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 letting blind anger hold you, gripped like a fever (wren) (nsfw !)

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MessageSujet: letting blind anger hold you, gripped like a fever (wren) (nsfw !)    Mar Jan 12 2016, 00:40

don't wanna fight


Presque quatre-cent années passées à fouler la Terre et peu de personnes pourraient se vanter d'avoir autant réussi à te rendre fou. A ce stade ça relève du niveau olympien, médaillée d'or, record du monde explosé. Tu étais bien parti pour prétendre que tout allait dans le meilleur des mondes pourtant : retrouver le même bureau qu'avant, le même situé en face de la Winter. Tes derniers déboires avec la hiérarchie t'ont déjà bien assez énervé pour le restant de l'année et on est seulement en janvier. Tu savais bien que ça allait pas se passer aussi bien que prévu le retour dans l'arène ; et tu pouvais t'en prendre qu'à toi-même, c'était ça le plus agaçant. Peut-être que si tu avais passé moins de temps à te préoccuper de comment emmerder Wren et son demeuré de partenaire, t'aurais passé plus de temps sur tes enquêtes. Ou au moins assez de temps pour trouver le mec avant qu'il ne se foute en l'air, ça aurait déjà été un grand pas pour la famille de la gamine violée. Foutu gamin. Tu savais que c'était lui, il te manquait juste la dernière preuve, et ce taré se pend dans sa salle de bains, laissant un grand vide et dans le dossier et dans la vie de ces victimes. Il a même confessé : à Joachim-le-faucheur, pas à Joachim-le-flic.

A ta décharge, le sort des humains en soit c'est pas ton problème. T'es déjà bien gentil de jouer les flics - et puis ça t'occupe, c'est vrai -, tu vas pas fondre en larmes à chaque drame que tu croises. Ca te vaut peut-être une réputation de blaireau cynique, mais finalement ça aussi tu t'en fous. Ces créatures qui croiseront ton chemin quelques années, encore une décennie tout au plus, elles ne forgeront pas ton avenir.
Ou peut-être qu'elles le font. Hell, tu sais plus trop. Tu vois certains de tes congénères sombrer d'un côté de la balance et tu ne saurais pas dire si c'est d'avoir trop aimé ou trop méprisé les humains.

Difficile en tout cas de feindre l'indifférence alors même que ton corps ultra tendu semble brailler au monde entier que oui, t'es énervé, et non, t'as pas envie d'en parler. T'avais qu'une hâte : que cette journée se termine pour vite t'éloigner de ce bureau. Et de Wren et de ses froncements de sourcil et autres regards amicaux. Ca t'a énervé toute la journée et au fil des heures la tension montait, mais ni elle ni toi n'avez donné aux collègues le plaisir de crever l'abcès ici-même ; ils n'attendaient que ça, ces vautours. T'es même presque resté pro, à leur grand dam. Le grand clash entre les deux anciens partenaires, c'est encore mieux qu'un combat d'enragés - surtout quand on connait les deux protagonistes -.
Ce qui t'énerve en dehors du fait d'être persuadé d'avoir agi pour le mieux, c'est l'explication (engueulade) inévitable.

Et malgré les multiples siècles à fréquenter les humains et leurs mystères, t'es pas encore certain d'avoir saisi pourquoi ce sont ceux qu'on laisse le plus s'approcher qui se révèlent les plus douloureux lorsqu'ils s'éloignent.

Planqué sous ta veste pour braver le vent hivernal, tu traverses le parking souterrain pour rejoindre ta voiture et le son d'une deuxième paire de pas vient résonner contre le béton gris.
Pensais-tu vraiment que Wren allait te laisser partir comme ça ?

Tu ralentis jusqu'à t'arrêter mais les pas continuent, jusqu'à toi. "On va vraiment faire ça maintenant ?" tu lances, clairement en train de chercher la moindre opportunité pour échapper au conflit, et tu retournes pour faire face à la blonde (plus si charmante maintenant que ses yeux lancent des éclairs).


Dernière édition par Joachim Rosae le Sam Fév 27 2016, 15:00, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: letting blind anger hold you, gripped like a fever (wren) (nsfw !)    Mar Jan 12 2016, 19:09

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Son putain de petit jeu, tu l’admettras jamais de cette façon là mais t’en as souffert. Tu croyais que, plus qu’un mentor, Joachim était devenu un ami. T’as jamais été douée pour nouer de belles relations avec tes collègues. Ils t’invitent au bar plutôt par principe et habitude que parce qu’ils t’aiment à ce point. Ils te font la conversation, s’enquièrent de ta famille, te font des blagues, mais au fond t’as jamais l’impression qu’ils sont déçus quand tu décides de rentrer chez toi, même quand la soirée est encore jeune. Mais Joachim… c’est lui qui t’as tout appris. Il a dirigé tes premières sorties dans la cour des grands, la peur au ventre et les mains un peu trop crispées sur le volant. Il t’a rassurée, calmée, protégée. Et d’un coup, parce qu’il a eu une promotion, parce qu’il a eu peur qu’on pense qu’il file doux avec toi, il t’a méprisée, t’a donné les tâches les plus ingrates, a ruiné ta relation avec ton partenaire –en bref, il a fait de ta vie un enfer. Pendant des mois, t’as quitté ta couette à contrecoeur, alors que ce boulot c’est toute ta vie.

Et maintenant, il s’imagine pouvoir bosser directement en face de toi, comme avant, comme s’il ne  t’avait rien fait ?

Tough luck, champion.

La tension entre vous deux se ressent dès qu’on franchit le seuil de la porte, même si vous ne vous êtes pas parlé depuis qu’on vous a foutus l’un en face de l’autre. Vos collègues se pressent autour de vous, s’attardent alors qu’ils ont autre chose à faire en espérant être dans le coin lorsque l’un de vous deux finira par craquer. Tu leur as pas fait cette joie, t’as plutôt déchargé ton irritation sur ceux qui appréciaient un peu trop la situation à ton goût.

Après le travail, tu le suis jusqu’au parking. Vous avez des choses à vous dire, et malgré le fait que t’aie pas du tout envie d’en discuter, vous ne pouvez décemment pas continuer comme ça. Ce n’est sain ni pour vous deux, ni pour tous ceux autour. T’as aucune mauvaise intention en le suivant comme ça, malgré que tu sois remontée comme une horloge suisse. Mais il se retourne, il ouvre la bouche et ce qui en sort est plutôt loin de te plaire. Tellement que ton poing part tout seul, sans que t’aies le temps d’y réfléchir. Tu lui fous un direct sur le nez –parce que ça fait bien plus mal que la mâchoire- et tu profites du fait qu’il soit sonné pour le plaquer sur la portière de la voiture.

Ta main t’élances –frapper ça a toujours l’air facile dans les films et à la télé mais en réalité, ça fait un mal de chien. Pourtant ça fait pas aussi mal que d’observer le fossé qui s’est creusé entre vous deux jusqu’à te paraître infranchissable. C’est pas la première fois que vous vous prenez violemment la tête mais jamais t’en serais venue aux poings, avant. « J’regrette de pas l’avoir fait plus tôt ! » tu siffles entre tes dents. Et puis tu le lâches, desserrant tes poings, dans lesquels tu tenais fermement sa veste.

T’aurais définitivement pas du faire ça.

Mais t’es loin d’être désolée.


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MessageSujet: Re: letting blind anger hold you, gripped like a fever (wren) (nsfw !)    Mer Jan 13 2016, 01:17

don't wanna fight


Evidemment qu'il fallait faire ça maintenant, ça relevait déjà du miracle que des tables n'aient pas volé au cours de la journée. Tu aurais sans doute gagné à formuler la question avec plus de diplomatie et moins d'exaspération qui s'échappe de tes lèvres, mais tu es trop énervé pour faire dans la dentelle. Le ton tranchant et tu en découperais presque l'air trop frais, les poings serrés planqués au fond de tes poches. T'es au moins satisfait d'avoir à peu su garder ton calme, même si tu te répètes qu'en réalité tu t'en fous et puis peut-être que t'auras oublié tes mésaventures dans vingt ans - toujours est-il que sur le moment, ça t'emmerde profondément. C'est un coup à te sentir humain cette connerie, ce que tu considères encore comme une mauvaise chose. Qui voudrait être de ceux qui se tapent sur la gueule pour une poignée de billets verts ?

De ceux qui se retrouvent dans un parking souterrain pour régler leurs différends..?

Mais tu n'as pas le temps de débattre plus longtemps car tu fais volte-face et Wren interrompt le cours de tes pensées sans cérémonie. Tu ne t'y attendais tellement pas que tu ne comprends pas ce qui t'arrive, au début, quand un flash blanc vient t'aveugler sorti de nul part. Ou plutôt venu du poing de ta partenaire (ex-partenaire, Joachim). Tu te demandes même si c'est pas toi qui lui a conseillé de viser le nez plutôt que la mâchoire. En tout cas elle a bien cogné et tu te laisses surprendre, juste de quoi laisser l'avantage à la flic.

Ton dos heurte la carrosserie d'un bruit sourd et ça te distrait presque de la douleur lancinante qui irradie d'entre tes deux yeux jusqu'à l'arrière de ton crâne. Tu serres les dents et te tends déjà de nouveau, prêt à recevoir un deuxième impact s'il le faut. Mais il y a ses poings qui agrippent les pans de ta veste alors que tu sens déjà le sang qui te trahit et perle. T'as beau être (presque) immortel, ton corps ne réagit finalement pas si différemment de celui des humains.
Sauf qu'on pourra te percer d'autant de balles qu'on veut, on aura pas ta peau.

Et la vipère siffle et crache son venin, de quoi te relancer droit sur les rails bien rouillés de la colère, le tétanos au bord des lèvres.
« T'en as rêvé hein ? Alors Wren, ça va mieux maintenant ? » tu balances à ton tour, l'acide rance qui te crame la gorge et tu profites de son relâchement pour riposter.

Moins frontal que lui décocher un crochet de gauche, bien plus putassier. Tu attrapes son poignet alors que son étreinte contre ta veste se desserre et tu le ramènes dans son dos - sans rien péter, t'es pas une brute, il est juste assez plié pour qu'elle sente qu'essayer de forcer pourrait devenir douloureux -, son bras plié, le bout de ses doigts presque entre ses omoplates. Tu la fais reculer contre le pylône de béton derrière et la revanche a bon goût : t'as au moins la délicatesse de pas la jeter contre le pilier comme elle t'a balancé contre une portière.

Ta main toujours autour de son poignet tu lui laisses du lest
(tu te rappelles quand vous vous entrainiez aux clefs de bras il y a quelques années Joachim ?)
de quoi lui permettre d'être juste inconfortable et pas en douleur. Grand prince. Ca t'empêche pas de faire pression pour la pousser un peu plus contre le pilier.

Et tu avances encore un peu pour sortir de ton silence pernicieux, le sang qui a arrêté sa chute libre mais qui te colle un goût métallique dégueulasse au palais. « On peut jouer à ça longtemps, jusqu'à ce que toi ou moi abandonne. J'ai l'éternité devant moi, love », et ça sonne comme une expression mais entre tes lèvres c'est la sinistre vérité. Tu balayes le parking du regard, juste histoire de vérifier que vous n'avez pas d'audience, puis tu recules assez pour rencontrer son regard et lui laisser plus d'air.  « Mais on sait bien qu'on est trop bornés pour que se taper dessus règle quoi que ce soit, non ? » et t'en faiblis presque à l'idée d'être tombé si bas alors que vous étiez au sommet.

