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 Tha gra dh agam ort - O'Shean Mc Guyre

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MessageSujet: Tha gra dh agam ort - O'Shean Mc Guyre   Dim Fév 21 2016, 20:12




It's a new way of life



Je l'entendais respirer, ses ronflements s'étaient tus doucement dans la froideur moite de cette première nuit. Nos corps rompus par l'amour fait, nous avions finalement plongé nos têtes dans un sommeil nouveau. Ce que je notais fut que la couche sur laquelle nous étions, était épouvantable, je savais déjà que mon dos n'allait pas aimer ce matelas de foin et de plumes. Mais allongée sur le ventre, contre lui, je pouvais me dire que j'avais quand même gagné quelque chose en atterrissant ici... Alors que peut être d'autres, n'avaient pas ma chance en cet instant. J'ouvris un œil, et vit le dos musclé de mon homme, sur lequel ma joue reposait... Ne pas bouger encore, ne pas se rendre compte que tout ce que nous avions vécu la veille, était vrai. Les sons au dehors, pourtant me rappelaient qu'il n'y avait pas d'avions ici, pas de voiture, pas de tracteurs, ou même pas la sonnette d'un vélo. J'avalais ma salive, réalisant que je mourrais de faim d'un côté, mais que l'odeur à mes narines me levait l'estomac vide. Étrange sensation. Je caressais sa peau, dessinant du bout des doigts, des cercles, des dunes, des paysages nouveaux, tout ça sur son parfait dos. En fait, je n'avais pas envie de me lever, juste de profiter encore un peu, de cette nouvelle intimité... Pour lui ça devait être étrange, mais pour moi, savoir qu'il n'y avait pas 40 loups à moitié à poil en bas de notre chambre, m'allait complètement. J'espérais même que Sannah se perde dans ce monde et ne revienne plus... mesquin? sans doute. Pour réveiller mon homme, je collais mon corps totalement nu contre le sien, espérant titillé son appétit du matin, faisant abstraction de ma lointaine nausée.

J'avais peut être choppé un virus en voyageant dans le temps, ou alors c'est le cheval qui m'avait filé un mauvais truc. rien d'inquiétant selon moi... Sauf que lorsque mon bel endormi vint retrouver mes lèvres, je sentais la nausée monter et me serrer la gorge. Je le coupais dans sa lancée. Un index entre nous. "Attends... je crois que je suis malade..." Dis-je, "cette histoire d'aspiration m'a complètement retourné l'estomac, je suis en train d'écoper du revers de médaille, je le crains". Je l'escaladais pour me lever du lit, peut être qu'en position debout ce serait mieux... Il me fallait de l'air, de l'air frais, bien écossais. J'enfilais ma blouse et la robe par dessus, et sans prendre le temps de resserer corset, liens etc, j'entrouvris la porte, respirant l'air de dehors. Mais clairement, l'odeur de la ferme au réveil, n'était pas exactement ce dont j'avais besoin. Je revins m'asseoir vers O'Shean, et m'allongeais le dos contre son vendre, et ma tête contre son épaule. "Pff... qu'est ce qu'on va faire... j'entends ici... est ce qu'on reste là? est ce qu'on tente de partir? J'espère juste qu'on va bientôt être aspiré de l'autre côté, chez nous quoi..."
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Dernière édition par Roxanne Nolans le Mer Fév 24 2016, 16:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tha gra dh agam ort - O'Shean Mc Guyre   Mer Fév 24 2016, 16:16


Tha gra dh agam ort.
Roxanne & O'Shean


Je ne me rappelle pas la dernière fois qu'on a eu le temps de faire quoi que ce soit. Comprenez moi bien, on dispose d'autant de temps que tout le monde et une heure fait toujours soixante minutes. Mais en étant détective dans le surnaturel et gérante d'un pub d'un côté et vétérinaire ainsi qu'alpha d'une meute de loups garous de l'autre, ce serait un euphémisme de dire que c'est compliqué pour nous de nous accorder. On y arrive quand même assez souvent, presque tous les jours même car ma délicieuse compagne semble avoir prit goût au confort indéniable de ma demeure et surtout de mon lit duquel j'aurais tout le mal du monde à la tirer, si quand elle est près de moi, je pouvais penser à autre chose qu'à la garder encore plus près. Toujours est-il qu'il n'y a jamais une journée sans une urgence, un problème, un imprévu. Et quand bien même cela pourrait être le problème de quelqu'un d'autre, elle doit veiller sur sa soeur, et moi j'ai la charge d'une bande de jeunes ou moins jeunes adultes qui quel que soit leur âge demandent beaucoup d'attention. Et ce serait hypocrite de ma part de dire que je n'ai pas besoin de leur présence. Nous nous nourrissons tous mutuellement de la magie de la meute et de la présence des uns des autres. Bien qu'on y fasse pas attention, je sais que pour un oeil extérieur ce doit être choquant de voir comme nous nous touchons en continu. De petits gestes, souvent brefs et toujours innocents s'ils ne sont pas échangés entre un couple, mais constants. Nous sommes aussi adeptes des activités de groupes, et si l'un de nous décide de jouer à la console vous pouvez être sûr que cela va rameuter le reste de la meute. C'est comme ça, on a besoin de s'entasser les uns contre les autres, les soumis trouvant un sentiment de confort et de sécurité particulier ne serait-ce qu'en s'asseyant auprès d'un dominant.

