcher tes sièges. »


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MessageSujet: Re: La haine au ventre | Némésis   Mer Fév 10 2016, 21:13

Liam approuva le fait qu’elle préférait vivre que plutôt mourir pour un foutu sac. Il n’avait pas encore vu qu’elle était touchée à la cuisse et l’odeur du cerf mort couvrait le reste. Elle ne répondit pas à sa question quand il demanda si tout allait bien, mais Liam n’eut pas le temps de relever à dire vrai. Il était plus occupé à sauver leurs têtes. Il n’avait mal nul-part et c’était déjà une bonne chose selon lui. Cela voulait dire qu’il s’en sortirait. Son cœur tambourinait encore fortement dans sa poitrine, mais il tentait de s’apaiser. Liam se demandait bien si on leur en voulait ou si tout ceci tenait du pur hasard, mais quand même, ce serait quelque chose de complètement fou si c’était le cas. Il demanda sans pincette si quelqu’un en voulait à Nora et apprit ainsi qu’elle s’était mise à dos un vampire, mais il faisait jour donc bon pour la chasse c’était à revoir. Sauf si la dite vampire avait engagé un tueur, mais cela serait vraiment tiré par les cheveux. Surtout que les vampires avaient tendance à tout faire à l’ancienne mine de rien. Le métamorphe jura quand Némésis lui dit que sa mère avait fait partie des soldats de Dieu. Non il ne le savait pas et bien heureusement car très franchement, selon lui c’était un nid à emmerdes. Il espérait que ce n’était pas cette bande de fanatiques qui s’en prenait à eux.

« Parfois je préfère vraiment baigner dans mon ignorance. Mais si c’étaient eux, ils seraient en train de nous poursuivre… »

Il ne fit aucun commentaire sur le fait que Nora était une chasseuse vierge, même si cela le rendait content. Cela voulait dire selon lui qu’elle pouvait changer d’avis et arrêter son idée stupide de vouloir tuer des créatures surnaturelles. Pourtant il ne joua pas au papa qui donnait des leçons, ce n’était décidément pas son genre. Elle avait eu beau lui dire qu’il devenait sage avec les années, il en doutait sérieusemen. Il tourna la tête vers Nora quand elle parla de tâcher son siège et il vit alors que son pantalon était imbibé de sang.

« On arrive. » Aucune réponse. « Nora ? Et merde. »

Jura-t-il. Il arrêta vivement la voiture devant sa cabane et sortit précipitamment de sa voiture. Il ouvrit la portière et prit doucement Nora dans ses bras. Il la regarda une petite seconde et se dirigea rapidement vers chez lui. C’était assez douillet pour accueillir quelqu’un et mine de rien, il appréciait le confort. L’homme posa la jeune femme dans son lit, préférant qu’elle imprègne les draps que son canapé en cuir. Il alla chercher des linges et du matériel de soin. Il se chargea de faire un garrot autour de la blessure, la balle semblait avoir traversé et il en était pratiquement sûr. Il posa un gros bandage dessus, inquiet dans sa manière de soigner. Liam tentait de se concentrer et après les premiers soins faits, il attrapa le poignet de Némésis et vérifia son pouls, regardant le cadran de sa montre. Cela allait, elle n’était pas au bord de la mort. Le brun la regarda pour la première fois, il n’avait jamais eu le temps de la détailler et il fut surpris de la beauté et de la puissance qu’elle dégageait. Elle serait une femme forte, il n’en doutait pas.

Le cat sith s’écarta d’elle et alla s’asseoir en tailleur sur un pouf qui se trouvait dans sa chambre. Il ferma les yeux, à la manière d’un cat sith, il laissa ses sens s’ouvrir. Il ne sentait que l’odeur du sang, mais il savait qu’il y avait bien plus là-dessous et se concentra. Il capta l’odeur de Nora et se focalisa dessus. Liam attendait, attendait qu’elle se réveille et la veillait patiemment. Il ouvrit lentement les yeux et fixa la jeune femme.