A ton tour de la lâcher, avec précaution, tu sais pas trop si tu crains qu'elle te file entre les doigts ou qu'elle te rende la monnaie de ta pièce.
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MessageSujet: Re: letting blind anger hold you, gripped like a fever (wren) (nsfw !)    Jeu Jan 14 2016, 16:54

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T’es entraînée pour te défendre, t’as fait de la boxe, du karaté et autre sports de combat quand t’étais gamine mais t’as l’impression qu’on est jamais vraiment préparé à donner et recevoir des coups. Quand tu te frites comme ça avec quelqu’un y’a pas de règles, pas d’interdictions. Tous les coups sont permis même les plus vicieux, parce que l’important c’est de décharger ta colère sur l’individu en face de toi. T’as pas envie de le blesser sérieusement Joachim, t’es pas en colère au point de le frapper jusqu’à ce qu’il bouge plus. Mais putain, tu te sens tellement trahie et déçue qu’il t’ait traitée de cette manière, alors que vous étiez amis, alors qu’auparavant il t’a toujours protégée. Et puis tu savais bien qu’il serait pas toujours à tes côtés pour le faire, qu’un jour tu devrais te débrouiller seule, mais merde, tu croyais pas que tu devrais te débrouiller seule contre lui !

Et t’as même pas le temps de lui répondre que ouais, ouais putain ça fait du bien de le voir saigner, qu’il agrippe ton poignet pour te tordre le bras dans le dos. Tu rencontres le pilier de béton sans douceur, mais pas assez violemment pour avoir mal. Et bizarrement, ça te frustre encore plus. Tu n’as pas mal. Pour ajouter l’insulte à l’injure, tu lui fous ton poing dans la gueule, et il n’est même pas foutu de te prendre au sérieux. T’as l’impression d’avoir vécu un mensonge ; en fait il a aucune considération pour toi. Et t’as rarement besoin des autres, tes collègues de travail ne deviennent jamais réellement tes amis mais pour le coup, c’était différent.

Tu pourrais y jouer pendant des heures toi, t’en serais capable, pour exorciser la douleur de ton cœur blessé. Et tu lui accordes sûrement trop d’importance à ce connard mais t’y peux rien, il a eu foi en toi dès la première heure alors que tu sortais tout juste de ton école, toi la petite blonde d’apparence si fragile. Personne pensait que t’y arriverais vraiment, que tu serais douée sur le terrain parce que la vraie vie c’est à des milliers de kilomètres de ce qu’on apprend dans les salles de classe.

« Bah qu’est-ce que t’as, Joachim, t’as peur de me faire mal ? » Tu sais pertinemment que tu ne fais pas le poids contre ton ancien mentor. Vrai, il ne t’as pas appris tout ce que tu sais, mais il a beaucoup plus d’expérience –et tu n’imagines même pas à quel point. Tu le repousses brusquement, de toutes tes forces, malgré l’envie de lui en foutre une autre. « Qu’est-ce qui fait plus mal d’après toi : les poings dans la gueule ou les poignards dans le dos ? » Peu importe ce qu'il fait, peu importe ce qu'il te répond, t'es vulnérable. Parce que maintenant il sait que ça t'a blessée, pas seulement énervée. T'as pas bien joué sur ce coup Wren, tu lui as ouvert la porte bien grand. S'il veut entrer et foutre le bordel, il a qu'à franchir le seuil.

« T'étais tellement gonflé d'importance sur ton trône, putain. Tellement occupé à me rendre la vie misérable que t'en as foutu ton boulot en l'air. T'avais qu'à refuser la promotion si tu voulais tellement rester avec moi. » T'as un rire méprisant. Toujours en train de dénigrer ton partenaire actuel, de vous refourguer les tâches les plus chiantes, les plus merdiques, et tout ça pour quoi ? Pour te servir en exemple ? Pour punir le pauvre officier d'avoir pris sa place, alors que c'est Joachim qui t'as abandonnée et pas l'inverse ? « T'es un foutu roi de rien du tout, Joachim. Viens pas te foutre dans mes pattes, parce qu'on en est au même niveau maintenant, et crois-moi j'suis bonne élève. T'as voulu me faire chier ? Ça se joue à deux et j'ai tout le temps du monde devant moi, t'inquiète pas. »


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Dernière édition par Wren N. Winter le Ven Fév 05 2016, 04:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: letting blind anger hold you, gripped like a fever (wren) (nsfw !)    Jeu Jan 21 2016, 01:25

true friends stab you in the front


C'est sans doute dans les mauvais moments qu'on comprend pourquoi ton patronyme te va si bien, au nom de la rose et de ses malines épines, en l'honneur du sang qui finit par perler tôt ou tard. Tu es seulement de passage pourtant, généralement tu fais de ton mieux pour ne pas trop marquer les esprits, se faire remarquer c'est jamais le bon plan parmi les humains - et parfois tu égratignes quelques personnes au passage, celles qui se tenaient proches, en l'occurrence celle que tu as pris sous ton aile en oubliant que ça pouvait seulement finir mal.

Et pour une fois ta nature n'est même pas la raison de la discorde ; c'était l'environnement trop oppressant, son esprit à elle trop rebelle, son nouveau partenaire bien trop insupportable, les collègues trop aux aguets du moindre écart. On t'attendait au tournant et on t'a pas loupé, autant de précision que le poing de Wren qui a valsé contre ta peau.

Au diable le sang qui coule et les rubis qui viennent s'écraser contre le bitume dans un chplof inaudible, tant pis pour la lance de fer qui semble te perforer le crâne de part en part. C'est que ça picote, une phalange bien placée. Il en faut plus pour te faire rebrousser chemin, il en faudra des montagnes pour que t'abandonnes là ; et puis si vous êtes là à vous taper dessus comme des barbares, c'est que ça vous rend pas si indifférent, pas vrai ? Et tu t'éloignes à peine, juste assez pour rester dans l'espace vital et que ta présence soit plus dérangeante qu'elle ne l'est déjà. Quel trou du cul tu peux faire parfois.

Tu souffles du nez à sa question, presque sincèrement amusé le temps d'une seconde. Retenir tes coups c'est pas dans tes habitudes, il y a bien des artifices que tu peux utiliser pour jouer à la déloyale mais la retenue n'en fait pas partie. Elle te repousse la blonde, brusquement, et l'oxygène parait presque moins épais plus loin. T'es pris de court par les questions et par l'aveu : t'avais bien compris que l'idée était de crever l'abcès, pas que c'était discussion à coeur ouvert. « ça dépend qui enfonce la lame » que tu commentes, presque attendri par le ton trop sincère pour être calculé.
Et ça fait mal quand c'est Wren pas vrai ? Dans le dos ou dans la gorge, la gangrène qui s'est immiscée là et a tout pourri des racines jusqu'aux moindres recoins, le joli lien tissé là plus putréfié que jamais.

Mais tes remords s'envolent bien vite quand les reproches claquent de nouveau l'air pour terminer leur course dans tes dents. « c'est pas exa- c'est pas ce qu'il s'est passé, mon monde ne tourne pas encore autour de toi ne t'en déplaise. » tu rétorques, clairement piqué là où ça blesse, pas encore prêt à rendre les armes. Elle renchérit et c'est l'égo qui prend un nouvel uppercut et tu sais pas ce qu'il t'a pris de t'attacher à un caractère aussi merdique que le tien. « T'as vraiment pas le droit de me promettre l'enfer après les mois passés à te rebiffer contre tout ce que je disais putain, alors que j'avais un nombre fou de personnes qui attendaient juste le moindre signe, la moindre faveur pour me dégommer » et un rire loin d'être spontané te reste en travers de la gorge « mais non ! il fallait à tout prix que tu viennes gueuler au monde entier que t'étais pas d'accord, me faire des scandales avec l'autre blaireau » et plus tu continues plus tu bous, il aurait simplement fallu patienter, le temps que la hiérarchie et les collègues te lâchent du lest ; t'avais pas prévu ça pour l'éternité, ni même pour un an supplémentaire, mais elle pouvait pas savoir et t'avais vraiment espéré.

Mais t'aurais dû savoir qu'elle se laisse pas marcher sur les pieds comme ça, Wren, que le revers de la médaille te ricocherait tôt ou tard dans la gueule. Remonté comme jamais, tu ponctues ta dernière phrase d'un nouveau coup sec au niveau des épaules, assez pour la faire reculer de nouveau contre le pilier. Tu t'arrêtes pas là cette fois, c'est ton poing gauche qui vient swinguer à son tour contre sa mâchoire, ta propre douleur oubliée, rendre les coups c'est le meilleur des remèdes.
Ou le pire des maux, tu sais plus trop.

« tu veux jouer ? on va jouer alors » tu pestes encore, les yeux sombres et le nez qui saigne de nouveau à force de vociférer, bras écartés dans un ultime signe de provocation car c'est plus simple de laisser la colère te ravager plutôt que demander pardon.
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MessageSujet: Re: letting blind anger hold you, gripped like a fever (wren) (nsfw !)    Lun Fév 22 2016, 00:34

oh, up in smoke we go


Tu sais que de lui foutre des claques c’est probablement pas une bonne idée. Il a bien plus d’expérience que toi Joachim mais t’y peux rien, t’es remontée à bloc et le seul moyen d’évacuer toute la rage qui t’habite c’est de la déverser sur lui. Et si ce sont tes poings qui font la moitié de la conversation, les mots en composent l’autre 50%. Tu sais t’exprimer Wren, tu sais même très bien le faire. Mais Joachim et toi vous avez la tête dure, et le bouclier levé. Pas question de laisser l’autre s’immiscer dans les failles, même si c’est déjà fait. Suffit de rejeter la faute sur le coéquipier devenu adversaire, Wren, c’est aussi simple que ça. Et c’est toi qui lâche un rire moqueur quand il décrète que sa vie ne tourne pas encore autour de toi. Parce que tu le sais tout ça mais t’as eu l’impression qu’il te le faisait payer. Que chaque fois que t’avais un moment d’entente cordiale, de fierté avec ton nouveau partenaire, il veillait à rendre le moment amer. Ça t’a perturbée, perdre Joachim. Il était à tes côtés, toujours, vous passiez vos journées ensemble dans la voiture, dehors. Vous avez annoncé de mauvaises nouvelles ensemble, mais des bonnes aussi. Et t’as du réapprendre à travailler à deux, dans une nouvelle dynamique qui ne te convenait pas toujours.

Est-ce qu’il le comprend, ça ?