« Nora ? »

Il avait cru entendre un petit bruit, mais il n’était sûr rien de rien, c’était bien là le problème. Il déplia lentement ses longues jambes, étonnement patient. L’odeur du sang était nettement moins forte dans la pièce.
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MessageSujet: Re: La haine au ventre | Némésis   Mar Fév 16 2016, 14:30

La haine au ventre

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La chaleur agréable de l’inconscience se résorba rapidement ; elle se réveilla à plusieurs reprises, pataugeant dans un océan de douleur. Némésis se prenait certes pour une chasseuse hors pair, mais voilà qu’elle se retrouvait au tapis avec une balle dans la jambe. Etait-elle vraiment capable de combattre de violentes créatures surnaturelles si elle s’évanouissait à cause d’un coup ? Elle sentit un instant qu’on la soulevait en dehors de la voiture, et elle eut envie de lui dire quelque chose, de la poser, qu’elle pourrait marcher, qu’elle allait bien. Mais rien ne sortit d’entre ses lèvres, comme si des serres agrippaient ses lèvres pour qu’elle ne puisse pas les bouger. Il la porta à sa maison, donc elle sentit l’odeur de la forêt, du cuir aussi, et de son sang, qui emplissait toute la maison. Elle n’arrivait pas à ouvrir les yeux, mais la douleur à sa jambe était trop puissante pour qu’elle se concentre sur autre chose que le ressenti brut. Après quelques temps, plongée dans un cauchemar désagréable, elle se réveilla en sueur. Elle porta la main à sa cuisse. On avait découpé son pantalon pour atteindre la blessure sans devoir la déshabiller. Elle se sentit rassurée par cette marque de pudeur et de la part de Liam, car elle était persuadée qu’il l’avait soignée lui-même. Elle papillonna des yeux un instant, légèrement perdue mais rassurée par l’odeur du désinfectant et des arbres autour d’elle. Sa gorge l’empêchait de parler, très irritée, mais elle aperçut dans la périphérie de son champ de vision que Liam s’était levé pour voir comment elle allait. « Ils ne nous ont pas suivis jusqu’ici au moins ? C’est chez toi ? Je pourrais avoir un peu d’eau s’il te plait ? » Sa voix était tellement rauque, tellement cassée qu’elle ne savait pas comment une balle dans la jambe avait pu provoquer ça sur ses cordes vocales. Elle porta une main à ses cheveux poisseux de sueur. Sa jambe était en coton, pourtant elle pouvait encore sentir l’incandescence du désinfectant sur sa plaie. « Merci, en tout cas. Tu m’as recousue ? » Elle n’avait pas l’impression qu’il ait fait des points de suture, mais elle avait tellement mal de toute manière, qu’elle aurait été bien en peine de le jurer. Malgré ces évènements, elle ne s’était pas départie de son côté bavard, que la mort de sa famille n’avait jamais arraché à son caractère, à son grand désarroi, et à celui de sa famille aussi. Elle voulut se relever mais une douleur indescriptible explosa dans sa jambe. Elle inspira lentement, ne voulant pas laisser transparaître cette douleur auprès de Liam. Elle n’aurait alors plus aucun crédit pour son rôle de chasseuse. C’était aussi une partie de sa fierté de métamorphe. Elle était une louve, et parfois ce caractère un peu fier et hargneux se faisait transparaître. Le cat sith, beaucoup plus calme et beaucoup plus patient, semblait mener une vie agréable dans la petite maison dans laquelle il l’avait emmenée. Elle détailla un moment ce qu’elle voyait autour d’elle, comme une petite bulle agréable au milieu d’une forêt perdue d’Inverness. Il faisait froid dehors, elle pouvait encore sentir ses doigts glacés sur elle, pourtant l’intérieur était bien chauffé. Elle posa son pied par terre et grimaça, comprenant que pour marcher, ce ne serait pas pour tout de suite. Elle pourrait toujours demander à Liam de la déposer devant chez elle, en ville. Il saurait où la trouver comme ça, et inversement. Certains métamorphes, selon leur animal totem, n’aimaient pas montrer là où ils vivaient. En tant que louve, ce n’était pas non plus agréable, mais elle avait confiance en Liam, autant que son père avait confiance en lui.


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MessageSujet: Re: La haine au ventre | Némésis   Mer Fév 24 2016, 16:10


Liam ne connaissait pas tous les signes médicaux quand cela n’allait pas avec un corps malade. Il était nerveux et faisait confiance à ses sens et à son flair pour lui indiquer si cela clochait ou pas. Quand il sentit que Nora s’agita, il s’approcha prudemment pour ne pas faire peur à la métamorphe qu’elle était. Leur animal totem comptait énormément dans leur personnalité et elle était une louve. C’était involontaire de sa part de l’avoir appelée par le prénom qu’elle portait enfant. C’était l’émotion qui nouait tout son être. Il secoua la tête quand elle demanda s’ils n’avaient pas été suivis. « Tu es en sécurité, tu es chez moi. » Et avec lui. Le cat sith ne laisserait personne s’approcher d’elle et lui faire du mal. Un cat sith pouvait devenir féroce quand il tenait à protéger quelqu’un à qui il tenait. On n’avait pas envie de le voir en colère, clairement pas. Il cachait sa personnalité sous une dose de sarcasme bien dosée. Le cat Sith alla chercher un verre d’eau et le lui tendit prudemment. Il ne savait pas s’il devait l’aider, jusqu’où elle accepterait son immersion, de ce fait, il restait extrêmement prudent la concernant. Il ne voulait en aucun cas la brusquer. Il posa son regard sur sa blessure quand elle lui demanda pour les soins. « Je ne m’y suis pas risquée… Je me suis dit que cela irait. Voudrais-tu que je sorte pour que tu regardes ? Si tu me montres comment faire, je peux recoudre. » Il se mettait à sa disposition et avec une prudence qu’il ne se connaissait pas.

Tout à coup, il se sentait si jeune face à cette femme qui n’hésitait pas à prendre des risques qui lui faisaient peur, clairement. Liam avait son petit rythme de vie, sa manière d’agir loin des histoires des autres. Il se rendait compte que ce n’était absolument pas le cas pour tout le monde et que certains d’entre eux faisaient des choses… débiles. C’était ce qu’il pensait, mais il ne ferait pas l’affront de le dire à Némésis, elle méritait mieux. Pas d’un vieux con qui faisait la morale et dirait je te l’avais dit, non, il ne le dirait pas. Il vit bien sa tentative pour se relever, mais qu’elle n’y arriva pas. Il ne bougea pas, se contentant de la regarder très calmement. « Tu devrais peut-être y aller doucement. » Elle n’avait pas besoin de fuir, il n’y avait qu’eux et personne ne viendrait ici. Liam se fit alors la réflexion qu’elle l’ignorait. « Je n’attends personne, tu peux rester ici. »

Accepterait-elle ou au contraire refuserait-elle ? Quand il la vit grimacer en posant son pied au sol, il recula pour lui laisser de l’air tout en la regardant. Il se demanda s’il devait lui proposer de l’aide ou au contraire se taire. « Ne t’agite pas, cela pourrait te faire saigner. » Il devrait vraiment envisager de fermer sa grande gueule car cela risquait de lui coûter cher. Liam s’approcha prudemment d’elle et il n’y avait plus aucune malice dans son regard ou de moquerie. C’était lui, tout simplement, le vrai lui très sérieux. Le métamorphe posa sa main sur l’épaule de Némésis comme pour tenter de la canaliser. Il avait peur soudainement pour elle et il n’avait pas l’habitude de cela. D’habitude il n’avait peur pour personne, mais là c’était différent avec la jeune femme, clairement. C’était l’adrénaline qui le rendait confus et créait des pensées étranges, c’était du moins ce qu’il se pensait à croire. C’était plus simple ainsi. Elle n’avait plus de famille pour la protéger, elle méritait quelqu’un pour veiller sur ses arrières et la retenir quand elle semblait aller trop loin. Liam ne savait pas comment lui dire de faire une pause. Alors il ne dit rien, tout simplement.
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MessageSujet: Re: La haine au ventre | Némésis   Jeu Fév 25 2016, 12:04