T’es pas très sentimentale mais ça t’a fait mal d’être laissée derrière. Alors, qu’il te persécute, en plus ? Tu l’as pas accepté, tu vois pas pourquoi t’aurais du te faire rabaisser comme ça sans rien dire. « Tu te fous de ma gueule ?! Tu nous colles à la circulation et à la paperasse pendant des mois, à faire tous les boulots de sous-merde et tu te plains que je me rebiffe ? Mais t’es con comme un balai, putain ! » Et même, tu te dis que c’est insultant pour le pauvre balai que tu compares à Joachim. « C’était de l’acharnement. Et contrairement à ce que tu penses, mon nouveau partenaire est doué dans son boulot. Et c’est sûrement pas en lui collant les tâches de merde que t’allais pouvoir t’en rendre compte. »

Mais il a pas fini Joachim, tu l’as invité à danser et il a pris ta main sans hésiter. Tu percutes une fois de plus le pilier, juste avant que son poing ne s’écrase sur ta mâchoire. Et tu l’attendais pas celui-là Wren, tu perds l’équilibre et tu manques de t’étaler au sol comme une merde. C’est pourtant pas comme ça qu’il t’a formée, Joachim. Il t’a appris à être tout le temps sur tes gardes et t’as fait l’erreur d’oublier un instant à qui t’avais affaire. Tu croyais qu’il allait te faire des cadeaux, après que tu lui aies donné le feu vert pour te dégommer ? T’es pas si naïve Winter, mais peut-être que t’attendais d’avoir une réelle bonne raison pour lui sauter dessus avant de déclarer la guerre. Ça fait un putain de mal de chien, et quand tu te redresses, tu le regardes comme si t’allais lui arracher la tête avec les dents. Parce que c’est ce dont t’as envie. Tu voudrais le frapper encore, des pieds et des poings, jusqu’à ce que le sang tache sa jolie chemise. Mais tu respires, tu harnaches la colère qui t’aveugles presque, la douleur qui te vrille la mâchoire. Tu t’approches d’un pas lent, jusqu’à ce que vos visages soient près l’un de l’autre. « On va jouer, Jo’. J’espère que t’es prêt à perdre la partie. » Et, dans un sourire factice, tu lui envoies ton poing dans l’estomac.

Il t'a appris à jouer et à tricher, à ne pas respecter les règles et à tourner toutes les situations à ton avantage. T'as bien écouté Wren, t'as assimilé toute l'information, et maintenant tu l'appliques, même si c'est contre lui. T'as réussi ton coup, le voir plié en deux sous la violence du choc te fait sourire. « Je t'ai dit, je suis bonne élève. Et on pourra pas te reprocher d'être un mauvais prof. » Si le premier coup avait été complètement par surprise, pour le second t'as misé sur un temps mort. Tu t'attends pas à avoir d'autres occasions comme celles-là -Joachim est loin d'être stupide. Mais ça fait du bien, putain, d'expier la douleur par la douleur. Alors tu souris, mauvaise, et tu t'éloignes juste assez pour être hors de portée.



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MessageSujet: Re: letting blind anger hold you, gripped like a fever (wren) (nsfw !)    Mar Fév 23 2016, 01:00

true friends stab you in the front


T'essayes vraiment de replacer les choses dans leur contexte, Joachim. Créature surnaturelle qui décompte quatre-cent années d'existence, quatre siècles à fouler la Terre et côtoyer les humains et pourtant tu es là, dans ce parking, à rendre les coups au fur et à mesure qu'on te les donne. Tu as toujours eu tendance à te prétendre au dessus de ça, intouchable, les humains ne sont que des éphémères rencontrés au cours de ton existence, ils ont laissé ici et là des empreintes plus ou moins marquées mais ils restent des humains. Avec leurs lots de caractères, motivations, raisons et convictions différentes, aucun identique à son voisin quand bien même leur espèce se plait à répéter cycliquement les mêmes erreurs. Tu te plais à te croire imperméable à ces conneries, les dramas qui roulent sur la capuche noire que l'imaginaire collectif te prête : pas de temps pour tout ça, j'ai des âmes à récolter moi ma bonne dame.

Alors qu'est ce que tu fous encore ici, dans ce parking, dans ce commissariat et dans cette ville même ? C'est beau de te prétendre insensible, c'est naïf de continuer à te dire que tu restes uniquement car tu aimes bien le décor. La réalité (mais elle est dure à entendre) c'est que tu t'es pris au jeu, finalement, que pendant quelques mois c'était amusant de jouer les humains. Tu te retiens de lever les yeux au ciel quand elle te traite de balai - les humains et leurs expressions t'épateront toujours - mais tu souffles spontanément du nez quand elle défend becs et ongles le peigne-cul qui lui sert de partenaire. « et puis merde c'était pas contre toi, j'étais obligé de la jouer comme ça » et c'est sincère, vraiment, d'un côté t'avais la pression autour de toi - car ils étaient tous persuadés que tu la jouerais soft avec Wren, et à vrai dire t'aurais agi normalement s'ils l'avaient pas mise avec justement ce partenaire - et de l'autre ce besoin viscéral de pourrir la vie du flic. mais c'était pas un jeu Joachim. « faut croire que j'ai encore été trop gentil puisque le parfait partenaire a pas compris le message » tu ironises mais bientôt ton poing te fait mentir, et puis tu t'en fous de sonner comme un abruti rongé de jalousie ; c'est pas ça, c'est une histoire pas résolue qui le sera sûrement jamais.

Et le message passe à travers les poings, des mots doux plein de phalanges, une tension qui finit enfin par éclater au-delà des altercations largement moins musclées que celle-ci. Tu sais pas encore ce que ça vaut apporter hormis son lot d'ecchymoses, y'a plus rien à sauver. Les reproches ponctués par des droites bien placées, vous avez déterré la hache de guerre pour vous la foutre dans la gueule. Elle se redresse Wren, t'es prêt à parier que comme toi c'est autant son égo que son corps qui la fait souffrir, et y'a encore un brin de civilité dans les échanges : le but (a priori) est plutôt de savoir lequel s'avouera vaincu en premier, pas s'entretuer. Même si t'as un doute vu le regard plein d'éclairs qu'elle te décoche alors que t'entends presque sa mâchoire craquer pour se remettre en place.

T'es pas prêt pour la valse qu'elle t'offre là quand elle s'approche, trop proche pour que tu sois absolument tiré d'affaire et c'est pas ton (relativement léger) avantage de taille qui te permet de te sentir plus assuré. Quand elle distribue des droites tu peux t'en sortir, quand elle joue plus finement ? Pas sûr. Car le temps d'une seconde tu te paumes un peu dans le bleu tsunami, flot d'émotions contradictoires qui te submerge et te laisse là balloté.
Qu'est ce qui te retient de la prendre là contre un pilier bétonné, contre le capot d'une bagnole ? Juste histoire d'évacuer toute cette colère, à en faire sonner les alarmes et à même plus savoir ce que tu fou-

Mais Wren coupe bien vite court à tes pensées déplacées (sérieusement Jo ?), profitant du canyon dans ta défense. Et elle te défonce le bide, sans que t'aies le temps de contrer ou contracter quoi que ce soit. tu lâches un « putain » sourd, piqué au vif, le goût du fer sur la langue. ça te coupe le souffle au sens littéral, t'es clairement pas en train de t'émerveiller sur les prouesses de ta partenaire (ex partenaire Jo). Ca fait un mal de chien, ça réveille la douleur lancinante qui te perforait le crâne trois minutes auparavant, t'as la sensation d'avoir du sang plein les dents sans savoir si tu déconnes ou si c'est réel. T'as pas peur de jouer, t'as pas peur des coups bas - accessoirement, tu pourrais très bien te téléporter ailleurs, mais ça reste compliqué à expliquer par la suite -.
Touché, fallait pas lui apprendre à s'asseoir sur les règles du jeu, peut-être que les lois sont pas toutes faites pour être brisées. Et sa remarque te fait rire, tu ravales ton sang et ton amusement et ta dignité plutôt que les cracher au sol. « tu me baiseras pas sur ce que je t'ai appris Wren » tu commentes avec une arrogance qui pourrait sembler indécente alors que t'es plié là le regard rivé vers le sol, et son sinistre sourire fait écho au tien pas moins déplaisant. Tu te redresses et on t'y reprendra pas, tu te tiens sur tes gardes cette fois, même si la blonde est trop éloignée pour repasser de suite à l'attaque. Rapide coup d'oeil alentour pour vérifier que rien ne pourrait servir, à elle comme à toi.

« ça mène à rien » que tu grognes presque plus pour toi que pour elle, ça mène à rien, t'essuies ta lèvre d'un revers de main. Tu te déplaces mais sans t'approcher, boxeur de bas étage sur un ring improvisé. Tu passes ta main dans tes cheveux et bientôt la colère reprend le pas sur la douleur, tes doigts repliés pour former une boule trop serrée. Ton poing en suspend dans les airs et seulement ton index tendu (à défaut du majeur) comme pour taillader tes propos : « Sois pas aveugle comme ça, sérieusement. Juste.. regarde ce qui t'entoure et te voile pas la face comme ça », comme pour ton partenaire et ses secrets bien gardés par exemple ; dernier conseil que tu débites sans t'arrêter de marcher, une distance de sécurité conservée - avec l'écart là, t'es pas encore assez fou pour te ruer sans réfléchir, ça lui laisserait le temps de trouver mille parades différentes. Tu grappilles quelques secondes alors que tout ton corps demande seulement à relancer les hostilités.
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MessageSujet: Re: letting blind anger hold you, gripped like a fever (wren) (nsfw !)    Mar Fév 23 2016, 04:33

why don't you hit me with your best shot


C’est une jolie danse que vous faites là, Wren. Une chorégraphie par vous deux, pour vous deux. Improvisée, le jeu de pieds un peu incertain, les coups qui volent par intermittence. Vous jouez pour blesser. Pour donner un peu plus d’impact aux mots. Pour que la douleur transmise par les poings reste marquée un peu plus longtemps dans les esprits. Et ça fonctionne. Il t’accuse de lui planter la lame dans le dos alors que t’as fait que chercher à rétablir l’équité, toi. Te rebiffer, être chiante ? Tu sais que t’es un bon agent, que t’es aussi douée sur le terrain que dans les bureaux. T’es prompte à réagir en cas d’urgence, et malgré que tu sois pas une experte en relations interpersonnelles, t’es drôlement humaine lorsqu’il s’agit d’annoncer une mauvaise nouvelle, ou de venir en aide à quelqu’un.

Et lui te retire tout ça pour une histoire de favoritisme. Sans explications de sa part. Il aurait pu t’expliquer ça autour d’une bière, avec un putain de donut de merde, mais non, il a préféré te garder dans l’ombre et te rabaisser au lieu de te mettre au courant. Et puis il a ton nouveau partenaire dans le collimateur, tu sais pas pourquoi mais t’en fais les frais, encore plus que si y’avait que toi dans l’équation. « Gaspille pas ta salive. » T’as pas besoin qu’il essaie de te convaincre que t’es en train de réagir trop fortement. S’il le pensait vraiment, il ferait pas en train de te rendre les coups comme si vous étiez sur un pied d’égalité. Il aurait soupiré et t’aurais expliqué. Quoique, avec Joachim on sait jamais, vous êtes tellement sanguins l’un comme l’autre que dans tous les cas ça aurait probablement très mal fini.

Et puis t’es pas peu fière de l’avoir pris par surprise comme ça. T’as profité d’un instant de flottement, de son regard plongé dans le tien, indéchiffrable. Il a toujours eu cette capacité à se camoufler alors que toi t’es un livre ouvert. Ton agacement se lit sur ton visage, et quand bien même tu réussis à garder une expression presque neutre la plupart du temps, ceux qui te connaissent bien ne s’y méprennent pas une seule seconde. Et le problème, c’est que Joachim te connaît bien. Trop bien. « T’es certain, Rosae ? Parce que d’où je me tiens j’ai pas la même impression. Tu veux écarter les cuisses, peut-être, ça nous évitera de perdre du temps » tu railles. Peut-être qu'il t'as pas tout montré mais tu l'as pas attendu pour apprendre, et il te ferait plaisir de lui prouver que t'as plus besoin de lui.  

Sur tes gardes, tu le surveilles. Prête à déguerpir, à esquiver ou à foncer, tu sais pas très bien ce que tu vas faire après. T’es dans le moment présent, dans l’instant là, tout de suite, maintenant. Tu sais pas si vous allez encore vous foutre sur la tronche. Tu te vois pas tourner les talons et rentrer simplement chez toi. Y’a encore des choses à se dire, des excuses à exiger, parce que clairement t’es pas là pour lui donner ta dernière recette de confitures. « Aveugle ? » Tu suis son déplacement des yeux, sans arrêter de calculer. Tu veux rester à distance raisonnable, parce que si tu diriges une partie de son attention sur ce qu’il te baragouine, tu risques d’être déconcentrée. « De quoi tu parles ? J’t’ai frappé trop fort sur la tête, tu comprends plus rien ? » Tu lui as juste fracassé le nez, rien pour causer une commotion cérébrale, et pourtant ce qu’il te dit semble absolument hors contexte. « Change pas de sujet, Joachim. » T’hoches la tête de gauche à droite, un rire sans joie franchissant tes lèvres. T’es enflée. T’as la lèvre fendue, tu saignes. Ça s’est probablement produit quand il t’a envoyé son poing sur la gueule. Tu vas enfler comme une baudruche, putain ça va être beau lundi au bureau…

« Tu te crois tellement au-dessus de tout, c’est affligeant. T’as raison ça mène à rien, j’vois même pas pourquoi je perds mon temps avec toi. T’es un connard, j’sais pas pourquoi je cherche plus loin. » Et tu t’es révélée un peu trop, tu lui as laissé entendre que t’avais été blessée ailleurs que dans ton ego et c’est pas une erreur qu’il faudrait reproduire. Parce que si tu décides de jouer à la déloyale, il va te reprendre au tournant. « Tiens-toi loin de moi et viens pas te foutre dans mes pattes. Ça vaut aussi pour mon partenaire. J’ai autre chose à faire que de gérer ton complexe d’infériorité. » Et puis, dans un geste méprisant, tu craches à ses pieds, avant de passer le dos de ta main sur ta lèvre douloureuse.

T’es toujours pas certaine que tu lui foutras pas une dernière droite pour la route.



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MessageSujet: Re: letting blind anger hold you, gripped like a fever (wren) (nsfw !)    Jeu Fév 25 2016, 01:54

true friends stab you in the front


Et le temps des justifications plus ou moins hasardeuses est révolu, si tu voulais vraiment désamorcer la situation tu l'aurais fait des mois plus tôt. Fallait pas attendre que le poison s'insinue, fallait agir avant que vous soyez trop acides pour vous adresser la parole sans vous cracher vos rancoeurs. A ce sujet t'es prêt à accepter le blâme ; pour le reste, pas encore. Tu préfères te persuader que t'avais pas d'autre choix, que ta seule option était de creuser un ravin et fracasser là tous les moments passés, toutes les pensées, tout balancé d'un coup de pied traitre. Elles sont multiples, tes raisons : t'avais les supérieurs qui t'attendaient au tournant, les collègues qui se voyaient déjà colporter les ragots, le con de partenaire et ses cons de secrets et son con de sourire. Y'en a plein, parfois tu dis que c'était le mieux pour elle alors que c'était seulement le mieux pour toi, parce que t'étais trop attaché à la Winter pour la gérer en toute objectivité, pour une foule d'excuses plus improbables les unes que les autres.
La vérité c'est que tu as creusé toi-même la tombe où gisent là les restes d'une complicité et d'un respect mutuel piétiné, et c'est quand même le comble pour un type qui récolte les âmes en guise de raison d'exister. Wren elle a tous les droits de t'envoyer chier, mais ça te plaît pas de le reconnaître, ça te plaît pas comme façon de faire, et puis au passage t'es un sacré con quand tu veux ; t'as mal partout, aussi mort que vivant, plus bas que terre et au dessus de tout. Gaspille pas ta salive, évidemment, elles ont un sale goût tes paroles - ou alors c'est le saveur du sang qui t'influence -.

Et bien sûr Wren s'engouffre dans la faille qu'elle a savamment créé, ton talon d'Achille est pathétique ; un corps trop proche, de jolis yeux et du sarcasme, et voilà que tu baisses ta garde, trop occupé à scruter quelque chose, n'importe quoi, déstabilisé d'un coup d'un seul
(depuis quand les poings dans la gueule ça te fait bander Jo ?)
à la recherche d'un quelconque signe. Tu sais pas vraiment ce que tu pensais trouver là, hormis les relents de rage, la jolie blonde consumée par un incendie que t'a connement allumé, elle pourrait te carboniser sur place qu'elle l'aurait déjà fait.

Tu arrives encore à jouer aux cons alors qu'elle a pris l'avantage, balle au centre. Y'a encore une vague glacée qui les irradie justement tes cuisses quand elle te tacle, fallait pas te lancer sur le sujet si tu peux pas le supporter. « J'vais pas te faire ce plaisir, désolé » tu insistes sournoisement, parce que c'est plus simple de s'excuser pour des conneries plutôt que pour ce qui importe vraiment. Alors tu commences à tourner et entre autres à sortir les premières choses qui te traversent l'esprit, si t'as un plan en tête tu le montres pas et pour cause : t'as pas la moindre idée d'où tu vas avec ça. Tu sais même pas ce que tu attendais : peut-être que Wren allait soudainement réaliser que le monde qui l'entoure n'est pas celui qu'elle croit, qu'elle côtoie quotidiennement vampires, démons, fées et autres bizarreries ? Putain ce que ton nez peut te faire mal, tu te demandes s'il est pas carrément pété. « t'inquiètes pas pour moi love, j'ai encore toute ma tête » tu chantonnes presque, poussant encore un pas plus loin la limite de la provocation, tu secoues la tête quand elle voit pas que le rapport il se trouve là devant ses yeux.

Mais tu perds de ton assurance quand elle martèle ses vérités, tant que vous vous tapez dessus ça veut dire que t'as encore de l'importance ; quand elle abdique et reconnait que t'es juste pourri, là tu vacilles. Ca peut pas se terminer là sur une insulte à sens unique, sur un abandon et un trait tiré. Elle a aucune raison de chercher plus loin, Wren, elle pourrait bien te laisser là comme un con le nez en sang et le regard fou. Tu la lâches pas une seconde, les yeux verrouillés dans les siens car si tu décroches tu la perds. Tu vrilles quand elle te crache son mépris au nez, son dégoût qui frappe le sol dans un bruit qui te semble résonner de toutes parts. « Ca va être compliqué quand nos bureaux sont littéralement face à face » tu signales un peu trop vite, t'as l'impression de trahir ce besoin de pas terminer cet échange maintenant.
Faut pas qu'elle te file entre les doigts, l'anguille.
Tu contournes le cadeau déposé sur le bitume et tu avances toujours en cercle. Tes poings toujours levés mais desserrés, comme pour montrer que tu vas pas l'attaquer comme ça à froid. Tu termines de dessiner ton arc quand la carlingue d'une voiture se dessine dans son dos et tu commences à t'approcher, cette fois prêt à parer le moindre coup. « Et qu'est ce que tu peux y faire ? » tu demandes en détachant chaque syllabe, d'une lenteur assassine, la rage incendiaire qui semble avoir laissé place à la froideur perçante. Volontairement ou pas elle te mime en miroir, un pas en arrière quand t'en fais un en avant ; jusqu'à ce que son corps entre en contact avec le châssis de la Fiesta des forces de police garée là. Les mains toujours en évidence, t'avances encore, jusqu'à envahir son espace vital - ignorant sciemment que tu t'es pris une bonne dérouillée pas cinq minutes plus tôt, de la même façon ; là c'est toi qui initie, t'es pas pris de court -. « Encore me frapper peut-être ? » tu tentes sans avoir la moindre foutue idée de ce qui a bien pu te passer par le crâne. Tu pourras plaider la commotion cérébrale, au pire des cas.
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MessageSujet: Re: letting blind anger hold you, gripped like a fever (wren) (nsfw !)    Jeu Fév 25 2016, 18:15

The trouble in you is the trouble in me


Décidément, c’est chacun son tour. Parce que tu te concentres sur ce qu’il te dit Wren, tu suis le mouvement de ses pas sans se soucier de ton environnement immédiat. Quand t’es en service, quand c’est des inconnus tu te fais pas avoir si facilement. Là il t’a eue comme une bleue, tu lâches presque un juron mais tu te retiens, faudrait pas qu’il se rende compte qu’il a repris l’avantage. Ton dos accote doucement sur la voiture derrière toi, et Joachim se rapproche, bien plus qu’il ne l’a jamais fait. Tu te sens prisonnière, envahie –vulnérable. Pas en danger, parce que malgré les coups que vous venez d’échanger, le blâme et les insultes, tu pourrais jamais véritablement le blesser et lui non plus. Et oui, en ce moment t’as envie de l’écharper mais c’est pas la première fois, ni la dernière –c’est juste un peu plus violent que les autres fois, parce que ce coup-ci ce sont les sentiments qui s’en mêlent, Wren.

Cette proximité te laisse pas indifférente, faudrait pas mentir et surtout pas à soi-même. De toutes tes collègues féminines tu dois être la seule qui n’a jamais eu d’aventure avec un homologue masculin et c’est pas par manque de prétendants. On t’en a fait des propositions mais quelque part y’en a aucun qui te faisait vraiment envie, pas parce qu’ils sont pas intéressants mais plutôt parce qu’il y en a un qui l’est plus que les autres. Et c’est pathétique ce cliché de la protégée qui en pince pour son supérieur, c’est ridicule et pourtant-

Pourtant t’es là devant lui et ça te prend toute ta volonté pour t’appuyer nonchalamment sur la portière de la voiture pendant qu’il continue de s’approcher. Et t’es toujours en colère, t’es toujours furax mais c’est pas juste contre lui à présent, c’est aussi contre toi-même. Bouillante de rage, t’attends qu’il ait terminé son avancée pour répliquer. Tu puises dans ta colère pour pas te laisser déconcentrer. D’un léger élan, tu te décolles de la voiture pour approcher ton visage de celui de Jo. Et puis ton regard passe de ses yeux aux traces carmin qui lui barrent le visage, tandis qu’un sourire moqueur étire tes lèvres et fait briller tes yeux d’un éclat tranchant. « Si y’a que ça pour te faire plaisir, j’vais me dévouer. Connard. » Et tu le repousses du plat de la main, d’un coup sec pour le prendre par surprise, pour le forcer à reculer. T’enfouis la main dans la poche de ta veste, et tu lui plaques un paquet de mouchoirs de poche sur la poitrine. « Tu pisses le sang » tu siffles, avant de te réappuyer sur la bagnole derrière toi. T’es clairement pas calmée, au contraire, mais si y’a quelqu’un qui sort ça va être difficile de cacher que tu lui as éclaté le nez, surtout si le sang continue à dégoutter par terre comme ça.

« Tu ferais mieux d’arrêter de me sous-estimer, Jo. Ça te réussit pas. » Il y a encore un orage dans tes yeux, une tempête au creux de ton ventre et tu respires pour tenter de l’apaiser. L’envie de lui entourer la gorge de tes mains et de serrer n’est pas passée mais tu sais pertinemment que de toute façon tu ne le ferais jamais, et puis tu serais la première suspecte dans l’affaire, c’est pas très logique tout ça. De toute façon tu préfères lui pourrir la vie comme il a pourri la tienne, c’est une vengeance bien plus juste et plus satisfaisante.