La haine au ventre

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Liam était aux petits soins, et Némésis ne put s’empêcher d’être touchée de cette sollicitude. Depuis que sa famille était morte, personne ne s’était penchée ainsi sur elle, inquiet presque, de la suite des évènements. Il y avait certes Ilyan, qui s’occupait d’elle de temps à autre, mais ils ne se connaissaient presque pas, pas assez en tout cas pour que quelque chose de la sorte se déroule entre eux. Quelque chose d’inconfortable gronda en la jeune femme, qui ne savait plus vraiment où se mettre, comme si une aura de malaise entourait les deux métamorphes. « Tu es en sécurité, tu es chez moi. » Devait-elle le croire ? Se reposer sur leurs lauriers, comme ses parents l’avaient fait avant elle ? Elle ne se sentirait plus jamais en sécurité nulle part… même si, quelque part au fond d’elle, la chaleur que dégageait le cait sith la rassurait, brossait son loup dans le sens du poil… Aie confiance… La dernière fois qu’elle avait baissé sa garde, ça ne s’était pas bien terminé. Avait-elle envie de recommencer ? Etrangement, oui. L’endroit, cosy, était bien loin du petit studio en allumettes dans lequel elle essayait de vivre. Il n’y avait pas à dire, Liam s’était trouvé un petit coin agréable, une petite maisonnée confortable – même si les chats avaient tendances à aimer se rouler en boule dans les cartons ou les espaces clos, la maison respirait la place et la propreté. Bien sûr, elle n’avait pas imaginé l’homme vivre dans un taudis, il était bien trop propre sur lui pour ça, mais il était vrai qu’elle se serait plus attendu à un petit appartement qu’à une maison dans les bois.  « Si tu me montres comment faire, je pourrais recoudre. » Une hésitation. Némésis n’était pas certaine de vouloir endurer la douleur de recoudre, malheureusement ça aiderait dans la cicatrisation. « Ok. Ok. Il vaudrait mieux recoudre, oui. Il faudrait du fil, du désinfectant, une aiguille… Je vais te montrer. » La nudité n’avait jamais vraiment dérangé Némésis, mais peut-être que ça le mettrait mal à l’aise – heureusement pour eux, la blessure était au milieu de la cuisse, ce qui ne menait pas à une situation… embarrassante. Son essai pour se lever se révélant infructueux, elle sut qu’elle ne pourrait pas bouger avant un long moment. Elle serra les poings, nerveusement – elle ne savait plus ce que ça faisait, de rester enfermée dans une pièce. Elle n’était pas certaine que son loup y survivrait, mais il faudrait faire avec, elle risquerait de rouvrir la plaie en sortant dans les bois. Elle pourrait se transformer quelques temps en papillon le temps que la douleur se calme… à moins que ça n’ait un impact sur ses ailes ? Un oiseau alors – elle n’aurait pas besoin de la deuxième patte. « Je n’attends personne, tu peux rester ici. » La proposition resta un instant dans les airs, coupant brutalement Némésis dans ses rêves de liberté. Elle avait envie d’accepter, de rester ici, de connaître un peu mieux Liam, mais elle n’avait pas l’habitude de vivre aux crochets et aux dépends des autres. Mais rester toute seule dans sa maison avec une jambe dans la panade ne lui plaisait pas non plus – et comment ferait-elle si les chasseurs la retrouvaient ? Elle décida de mettre sa fierté de côté quelques temps. « Si ça ne te dérange pas… je… ouais, j’aimerais bien rester. Mais je t’en dois une. » Némésis n’aimait pas se retrouver avec des dettes, et elle ferait tout pour la régler le plus rapidement possible. Elle se remit alors dans le lit, regardant le bandage étroitement serré. Il fallait la recoudre, mais elle avait tout sauf envie que ça arrive. Il posa sa main sur son épaule et Némésis frémit – c’était certainement le contact le plus proche qu’elle avait eu avec qui que ce soit depuis… un très long moment. Et contrairement à ce qu’elle avait pensé, ce n’était pas désagréable. Elle posa sa main sur celle de Liam, un maigre merci pour le méta qui s’était mis en danger pour elle. « Merci. Mais je suis pas sûre que je serai toujours de bonne humeur quand tu m’auras recousue. » Elle allait lui montrer avant de commencer, mais elle n’était pas certaine de tenir éveillée jusqu’au bout du processus.