Mais il t’observe encore de c’foutu regard narquois, et putain t’as envie de lui faire ravaler son sourire, t’as envie de lui sauter a la gorge, de lui faire payer –lui faire payer au centuple de t’avoir trahie comme ça-. Et sans réfléchir t’engloutis la distance entre vous de quelques pas, t’empoignes sa chemise tachée de jolies gouttelettes écarlates. Et c’est pas ton poing qui vole, parce que tu le repousses de tes deux mains, tu l’obliges à reculer jusque dans un endroit moins à la vue.  Jusqu’à ce que son dos percute un pilier, que tes mains volent jusqu’au col de sa chemise et que tu tires dessus pour l’attirer à toi, ta bouche qui réquisitionne la sienne sans douceur –alors que, tes doigts emprisonnant sa nuque, tu presses ton corps contre le sien.


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MessageSujet: Re: letting blind anger hold you, gripped like a fever (wren) (nsfw !)    Ven Fév 26 2016, 01:52

These lies don't work and these ties are getting old


Jeu de dupes auquel tu te prêtes là, tout est bon à prendre pour la garder dans ce parking qui fait office de confessionnal à vos reproches, l'acidité mêlée à l'amertume pour un cocktail douloureux et explosif, plutôt Molokov que Mojito pour ainsi dire. On pourrait presque voir les étincelles dans les regards durs, discerner chacun des muscles de ces corps qui s'échauffent et se mettent à rude épreuve à la force des coups bas, des coups durs, des coups de poing. Et tu sais pas si le temps saura faire ses preuves pour calmer les esprits, et ça te semble absolument inconcevable de quitter un jour l'Ecosse - car tu partiras, sooner or later, la faute à tes traits qui restent les mêmes lorsqu'ils ne sont pas déformés par l'acharnement des collègues les plus consciencieuses - sur ce souvenir douloureux. T'as déjà fait l'expérience de te souvenir trop tard de l'espérance de vie limitée des humains, et il faut bien quelques décennies pour que t'acceptes de reconnaître tes torts et tenter de présenter des excuses ! Et aussi stupide que ça puisse paraître, ça peut pas faire de mal de déverser un peu de la colère, d'extérioriser quelques démons.

Quoique là tu sais pas vraiment quels démons t'essaye d'extirper de là, quand tes poings demandent à signer le traité de paix alors que tes yeux crient frappe moi encore, on n'a pas terminé. Elle quitte le support de la carlingue pour se redresser, car elle courbe pas l'échine Wren, quels que soient les efforts que tu peux y mettre. Et tu souris encore brièvement à son insulte, en écho à tes mots doux (pas vraiment, vu la manière dont tu les craches), parce que la flic manie aussi bien les réponses que les coups cinglants. « Tellement généreux de ta part », tu railles encore car c'est simple de se planquer derrière des murs bâtis à coups de sarcasme, ça requiert moyennement de trop se mouiller. Mimétisme de nouveau alors que son regard parcourt ton visage, tu te retiens pas de faire de même et observer à ton tour les marques infligées, c'est sûr qu'elle va avoir le sourire de Natalie Dormer avec cette lèvre enflée. Et elle te repousse encore, car il semblerait bien que quand tu t'approches son réflexe soit de s'éloigner - ce qui reste plus classe que le tien qui est d'à moitié perdre tes moyens, tout de même -, avant de te coller un paquet de mouchoirs contre le torse. Tu baisses les yeux vers sa main, sourcil arqué, tu t'attendais pas à ça. A t'en prendre une, oui. A recevoir ce qui pourrait s'apparenter à une proposition de trêve, beaucoup moins. T'attrapes le paquet transparent du coup, et t'extirpes un des papiers de tissu blanc pour le porter à ton nez. Et rapidement le manteau neige se tache de perles rouges, ça explique sans doute cette saveur ferreuse dans ta gorge, tu t'étais pas rendu compte de l'ampleur des dégâts. « la faute à qui? » tu trouves encore le moyen de lui rappeler qu'elle t'en a effectivement mis une (ou deux, ou plus) largement bien placée. même pas mal et même pas peur. T'appuies le mouchoir contre ton nez douloureux qui te remercie en te plantant une nouvelle lame entre les deux yeux, presque à t'en faire voir des étoiles. Au moins le saignement s'est arrêté, à défaut d'avoir enlevé toutes les traces sur ton visage.

T'hausses les épaules en roulant en boule le mouchoir peint rouge-passion rouge-colère, le ranges dans ta poche arrière avant de concéder un « Je t'ai jamais sous-estimée, pas une fois. Et je serais plutôt mal placé pour le faire maintenant », sans trop d'hésitation. C'est sans doute une des choses les plus honnêtes que t'aies dit aujourd'hui, pas d'entourloupe, pas même de provocation dans ta voix - au contraire, une oreille attentive pourrait y déceler une pointe d'humilité, avant que tu le ne foudroies du regard - malgré un rictus qui contraste follement avec tes paroles.

Et tu dérives des yeux ouragan qui semblent vouloir te crever au creux des remous, vague à l'âme ou vague à lame acérée. Tu détailles tout ce que tu peux, parfaitement lucide quant à la fausse distance qui s'est créée quand elle t'a fait reculer, sur tes gardes pour pas te faire avoir de nouveau.

Mais elle arrive encore à te surprendre Wren, quand la distance s'efface en un passement de jambes, quand tu te laisses guider plus loin grisé par l'anticipation - soit elle t'isole pour te planter soit l'hypothèse est plus plaisante, et de toute façon c'est pas avec un triste semi-automatique qu'elle va se débarrasser de toi -. T'as pas le temps de grogner quand tu percutes un pylône car ses lèvres sont sur les tiennes et il ne se passe pas une seconde avant que tu répondes à l'étreinte, tant pis (tant mieux) si le mélange de vos salives relève plus de l'assaut que de la tendre découverte. Tes doigts viennent s'enrouler dans ses cheveux, juste à la base de sa nuque, d'une prise assez serrée pour qu'elle sente que t'es là mais pas assez pour que ce soit douloureux. Ta main gauche quant à elle est déjà perdue dans le bas de son dos, envahissant, pour mieux entrechoquer vos bassins et emmêler vos souffles, parce que t'es juste désespéré de la sensation de son corps contre le tien. Tu te libères de ses lèvres - elle mord - pour tracer les contours de sa mâchoire, tes dents qui frôlent la peau fragilisée par ton précédent coup, et tu murmures un « y'a ça aussi pour me faire plaisir » en écho à sa précédente proposition de te cogner jusqu'à ce que tu comprennes le message. Tu continues sur ta lancée et t'arrêtes là où la peau du cou et de l'épaule se rejoignent, là où tu poses tes lèvres et tes marques, possessivement, à cet endroit où la trace rouge que tu laisses ne pourra clairement pas passer pour une allergie ou une piqûre. Satisfait tu reviens croiser le fer, croiser vos regards, marron dans bleu, la pupille trop sombre qui te trahit. « montre moi à quel point tu m'en veux? » sans gêne, presque sans reproche, laissant couler la rivière blonde entre tes doigts.
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MessageSujet: Re: letting blind anger hold you, gripped like a fever (wren) (nsfw !)    Ven Fév 26 2016, 15:31

I know it's trouble, I love it;
if you give it, I take it


Lorsque vous bossiez ensemble, les échanges de mots doux, c’était votre quotidien. Et ça passait de grand-père, à gamine, à connard, par tous les noms d’oiseaux imaginables. C’était pas toujours gentil, c’était pas toujours dit à la blague parce qu’avec vos deux caractères de merde, y’avait des jours où la tension était palpable. Mais vous étiez jamais vraiment en colère l’un contre l’autre, vous avez appris à en prendre et à en laisser et au fil du temps une sorte de routine confortable s’est installée. C’est pas le cas maintenant. Les mots durs sont réels, aussi réels que les coups que vous vous fichez à la figure pour expier la rancune qui se tapit là sous les faux-semblants. Vous avez retenu les coups et les cris pour plus tard, à l’abri des yeux indiscrets et sans nul doute auraient-ils aimé voir l’équipe parfaite se briser en mille morceaux, se retourner l’un contre l’autre. « Pas la mienne Joachim, si t’avais été alerte t’aurais eu le temps de l’éviter. » De bloquer, d’éviter, peu importe. S’il avait pas été si lent, t’aurais jamais réussi à le frapper en plein milieu du visage, pas plus qu'à l'estomac. Et t’as un sourire fier, presque suffisant. Sorry not sorry, c’est qu’un juste retour d’ascenseur.

C’est toi qui as instigué la danse, pourtant t’as la nette impression que c’est Joachim qui mène, à présent. Il change les pas, change le rythme, et tu as du mal à suivre, surtout parce que tu refuses, toi, de prendre sa main et de te laisser guider. Plutôt crever que de rendre les armes, tu préfères mourir debout que vivre à genoux. Ou du moins c’est ce que tu aimerais bien croire, parce que la situation commence à t’échapper lorsque tes doigts se referment sur le tissu de sa chemise et que tu l’entraînes à l’abri des regards. Y’a cette envie de l’écharper, de l’étriper et d’utiliser ses intestins en guise de décorations, mais y’a aussi celle –beaucoup plus sourde, au creux de ton ventre- de le désaper sur place et de baiser là comme une sauvage.

Et c’est l’envie de lui qui l’emporte Wren, le désir brûlant plus fort que la colère, tu perds le Nord lorsque tes lèvres trouvent les siennes, lorsque tes dents s’en mêlent pour lui signifier que tu l’as tout de même pas pardonné. Et chaque geste qu’il pose te fait un peu plus perdre la tête, de ses doigts fermement accrochés à tes cheveux jusqu’au murmure qui parvient à tes oreilles, de sa voix basse et feutrée. Il en avait envie aussi Wren, tu sais. Tu penses pas que ce soit une bonne chose mais sur le moment c’est le cadet de tes soucis –alors que tes mains se perdent, qu’elles s’emmêlent dans les crans de sa ceinture pour l’attirer encore plus près. Et ça te fait sourire lorsqu’il te demande te lui montrer toute l’étendue de ta rancune. Parce que t’as prévu de lui en faire voir de toutes les couleurs à Joachim, et s’il pense que c’est ici et maintenant que ça se termine il est pas prêt pour ce qu’il y a à venir. Tu lui offres un baiser presque doux, presque tendre qui laisse le goût métallique du sang sur ta langue. « C’est prévu » tu murmures tout contre sa bouche, plantant dans ses iris un regard rempli de promesses. T’inquiète pas, Jo.

T’as mieux à faire que de planifier ta revanche sur le moment, de toute façon la proximité de Joachim te fait perdre la tête et tu crois pas être en mesure de réfléchir correctement s’il est là contre toi. C'est bien pour cette raison qu'il faudrait peut-être t'éloigner Wren, ça fait que jeter de l'huile sur le feu et compliquer les choses. C'était déjà assez difficile à gérer comme ça, avec les sentiments contradictoires qui allaient avec –et maintenant tu te fais avoir comme une débutante, encore. Et t'es pas certaine de pouvoir tourner la chose à ton avantage, y'a rien qui te dit que t'es pas le crétin de papillon qui s'est approché trop près de la lumière dans c't'histoire. Trop près, cerveau déconnecté, ton corps lui n'a vraisemblablement pas ces préoccupations, car au lieu de t'éloigner tu défais plutôt la boucle de sa ceinture de tes doigts fébriles.