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MessageSujet: Re: La haine au ventre | Némésis   Ven Fév 26 2016, 12:01

Liam fut content qu’elle ne se rebelle pas et parle de comment la recoudre. Il hocha la tête quand elle fit la liste de ce qu’il fallait. « Je reviens. » Il partit fouiller la petite maison à travers toutes les pièces, foutant le bazar, clairement. Oh il s’en remettrait. Il trouva une aiguille, du fil, du désinfectant et attrapa une bouteille de whisky qui traînait là. Il revint avec le tout, l’air de rien. Il vit bien qu’elle ne semblait pas dans son assiette et semblait prendre sérieusement sur elle. S’il se souvenait bien, elle était une louve. Ce qu’elle faisait, lui faire confiance de la sorte, c’était déjà beaucoup et il s’en rendait bien compte. Il décida de ne pas trop en rajouter une couche. Liam n’avait pas vraiment l’habitude de prendre soin des autres ainsi. Non pas qu’il soit un sans cœur, mais bon. Il avait certaines habitudes qui laissaient à désirer et il s’était habitué à une certaine forme de solitude depuis qu’il avait eu le cœur brisé. Cela pouvait paraître stupide, mais c’était ainsi. On faisait avec et on serrait les dents, tout simplement. Il lui proposa de rester, se demandant si elle accepterait ou si elle allait s’enfuir dès qu’elle serait recousue. Un fin sourire traversa son visage fatigué quand elle dit qu’elle lui en devait une. « Je n’oublierai pas. » Dit-il avec une pointe de malice, cait sith jusqu’au bout.

Chassez le naturel et il revenait au galop. Liam était un peu gêné à l’idée de devoir recoudre Némésis et de voir ainsi sa cuisse, mais il tenta de ne rien montrer. S’il montrait quelque chose, elle risquait de refuser les soins et de fuir vite fait bien fait sans qu’il ait le temps de dire quoi que ce soit et cela l’agacerait profondément, pour sûr. Ils avaient passé une sorte d’accord et maintenant il allait s’occuper d’elle comme il se devait. Le métamorphe se fit une note mentale pour éviter de se comporter comme un vieux qui paternait, cela serait bien stupide pour le coup, oh oui. Il fut étonné qu’elle pose sa main sur la sienne, mais lui fit un clin d’œil taquin avant de retirer sa main et de disposer le matériel. Il désinfecta l’aiguille et passa le fil. Il montra la bouteille de whisky. « Si tu veux boire un coup, ne te gêne pas. Sans tranquillisant, tu vas la sentir passer. » Il retira le bandage doucement. Cela n’était vraiment pas beau à voir. Le sang avait plus ou moins coagulé, mais cela saignait encore un peu.

Elle avait vraiment besoin qu’on la recouse, il ne donnait pas cher de sa peau pour le coup. « Bon, il va falloir que tu m’aides. Je suppose que c’est un peu comme la couture ? » Il savait coudre un bouton, c’était déjà pas mal, non ? C’était du moins ce qu’il se disait. Il attendit ses instructions et dès qu’il se dit que c’était bon, enfila l’aiguille dans la chair. Le bruit hérissa ses poils, mais il était un prédateur et la vue du sang ne le dérangeait pas plus que cela. C’était juste que de recoudre une amie le dérangeait. Il ne savait pas depuis quand il était tombé dans ce genre de situation si étrange, mais cela lui donnait un drôle de sentiment pour le coup, clairement. Il avait l’impression d’être dans un film futuriste et de ne rien contrôler de sa vie. Tout semblait partir en cacahuète et il n’appréciait pas cela. Cela lui donnait des frissons et envie de mordre les autres sans pitié. Non ce n’était pas gentil, mais on s’en fichait un peu. « Nora, parle-moi. » Juste pour savoir quand elle tomberait dans les pommes. Cela lui semblait un excellent plan, mais il ne le dirait pas à voix haute sinon elle allait vraiment le trouver stupide.