Et puis ça pouvait clairement pas bien finir ce truc, au lieu de démêler tout ce schmiblik tu t'y es enfoncée encore plus, mais tu t'en fous Wren, tu te dis que c'est que physique, tu te le répètes autant de fois qu'il le faudra pour arriver à y croire et tu t'en convaincs presque lorsque ses mains passent sous tes cuisses pour te soulever, quand c'est ton dos qui s'appuie sur le pilier glacial et que ton souffle se perd dans son cou –il est pas le seul à marquer son passage, Jo, sauf que toi ce sont des traces de dents que tu laisses sur son épaule, juste pour lui rappeler que tu te souviens. C'est pas la hache de guerre que t'enfouis dans le sol, c'est qu'une trêve, un interlude entre deux affrontements et il ferait mieux de ne pas l'oublier. 



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MessageSujet: Re: letting blind anger hold you, gripped like a fever (wren) (nsfw !)    Sam Fév 27 2016, 01:56

you're the trouble i want


T'es pas encore prêt à reconnaître que t'avais baissé ta garde, ni maintenant ni demain, encore moins quand elle te toise de son air qui te crie qu'elle sait qu'elle a raison, qu'elle s'est engouffrée dans tes failles sans que tu ne saches comment réagir autrement qu'en encaissant les coups. Ca t'arracherait la gorge de l'admettre alors tu préfères largement continuer de vivre tranquillement dans le déni. T'essayes de reprendre le contrôle de la situation mais tes provocations suffisent pas à l'intimider Wren, c'est une lutte interminable qui se joue là entre deux égos blessés, deux fiertés campées sur leurs positions, un pas en avant deux en arrière. Et pourtant ça fonctionnait bien, quand c'était plus simple, quand les prises de tête étaient noyées dans les meilleurs moments, quand il n'y avait pas cette tension qui t'étouffe là et quand les deux seules options n'étaient pas se déchirer ou se dévorer. Tu l'avais toujours trouvée absolument charmante ta partenaire, avec sa beauté farouche qui laissait pas indifférent et son caractère indomptable, t'en avais fait des jaloux quand votre synergie sautait aux yeux du premier aveugle qui passait là. Mais ça t'a jamais autant frappé que ce soir, une fois la part d'ombre révélée au rythme de ses droites, la façade qui s'effrite et s'effeuille aussi vite que tu voudrais lui ôter ses fringues. Depuis quand vous aviez ça en vous hein ?

Et tu t'abandonnes sous les mains fines, la raison court-circuitée par un mélange d'adrénaline, de colère, d'impatience et de désir, ça fait des étincelles en haut, en bas, ça te laisse pantois et à sa merci. Et elle est sans pitié la canadienne, ni pute ni soumise alors qu'elle vrille d'un extrême à l'autre, une fois violente une fois tendre puis violente à nouveau. Ca te fait presque frémir, les promesses implicites, les prémices d'un enfer dans lequel tu veux bien brûler. Au dela du besoin viscéral de la sentir contre toi il y a cette dureté dans son regard, cet autoritarisme dans ses gestes qui te feraient te damner, tant qu'elle t'engueule c'est que t'es là. Tu laisseras pas ta place à un autre, pas maintenant pas avant.

Ses doigts affairés à crocher ta ceinture entreprennent te défaire la boucle et le tintement qui résonne commencerait presque à te ramener à la réalité mais tu te retrouves - va savoir comment - à la décoller du sol et échanger vos places, son dos qui heurte le pilier quand ses jambes s'enroulent autour de toi, te laissant juste haletant pour plus encore. C'est un poids plume entre tes bras Wren, à se demander d'où elle tire assez de forces pour t'éclater le nez. Et les crocs blancs qui viennent marquer ta peau sans douceur te font pencher la tête en arrière, lèvres entrouvertes pour grappiller quelques goulées d'oxygène quand l'air semble te manquer.

Et c'est ta vision périphérique qui cette fois te remet les pieds sur Terre, au moins le temps de quelques secondes : t'aperçois une des caméras du parking souterrain et tu te crispes, raffermissant ta prise sur ses cuisses.
Merde. T'essayes de te souvenir qui est censé s'en occuper aujourd'hui, de sauvegarder les enregistrements et vérifier rapidement qu'il ne se passe rien d'étrange. Les plus pourris se feraient sans doute un plaisir de faire partager la trouvaille à leurs camarades - bah alors je l'ai pas dit qu'elle se tapait le vieux, Winter ? je l'avais pas dit ?!" - et l'idée ne te plaît pas tant que ça. Puis tu réalises entre deux baisers agressifs que c'était à toi de le faire, que le bureau qui regroupe toutes les caméras est vide.

Et ça te donne des idées ça Joachim, rictus aux lèvres et tu reconnais à peine la voix qui s'échappe comme étant la tienne « On peut pas faire ça ici » tu commences, presque tenté à l'idée de la laisser croire que tu as changé d'avis, pris de remords, comme si c'était crédible une seule seconde vu toute l'énergie que tu dépenses à la garder le plus près possible de ton corps. « Ya des caméras » tu ajoutes en désignant l'emplacement d'un vague coup de menton et peut-être que Wren va te dire de la fermer, qu'elle s'en fout, et tu la dissuades de protester en la décollant du mur - mais pas de tes hanches, t'es pas fou non plus -. Car y'a ce bureau vide, quelques places plus loin, et qu'il faudrait pas qu'elle revienne à la raison (ou à la déraison) entre temps.

T'ouvres la porte d'un coup de pied sans délicatesse et tu la déposes finalement sur le bureau qui fait face aux multiples écrans de surveillance. Si t'étais marié, tu serais un putain de cocu vu la chance que tu as eu.
« à moins que tu veuilles garder une vidéo souvenir » tu commentes avant d'agripper les bords de sa chemise, tenue de fonction oblige, et lui retirer, tu serais fou de te priver de cette vision pas vrai ? Et tu retrouves ta place, au plus près, reprenant d'assaut les lèvres déjà rougies par les batailles. L'aspect risque est moins transcendant mais sa peau qui tressaille sous tes mains vaut le sacrifice, à la recherche de la moindre parcelle de peau à découvrir, le temps que ses doigts s'agitent pour déboutonner ton haut. « j'peux faire en sorte que t'oublies même ton prénom » tu lui souffles à l'oreille, provocant, agaçant, pas étouffé par la modestie mais c'est pas des mots doux que tu vas lui glisser à cet instant, faut pas déconner. Tu préfères les morsures et les insultes aux déclarations d'amour, avec Wren t'es royalement servi. Et quand tes mots se font durs alors tes gestes se font doux, tout en noir et blanc, y'a que les nuances de clair et obscur et rien entre les deux car ça te fait vibrer comme jeu.
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MessageSujet: Re: letting blind anger hold you, gripped like a fever (wren) (nsfw !)    Dim Fév 28 2016, 04:36

It's always blood then rust,  
it's rust then rain


Tu sens à peine la fraîcheur du béton qui perce tranquillement le tissu fin de ton manteau. Parce que Joachim. Et t’aurais jamais pensé que lui et toi ça finirait dans un parking souterrain, à vous parler avec les poings au lieu des mots. À vous renvoyer la balle sans cesse, dialogue de sourds, chacun convaincu qu’il a raison. Vous avez toujours été capables de vous parler mais maintenant ça semble difficile. Il s’est muré dans ses conneries et ses justifications à deux kopecks et de ton côté t’as fini par faire la même chose, à savoir que t’avais raison sans vouloir céder ne serait-ce qu’un pouce de terrain. Et si tu t’attendais vraiment pas à voir toute la violence de tes sentiments s’exprimer par les coups, tu pensais encore moins finir dans ses bras. Tu rends pas les armes pourtant, et si ça a de moins en moins des allures de règlement de comptes il ne faut pas s’y tromper : c’est loin d’être terminé, cette histoire.

Puis tu reviens presque à la réalité quand Joachim parle des caméras, t’avais oublié cette connerie –comme quoi il te retourne le crâne bien plus que ce que tu ne veux admettre- mais apparemment vous avez une chance inouïe. Personne dans le local, tu finis sur le bureau et Rosae ne manque pas de se draper dans la moquerie comme à son habitude. « Me dis pas que ça te plairait pas d’en avoir une » tu ricanes à l’idée de faire la sextape la plus pourrie de l’histoire de l’humanité : les deux policiers qui se tapent dessus avant de baiser dans le parking du commissariat, ça fait scénario de Bleu Nuit. Mais tu délaisses rapidement ton scénario parce que c’est ton haut qui vire, et les mains de Joachim se promènent librement sur ta peau. Tes doigts défont les boutons de sa chemise, sa bouche s’échoue en traînées humides sur ta peau brûlante et le murmure insolent à ton oreille te ferait presque perdre la tête. Il sait comment te parler Wren,  avec toi la mièvrerie ça sert à rien. De toute façon t’es bien trop remontée pour te laisser avoir par de belles paroles et ce que t’as envie d’entendre c’est clairement pas des mots d’amour. Ça et là, ta langue se mêle à tes dents pour goûter sa peau, et tu laisses de fines marques de ton passage, de jolies demi-lunes régulières qui ne peuvent décemment pas passer pour autre chose que des morsures. Les doigts dans ses cheveux, sur sa nuque, au creux de ses reins, tu découvres avidement son épiderme, les angles et les courbes. Il est beau Joachim, l’uniforme le laissait deviner mais faut avouer que c’est encore mieux comme ça. Quand tu peux toucher, caresser, mordre. Quand ses doigts s’enroulent dans tes boucles blondes, à la base de ta nuque, et qu’il te tient fermement. « Tu parles, tu parles, mais tu fais rien » et tu lèves vers lui un regard tempête, lourd comme un nuage de pluie. Qu’il te le fasse oublier ton prénom, t’as certainement pas fait toutes ces conneries pour tirer un coup vite fait au milieu des écrans de surveillance, putain. « Fais-le moi oublier, Jo. » Tu l’imites, bouche contre son oreille, le ton suffisant même pas camouflé alors que tes mains sont loin d’être sages. « J’te le ferai crier de toute façon » tu teases d'une voix chaude, sans la moindre gêne, absolument pas plus modeste que lui.




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MessageSujet: Re: letting blind anger hold you, gripped like a fever (wren) (nsfw !)    Dim Fév 28 2016, 21:34

You and I go hard at each other like we're going to war


T'es pas encore assez imbu de toi-même pour réaliser et conserver des sex-tapes, comme quoi tout espoir n'est pas encore mort. T'es pas sûr que l'uniforme suffise à ameuter les foules de toute façon, même si tu peux pas prétendre que le fantasme du flic est mort - car clairement il ne l'est pas encore - le principe semble surfait. Et peut-être qu'en d'autres circonstances t'aurais pas été dérangé par l'oeil voyeur de la caméra, ça pourrait même te faire vriller encore plus rapidement, mais là c'est juste inconscient. Même si vous êtes souvent dans les derniers à quitter le bureau, c'est pas improbable qu'un collègue passe au mauvais moment et c'est pas tant l'idée d'être surpris qui te dérange que d'être coupé dans ton élan.