Peut-être bien se souciait-il de ce que pourrait penser de lui ce petit bout de femme. Il n’avait pas un cœur de pierre, au contraire. Il se demandait ce que son ami et père de Némésis, aurait pensé de la vie de sa fille. En fait, réflexion faite, il ne l’avait jamais connu assez pour obtenir ce genre de réponse à cette réflexion de vieux.
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MessageSujet: Re: La haine au ventre | Némésis   Lun Fév 29 2016, 15:03

La haine au ventre

feat. liam & némésis


Je n’oublierai pas. » Némésis savait que dernière le voile d’humour, il y avait aussi une forme de sévérité, et de sérieux. Et une louve ne brisait pas une promesse ; ça appartenait plutôt à la race des renards, cette sournoiserie. Parfois même les cait sith, d’ailleurs, mais pouvait-on juger quelqu’un sur son appartenance à une race ? Némésis voudrait que ce ne soit pas le cas, alors elle préféra ne pas faire de remarque, et se contentant de sourire en coin, car elle savait quelle douleur allait s’ensuivre. Elle faisait tout pour ne pas y penser, mais si elle voulait pouvoir marcher, courir et être aussi agile que d’habitude, il fallait en passer par là. Elle le regarda désinfecter l’aiguille, passer le fil… « Si tu veux boire un coup, ne te gêne pas. Sans tranquillisant, tu vas la sentir passer. » Putain de merde, pourquoi elle n’avait pas attrapé son sac finalement ? Il y avait une armurerie et une infirmerie là-dedans, elle aurait eu de quoi se shooter un coup. Elle attrapa la bouteille de whisky et s’enfila le contenu, retenant un énorme haut-le-cœur – elle n’aimait pas le whisky. Après deux trois gorgées elle reposa la bouteille et la poussa vers Liam. Il s’approcha de sa cuisse et elle tressaillit lorsqu’il retira le bandage. Outre le fait que ça faisait un mal de chien, rares étaient les personnes à être arrivées si proche de son intimité. Elle ne voulait pas regarder le trou béant dans sa jambe, mais une curiosité morbide – et aussi le besoin de savoir quand est-ce que l’aiguille allait transpercer sa chair – l’empêchait de détourner les yeux. Elle sentait encore le feu du whisky bouillonner en elle. T’es une chasseuse Ness, p’tain, allez. T’as vécu pire dans ta vie. Mais la douleur psychologique avait une dimension beaucoup moins flippante que la douleur physique. Un peu de sang continuait de glouglouter de sa plaie mais rien ne pouvait lui faire plus peur que l’idée de l’aiguille mordant ses chairs. « Bon, il va falloir que tu m’aides. Je suppose que c’est un peu comme la couture ? » Elle ne put s’empêcher d’éclater de rire. « Ouais, c’est un peu comme ça. » Elle lui montra, le cœur au bord des lèvres, comment coudre chacun des côtés de la chair pour les coller ensemble, et elle le prévint qu’elle risquait de tourner de l’œil quand il commencerait.

Puis l’aiguille se planta. Elle gémit un instant et planta ses doigts dans l’épaule de Liam, sentant son côté louve s’animer en elle, vouloir prendre le dessus. Heureusement pour elle, elle n’était qu’une métamorphe, et elle était bien loin de la folie que pouvaient ressentir les loups-garous, mais le prédateur en elle voulait blesser la personne qui lui faisait mal. Son côté rationnel savait que c’était pour la guérir, et la soigner. Elle inspira profondément, voyant quelques points noirs et blancs danser devant ses yeux, comme une gigue de saltimbanques éparpillés. « Nora, parle-moi. » Elle ouvrit brutalement les paupières, étonnée par la phrase, la demande de l’homme. « Ouais, je suis encore là. » L’aiguille faisait des va-et-vient dans sa chair et elle priait férocement n’importe quel Dieu pour que cela s’arrête. « Sinon je pense que je vais peut-être reprendre des études. J’aimerais bien avoir… » Aïe. « … un vrai job. Mais pas garde faune, c’est trop dangereux putain… » Elle ne peut s’empêcher de rire un instant à sa blague idiote, en sachant pertinemment qu’elle était chasseuse, un métier autrement plus dangereux. « Et pour le daim ? » Elle voulait se concentrer sur autre chose que le fil à coudre.