T'es même assez grand prince - prince de rien du tout - pour pas lui faire remarquer qu'elle était trop préoccupée pour pas prêter attention à la réalité qui l'entoure, du moins pas au delà d'un insupportable rictus narquois alors que tu l'emmènes dans le poste de surveillance. C'est pas l'endroit le plus classe qu'on puisse imaginer, un bureau dans un parking, entourés par des gobelets de café abandonnés et des claviers poussiéreux, mais dans l'instant... c'est toujours plus réfléchi que de le faire contre un pilier du parking. Et tu te laisses transporter par les sillons brûlants qu'elle dessine, t'apprécies bien plus que de raison la sensation des dents contre ta peau, heureusement que tiens bien sur tes jambes Rosae. Tu te laisses découvrir, ta chemise qui vient rejoindre la sienne, toutes ces entraves superflues sur le chemin entre vos peaux. T'aimes à croire que tu planques bien ton jeu sous les couches de vêtements, t'aimes encore mieux voir l'approbation silencieuse dans le regard ardent de Winter, tant pis si t'es pas gaulé comme un mannequin. Et tu crames sous ses caresses à l'indomptable, et à la force de ses mots effrontés tu pourrais perdre pied. « Sois pas impatiente » t'articules alors que tes sens t'intiment d'arrêter les conneries et de l'être, impatient. Et tu vacilles à ses provocations, tu te maudis de pas retenir le frisson de plaisir qui te perfore de part en part et tu frémis au contact insuffisant de ses mains - c'est pas sa paume et ses ongles que tu veux c'est Wren toute entière - , les promesses qui résonnent et décuplent encore tes sens. Elle t'emmène encore plus loin dans les enfers, ta succube aux yeux clairs, elle se laisse pas démonter sans t'entraîner dans sa chute. « vraiment ? Qui fait des promesses en l'air, maintenant ? » et tu veux vraiment voir ça, les deux corps qui se défient et les égos qui s'affrontent.

T'es persuadé qu'elle est pas du genre à gueuler son plaisir Wren, pas quand tu la vois comme ça les crocs dévoilés et sa fierté exacerbée. Tu te mets en tête de la pousser à se dévoiler, tu vas pas te contenter d'un pauvre soupir hésitant ; évidemment que tu vas tout faire pour la rendre dingue, c'est pas de ça dont il s'agit ? Puis tu commences à jouer réellement, maintenant y'a une de tes mains sur son sein à travers la fabrique du sous-vêtement, qui flirtent avec le tissu fin, simple amuse-gueule pendant que l'autre quitte sa nuque pour appuyer le creux de ses reins, l'approchant encore - pas encore assez -. Et chaque muraille démolie, pierre par pierre, te laisse insatiable pour plus encore. Et tu laisses quelques cascades enflammées, qui dégringolent de son cou jusqu'au bas de son ventre, interrompues dans leur chute par le pantalon dont tu ne l'as pas encore libérée, ses griffes contre ton scalp qui pourraient bien te mettre à genoux. créature de frustration, con de démon Joachim. « si j'avais su qu'il fallait qu'on se tape dessus pour en arriver là », tu l'aurais fait plus tôt, bien sûr. t'as pas peur des ouragans toi, pas peur des gestes erratiques, d'une main tu t'acharnes sur sa ceinture alors qu'elle a déjà viré la tienne, et bientôt le bas de son uniforme glisse le long des jambes fuselées, nouvelle pellicule de tissu qui s'efface.
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MessageSujet: Re: letting blind anger hold you, gripped like a fever (wren) (nsfw !)    Mar Mar 01 2016, 21:12

It's always skin then sheets, then skin again.  
Your love is like a hurricane


Tu sais plus trop ce qui est en train de se passer, Wren. T’as commencé par lui envoyer ton poing dans la gueule, complètement furax, et ce sont les accusations et les vérités qui ont fusé. T’as maladroitement révélé qu’il t’a blessée, et que c’est pas que ton ego qui en a pris un coup lorsqu’il vous a relégués aux tâches ingrates, ton partenaire et toi. Les sentiments que t’as invoqués lors de tes attaques te sont revenus à la tronche et tu t’es surprise à te laisser y céder. Les longues heures passées ensemble t’avaient déjà conquise, il est con et insupportable mais vous étiez sur la même longueur d’ondes lui et toi. Et malgré tout tu t’es toujours fait violence pour que ça reste professionnel entre vous, autant dans tes pensées que dans la réalité, parce que ces histoires là ça finit toujours par déraper et tu voulais pas briser ce que vous aviez. À voir où vous en êtes maintenant, tu te dis vaguement que t’aurais pu craquer, parce qu’il a très bien réussi à tout faire capoter tout seul.  

Et c’est aussi le moment choisi pour vous sauter dessus comme deux adolescents en manque. Tu sais pas ce qui a bien pu te passer par la tête –probablement un grand moment de vide à vrai dire- mais c’est trop tard maintenant, c’est fait. Ses mains caressent ta peau, trouvent les points sensibles de ton épiderme. Tes lèvres cherchent les siennes, ta langue goûte sa peau, tes dents la marquent. Et la guerre n’est pas même finie Wren, parce que certains silences sont comblés par vos voix qui s’affrontent, se moquent, sans jamais accepter de baisser les armes, ne serait-ce que pour quelques secondes. La seule chose sur laquelle vous vous accordez, c’est peut-être le désir brûlant qui vous consume tous les deux, alors que vos corps se découvrent pour la première fois sans tendresse.

Tu le veux Wren, tu le veux ici et maintenant et tout de suite.

Mais tu peux pas te laisser avoir de la sorte, ça te semble inconcevable de le laisser gagner comme ça, même si tu te brimes dans le processus. Pourtant y’a sa main sur ta poitrine, le geste pour te rapprocher de lui qui fait vaciller ta résolution, tu voudrais te montrer la plus forte des deux mais la vérité c’est que Joachim te fait un effet monstre, et t’as pas envie de lui mettre le holà –peu importe la raison. Tu te laisses déboussoler Wren, ton souffle s’accélère, tu sais plus si tu devrais le laisser poursuivre ou l’en empêcher immédiatement. T’arrives pas à réfléchir, tu te laisses porter, tu te défais de tes chaussures en même temps que ton pantalon de travail touche le sol. T’en as envie, de son corps qui presse le tien, de sa bouche et ses doigts entre tes cuisses, de sa voix basse qui murmure à ton oreille pour te faire perdre la tête, juste un peu plus.

T’en oublierais presque ton prénom.

Mais tes mains crispées sur ton manteau finissent par retrouver le contact des menottes, au-travers de tes poches, et l’idée traverse ton esprit embrumé. T’as eu ce que tu voulais, Wren, non ? Non. Pas tout à fait. Pas assez. Tu veux que chaque millimètre de ta peau touche la sienne, tu veux mémoriser son corps, tu veux savoir où appuyer pour lui faire du mal, pour lui faire du bien. Tu veux qu’il perce tes défenses, qu’il te pousse dans tes derniers retranchements –s’il était pas aussi con et toi aussi butée. Mais tu te laisses glisser par terre, lentement, et t’utilises les passants de son jean pour l’agripper et inverser vos places. Tes doigts fins plongent dans la poche de ton manteau, puis le premier bracelet métallique se referme sur son poignet tandis que tu souris contre ses lèvres. Il aime jouer Joachim non ? Et pour une fois tu te dis que c’est pas à son avantage. Tu passes le second bracelet dans la poignée du tiroir, puis autour de son autre poignet, pour qu’il ait les mains liées dans le bas du dos. T’as envie d’en profiter Wren, il est là à ta merci et y’a des tonnes d’idées qui te traversent l’esprit. Joachim menotté au bureau, c’est clairement pas une occasion à sauter –enfin, façon de parler- et tu défais le bouton de son pantalon, ta bouche sillonnant son cou, traçant sa clavicule. Tu papillonnes de plus en plus bas, jusqu’à ce que l’élastique de son boxer stoppe ta descente. T’es presque à genoux mais pas complètement. Parce que tu te mettras pas à genoux devant Rosae. « Tu sais que je tiens mes promesses, Jo. » Et tu te relèves, récupères tes vêtements que tu enfiles, sous ses yeux. D’un sourire victorieux, tu sors les clés des menottes de ta poche et les agite juste sous son nez.

Tu regrettes, oh comme tu regrettes de ne pas profiter plus du corps dénudé là devant toi. La vengeance est douce-amère, Wren. Tes joues rosies et ta crinière en bataille le prouvent. T’as encore les jambes un peu cotonneuses, le souffle un peu trop court et le regard brûlant d'envie. « T'as raison, je te baiserai peut-être pas sur ce que tu m'as enseigné... mais sois pas prétentieux au point de penser m'avoir tout appris. » Tu t’avances vers la porte, franchis le seuil et commences à refermer derrière toi. Et c’est là que tu l’entends. Ton nom. Tu rebrousses chemin, effaces de quelques pas la distance qui sépare le bureau et la porte. Tes mains caressent sa poitrine, son abdomen. Moqueuse, aguicheuse. « J’t’avais dit que je te le ferais crier, non ? »



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MessageSujet: Re: letting blind anger hold you, gripped like a fever (wren) (nsfw !)    Mer Mar 02 2016, 01:03

You and I get so damn dysfunctional, we start keeping score


T'as complètement rendu les armes à cet instant Jo, t'as beau garder le dos droit et un rictus sardonique aux lèvres, tu sais plus qui pourrait encore croire que tu mènes la danse. T'es sur le fil du rasoir, en équilibre sur une lame trop aiguisée et Wren te promène ici et là, au rythme de sa peau contre la sienne, de ses lèvres qui te taquinent, de ses mots qui font vibrer jusqu'au dernier de tes os. Elle t'emmène loin d'ici, voile sombre devant les pupilles, plus grand chose t'importe hormis le fait de l'avoir là sous tes mains - et c'est bien la peine de fouler la terre plusieurs siècles pour tomber aux pieds de la première blonde qui t'insulte, vraiment -.

Et tu te plies pour mieux la faire céder à son tour, tu courbes l'échine quand ses mains te disent t'es plus beau quand t'es entre mes cuisses, tu prétends que c'est seulement pour encore valdinguer les limites, que c'est l'insolence qui t'a poussé là, tu te persuades que t'en crevais pas simplement d'envie. Et tu y tiens à la faire faiblir, quand les vêtements tombent pour dévoiler toutes ses lignes, quand on ne discerne plus grand chose dans ton regard un peu fou un peu désordonné ; tu te sens comme le roi du monde quand à ses pieds tu passes une de ses jambes par dessus ton épaule, quand tu glisses ton majeur entre tes lèvres juste pour le plaisir d'être à la fois obscène et insultant. l'art du spectacle. Tu la fais reine, Wren, tu l'honores à ta manière, imperméable au reste du monde y'a plus que sa voix qui te mène.

Et t'es pleinement ravi de l'avoir emmenée là où tu voulais, l'âme trop farouche, à la pulpe de tes doigts, aux fêlures de tes lèvres. Tu te redresses à son niveau et ta langue frôle la commissure de ta fière grimace, le regard qui crie je l'avais pas dit ?.