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MessageSujet: Re: La haine au ventre | Némésis   Ven Mar 04 2016, 17:30

Liam n’était pas à l’aise avec l’idée de se transformer en médecin de fortune. Il était garde faune pour une raison et pas dans la santé pour une autre raison. Le brun se mit à coudre, tressaillent quand il entendit Némésis gémir. Il eut bien envie de tout arrêter et de fuir. Ce n’était pas un homme lâche, c’était juste un homme qui avait ses limites. Qu’était-il supposé faire ? Il décida de continuer malgré tout. Le brun n’avait vraiment pas le choix. Un grognement lui échappa quand la femme planta ses ongles dans son épaule. Son pouvoir de métamorphe ondula, mais il se retint de céder à ses pulsions. Pourtant c’était tentant. Le brun ne dit rien, continuant de rassembler les bords de la plaie, coup d’aiguille après coup d’aiguille. L’homme préférait se dire que ce n’était pas de la chair qu’il recousait ainsi, mais quelque chose d’autre. Son esprit préférait éloigner cette idée très loin. C’était probablement mieux pour sa santé mentale. Pour l’instant Liam tenait encore bien la route, préférant de ne pas trop penser à ce qu’il faisait. Le silence étrange qui régnait dans la pièce le dérangeait profondément. Il l’appela avec une certaine douceur, désirait qu’elle lui parle. C’était probablement égoïste de sa part alors qu’elle était en pleine souffrance, mais il s’en fichait bien.

Sa réponse le soulagea. Physiquement et psychiquement elle était encore là et cela lui suffisait amplement. Elle partit sur un sujet qui l’étonna grandement, mais il sourit. « Qu’est-ce qu’il a mon boulot ? Il est juste parfait. » Murmura-t-il tout en accélérant le rythme de l’entrée de l’aiguille dans la chair. Toujours plus vite, ne pas s’arrêter pour que ce supplice prenne une fin plus rapidement. Il ne dit pas que c’était elle qui avait rendu son boulot dangereux par sa seule présence. Mais cela ne se faisait pas et il le savait bien. Il ne pouvait pas se permettre de dire quelque chose d’aussi dur. Il devait se reprendre. Il garda les lèvres closes, concentré intensivement. Il l’avait presque oubliée, il ne voyait que le fil entrer dans la chair et rien d’autre. Point par point, cela se refermait. « Je ne peux pas l’amener au vétérinaire. » Dit-il en parlant du malheureux daim qui avait connu une fin bien tragique. Non il ne pouvait pas donner ce corps qui contenait une balle. Il aurait bien trop de questions auxquelles il ne voulait pas répondre.

« Tu trouveras un jour un travail qui te correspond. » Chasseuse n’était pas un travail, cela lui donnait une pseudo autorisation, autorisation qu’elle s’octroyait, pour tuer les autres, rien de plus. Clairement, Liam ne voulait pas entrer dans ce débat, ayant bien conscience de ses limites pour le coup. Le brun trouvait qu’il avait déjà suffisamment de patience avec la jolie blonde pour le coup. La plaie fut enfin refermée et lentement, il redressa le dos. « C’est fini. » Elle était libre, enfin. Elle pouvait respirer. Il la regarda et la main tremblante, il posa l’aiguille dont la pointe était rouge, sur une serviette. Liam avait besoin de respirer et il se leva. Il ne regarda pas son « œuvre », il se trouvait vraiment dans un état second. L’homme s’éloigna, conscient que c’était lâche ce qu’il faisait, mais il ne pouvait pas s’empêcher de le faire. Il regarda son reflet dans un miroir, il avait les pupilles dilatées et le teint bien pâle, un peu comme s’il était en état de choc. « Repose-toi. » Sa voix portait suffisamment pour que même loin d’elle, Nora puisse l’entendre. Liam savait qu’elle ne pouvait pas se lever pour le rejoindre, c’était lâche de sa part, mais c’était ainsi.

Ce qu’il venait de faire lui avait demandé énormément d’énergie. L’homme regarda ses mains couvertes de sang, contemplant ce spectacle plus qu’étrange. Il avait l'impression de rêver.
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