T'entendrais presque les pulsations effrénées, chacune de tes veines qui palpite et tes nerfs à fleur de peau, tu te laisses guider de nouveau lorsque les rôles s'échangent sans savoir ce qu'elle fabrique et -
oh. si t'avais su qu'elle avait ça en elle. et tes yeux brillent et trahissent l'impatience, et chaque cliquetis métallique t'emmène encore plus loin, osciller entre le prédateur et la proie te fait encore un peu plus perdre la raison alors que tu testes tes entraves d'un coup de poignet sec, la vibration qui se répercute jusque dans tes coudes dans ton dos. Ton corps à l'affût et Wren te brûle au passage, muscles tendus qui requièrent toute ta concentration pour ne pas quémander de l'attention comme une chienne. Encore trop fier pour ne pas assumer l'envie qui t'étripe, crocs plantés dans tes lèvres pour retenir les plaintes traitres. Ton sang se fracasse en cascades sous les moindres parcelles de ta peau et t'es presque persuadé que la torture prend enfin fin quand elle dessine des éclairs sur ton torse, bas en haut et haut en bas, tournant sans jamais atteindre l'endroit où tu voudrais vraiment voir ces lèvres là t'épouser.

Ca te fait l'effet d'un torrent glacé ou d'un séjour en enfer, quand elle s'arrache à toi dans un dernier sursaut d'arrogance. Et tu la fixes un instant sans comprendre, tu viens pour replacer tes mains sur ses hanches quand les cerceaux argentés te rappellent à l'ordre, quand elle récupère ses fringues éparpillées et se rhabille.

Et ses mots ricochent sans trouver d'écho quand ton corps bouillant devient simplement douloureux, quand la colère reprend de nouveau sa place. « et c'est une pute qui t'a appris ça  peut-être ? » tu craches furieusement, ton égo ravagé, t'es tellement conscient du moindre centimètre carré de peau dévasté par ses baisers que t'as l'impression de cramer sur place. Elle tourne les talons, elle te laisse là comme un con. « Wren ! » que tu gueules quand la porte se referme, elle peut pas vraiment te laisser pantelant comme ça non ? Tu pourrais te téléporter hors de ces menottes, tu pourrais la rattraper et reprendre la bataille avant que vous vous sautiez dessus, mais un fond de raison t'en empêche : comment tu pourrais te justifier après ça ? Nouveau coup de poignet, comme pour vérifier que les chaînes te libéreront pas sans la clef.

Elle rebrousse chemin, bien sûr incapable de résister au fait d'avoir raison sur toute la ligne, « t'as pas trouvé mieux? » tu surenchéris, révolté contre elle, révolté contre toi. Révolté par l'effet encore produit par ses doigts sur ton épiderme, malgré tes poignets rougis par tes débats vains, révolté contre tes entrailles désemparées et tes pensées contradictoires.

Le problème c'est que tu ne sais même plus si tu veux voir tes mains autour de son cou ou bien sa joue contre le bureau, ou les deux à la fois.
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MessageSujet: Re: letting blind anger hold you, gripped like a fever (wren) (nsfw !)    Mer Mar 02 2016, 03:11

pin me down and hold me closer


« Tu voulais que je te montre à quel point je t’en veux, non ? » Et t’es bien plus sérieuse maintenant, Wren. Les quelques secondes pendant lesquelles il a réalisé ce que tu faisais t’ont remplie d’une intense satisfaction. T’es rentrée de nouveau dans la pièce avec un sourire fier, t’as posé les mains sur lui avec un air suffisant. Et maintenant c’est fini. Il t’a blessée, tu te venges, ça devrait être aussi simple que ça mais ça ne l’est pas vraiment. Parce que t’es pas du genre à coucher à droite et à gauche ni à enlever tes fringues pour n’importe qui. Tu l’as voulu, ce qu’il vient de se passer, tu l’as volontairement laissé mettre tes barrières à terre. Est-ce que c’est qu’une question de fierté, la colère que tu vois dans ses yeux ? Ou est-ce qu’il y a plus derrière votre petite escapade dans le bureau qu’une simple envie de s’envoyer en l’air ?

Il est à ta merci Joachim, les mains liées derrière le dos, le pantalon aux chevilles. Ça pourrait paraître ridicule mais il se tient bien droit devant toi, le regard sombre et tu le trouves encore plus attirant lorsqu’il abandonne le masque de sarcasme pour te montrer ce qu’il y a derrière, quand bien même ce serait une envie de t’étrangler et de te balancer dans le coffre de sa voiture. T’as parfaitement conscience que tu viens peut-être de briser quelque chose entre vous, t’as peut-être bien agrandi le fossé qui vous séparait déjà. Et tu sais pas si tu devrais essayer de le franchir ce canyon, pas à pas sur le pont de sage que tu prévois déjà reconstruire. Il a eu sa leçon, tu l’espères, mais tu souhaites surtout qu’il comprenne, t’as pas envie qu’il te jette maintenant –de ton regard orageux fixé dans le sien tu demandes pardon. Muette, tes mains glissent sur les traces de morsure que t’as laissées sur ses épaules, et du bout des lèvres tu demandes la permission. Et tu sais pas comment lui assurer que c'est pas une blague cette fois, que t'as pas envie de le planter là en plein milieu. Que s'il te dit de dégager tu vas lui donner la clé et filer sans demander ton reste, mais que c'est pas ce que tu veux. Les mots c'est pas ton fort, surtout quand vient le temps de t'excuser, de demander de l'aide -de dire à quelqu'un que tu l'aimes. T'as que ta bouche qui redessine les contours de la sienne et tes paumes qui apaisent au lieu d'agresser. C'est plus facile de le dire sans parler, non ? T’as rééquilibré le score et maintenant c’est toi qui rends les armes, Wren –tu poses les genoux par terre, crochetant l’élastique de son boxer de tes index pour entraîner le tissu vers le bas. Laisse-moi te montrer à quel point je te veux. Tu reprends où tu l’avais laissé, la hargne et la violence en moins –tu cherches plus à faire mal maintenant, ce que tu veux c’est le faire vriller. Tu veux qu’il crie ton nom sous le coup du plaisir et pas de la colère, tu veux entendre s’échapper de sa gorge les mêmes soupirs-
les mêmes plaintes, les mêmes jurons
que ce que t'as laissé s'échapper malgré toi.

Le soumettre à ta volonté alors que tu ne sais plus qui mène la danse, qui a repris le pas sur l’autre. Tu connais plus la musique ni les pas, t’es dans l’aléatoire, dans l’inconnu.
Fallait pas jouer avec le feu, Winter.

Et quand tu te relèves tu glisses tes mains le long de ses avant-bras, tu caresses du pouce la peau entamée par les liens acérés. « Avant de te détacher, promets-moi juste que tu vas pas me tuer » tu murmures, l’assurance dans ta voix feinte de A à Z, malgré la lueur de défi qui brille encore d’un éclat farouche au fond de tes prunelles houleuses. Et t’attends une confirmation, un hochement de tête n’importe quoi avant de le libérer, la clé minuscule entre tes mains, et dès que les entraves tombent au sol dans un cliquetis tu te prépares à ce qu’il va se passer ensuite. Tu soutiens son regard sans broncher mais t’es loin d’être aussi confiante que tu le parais.

Il pourrait aussi bien te planter sur place que de décider de te rendre la monnaie de ta pièce et tu sais pas laquelle des deux options t’effraie le plus. « C'est à ce point là que je t'en voulais, Jo. » Comme si ça pouvait t'excuser ou expliquer quoi que ce soit, comme si ça pouvait justifier ton comportement erratique, tes violences et ta douceur, les insultes qui prouvent que tu tiens à lui, bien plus que le contraire. Et t'es encore bouleversée par ses caresses, obnubilée par son corps trop près de toi, parce que maintenant que t'y as goûté Wren tu sais plus si tu pourrais vraiment t'en passer.




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MessageSujet: Re: letting blind anger hold you, gripped like a fever (wren) (nsfw !)    Mer Mar 02 2016, 08:41

when you hold me tight


C'est toi qui l'avait demandé Jo, tu peux pas prétendre le contraire. Tu t'étais juste pas imaginé que c'était sa manière de se venger, et t'es aussi énervé car ça a fonctionné beaucoup plus que tu ne peux l'admettre. Car avant qu'elle ne tourne les talons t'as vraiment senti ta confiance te quitter et tu t'es senti abusé, comme si tout ce qu'il venait de se passer était une vaste mascarade pour le simple plaisir de te mettre à genoux et te laisser là attaché. Oh tu y as vraiment cru et c'est pour ça que tes yeux lancent des éclairs, que la colère repeint tes mots sombrement. Tu te crispes sans le vouloir quand elle s'approche de nouveau, boucliers levés, est-ce que t'es con au point de te faire avoir deux fois de suite Rosae ?

Semblerait que oui car tu la fermes, tu sais pas si le pire c'est qu'elle tourne les talons une nouvelle fois ou qu'elle parte tout simplement, il y a pour une fois trop de pensées contradictoires et ça arrive même à te couper le sifflet, c'est dire si t'es égaré quand ses doigts parcourent les marques laissées, quand ses lèvres retrouvent les tiennes, et tu te sens tellement à sa merci une nouvelle fois que ça t'énerve. Maintenant que la pression est retombée et que les assauts se font tendres tu te sens crade, tu te sens con. Tes paroles sonnent soudain ridiculement indécentes, tes gestes te semblent pathétiques, tout ton corps et ton coeur qui gueule Wren te donne envie de te terrer dans un coin. Tu reprends conscience de tes bras dans ton dos, de la posture dans laquelle t'es, du portrait minable que tu dresses là.

Alors tu loupes encore un battement quand tu sens le vêtement qui glisse à tes pieds et dans tes yeux y'a un torrent de questions et d'incertitudes qui noie les restants de bon sens, quand tu t'agrippes aux bords du tiroir derrière toi pour pas flancher pour de bon et que son nom franchit tes lèvres, teinté du ton désespoir qui t'anime là. Tu ne sais plus si elle joue de nouveau, ce qu'elle a en tête, tu te rends compte que probablement pas le temps d'une seconde tu n'as su ce qui allait se passer dans les secondes suivantes mais -
merde, tu te laisses avoir de nouveau, tu succombes sans même pouvoir riposter. Trahi par les plaintes qui t'échappent, tes entraves qui te paraissent soudain fils de fer autour de tes mains.

Et tu sais pas si c'est l'ascenseur émotionnel ou simplement l'effet de Wren autour de toi mais ça te prend aux tripes, ça t'en retourne les entrailles d'une violente force.

« Promis » tu jures quand tu retrouves à peine tes esprits, quand l'envie de seulement la provoquer te semble un lointain et un peu honteux souvenir. Quel camé tu fais Joachim. T'es enfin libéré de tes liens et tu passes machinalement tes doigts là où ça commençait à sérieusement te faire mal, à force de tirer sur tes chaînes comme un déchaîné. Tu te baisses pour remettre au point ton futal car tu te parais trop pathétique pour supporter la vision là. C'est à ce point qu'elle t'en voulait, au point de te faire sentir au sommet puis plus bas que terre puis au sommet à nouveau. Et tes mains retrouvent - presque hésitantes, ça te convient peu cet adjectif - le long de ses bras, le long de sa mâchoire, y'a pas les griffes qui s'y mettent y'a seulement la pulpe de tes doigts. « Désolé » sans préciser désolé de quoi et ça te brule même pas tant la gorge que ça, et même si c'est pas terminé tu te sens peut-être un peu moins ridicule. Et tu l'encercles de tes bras, la ramène contre ton torse encore bouleversé de ses dernières émotions, le temps de sentir sa présence encore quelques secondes. Dès que la porte sera franchie alors la trêve sera achevée, tant mieux si tu retardes l'échéance d'une minute ou deux, moment de répit qui valait la peine d'être provoqué ; bulle éphémère d'une paix trop violente qui éclate.
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letting blind anger hold you, gripped like a fever (wren) (nsfw !)

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