En présence de Roxanne mon attention va évidemment surtout à elle, elle me vole ma raison et mon envie d'elle est insatiable. Autant dire que je ne peux garder mes mains loin d'elle et que je ne tolère pas qu'aucun d'eux ne la touche. A chaque fois qu'elle franchit le seuil je ressens déjà la douleur de son départ prochain. Elle efface cette douleur par un regard espiègle, par un baiser tendre, par une caresse provocante comme elle seule semble pouvoir le faire.

Mais ici, aujourd'hui, dans ce pays qui appartient à un autre temps, rien ne nous presse. Rien n'est urgent. Il y a évidemment beaucoup de tâches à réaliser et ce ne sont pas les travaux qui manquent. Mais nous ne sommes jamais loin l'un de l'autre et nous disposons de bien plus de moments pour nous. Ce que j'apprécie grandement et ne risque pas d'abandonner. Me réveiller auprès d'elle semble chaque jour renforcer notre lien. Et avec la certitude que je ne pourrais jamais la laisser partir. Je mourrais plutôt que de la laisser payer le prix du contrat qu'elle a signé pour sauver sa soeur. Je suis le plus souvent celui qui observe l'autre dormir, ne me lassant pas de caresser du regard son visage détendu et ses boucles brunes aussi indisciplinés que sa bouche mutine. J'ai toute confiance en elle. A part mes loups que je connais comme mon propre être, je ne me risquerais certainement pas à dormir aux côtés d'une autre personne. Or je ne me suis jamais posé la question avec elle.

Le poids et surtout la sensation tiède de son corps nu contre le mien, finit de me tirer des dernières limbes du sommeil, et sans même ouvrir les yeux, car je la sais à moitié couchée sur mon dos, je tends le nez pour pousser son épaule gentiment, embrassant ensuite le creux moite de son cou. Ses cheveux sont un rempart presque opaque autour de mon visage, et je ne peux m'empêcher d'inspirer leur flagrance. Elle sent encore son shampoing et son parfum et je profites encore de cet état de fait, car ici c'est certainement la première des choses que l'on devra oublier.

Je la laisses partir à regret quand après une tentative de baiser avortée elle me files littéralement entre les doigts, véritable courant d'air. J'ai à peine le temps de réaliser ce qu'elle me dit qu'elle est de retour contre moi, et finalement ça ne semble pas si important que ça. Il serait effectivement étonnant qu'on ne subisse pas le contrecoup physique de ce changement brutal d'époque. Je surveille d'un oeil ma tornade personnelle qui semble décidé à aller se promener à moitié dévêtue, mais heureusement elle revient à la raison avant que je n'ai à le faire et après avoir refermé la porte revient se blottir contre moi.

Je grognes de mécontement en sentant le tissus épais entre nos deux corps et glisse donc une main dans son corsage baillant pour profiter de la douceur de sa peau. Mon autre bras s'enroule autour de ses hanches, la rapprochant tout contre moi tandis que mes jambes entourent les siennes sans pour autant la bloquer.

Comme toujours je gardes à l'esprit qu'il me faut me montrer particulièrement prudent, que son corps souple et musclé ne résisterait pas à mon étreinte si j'y mettais une once de ma force véritable. Mais j'aime cela aussi chez elle. Savoir que malgré ses talents de combattantes elle a besoin d'être protégée, choyée.

Je ne peux éviter ces prochaines questions alors je souffles contre sa nuque tout en caressant un sein ferme et délicieusement rond.

-Honnêtement je ne sais pas encore. Il nous faudrait partir à la recherche de sorcières car elles sont certainement les seules capables de nous ramener chez nous, et encore cela dépasse peut être leurs pouvoirs, mais en ce temps nous pouvons peut être trouver des covens qui en alliant leurs forces l'auront peut être. Mais la sorcellerie est aussi mal vue ici que les anglais, alors on ne risque pas de nous mener sur leur piste. Et il nous faut des vivres, des vêtements et des chevaux pour voyager. On pourra se procurer ça dans quelques temps si on trouve le moyen de payer évidemment.

On navigue dans un océan d'incertitude. Je ne penses pas qu'on ai été les seuls frappés, bien que ça reste une possibilité. Mais dans ce cas ou sont les autres ? Sont-ils tous arrivés dans cette esquisse de village comme je l'ai fait ? Ou sont-ils dispersés partout ? La magie est certainement présente ici, peut être même est-elle encore plus forte, mais nous nourrira-t-elle comme elle le fait chez nous ou nous rejettera-t-elle ?


 
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MessageSujet: Re: Tha gra dh agam ort - O'Shean Mc Guyre   Dim Fév 28 2016, 09:11




It's a new way of life




La situation mérite que l'on s'y pose dessus, que l'analyse soit faite, mais j'avoue avoir beaucoup de mal à la faire, lorsque mon splendide homme me caresse un sein et s'enroule autour de moi. Je n'ai pas tout suivit donc, de sa réponse, ayant dans mon esprit, tout un tas d'image, d'une violence, d'une passion sexuelle intensément ancrée. Me prenant à penser à ses mains se refermant sur mes hanches, tandis que nous allons et venons l'un contre l'autre. CHUT. Me concentrer, il faut. C'est avec le plus grand mal du monde, que je m’attelle donc à la tâche de faire abstraction de ses caresses délicieuses et de mon envie de lui. "Un sorcière... Je déteste les sorcières!" dis-je alors, mais sans grande conviction, je ne savais pas faire semblant, lorsque mon bas ventre et la bête en moi était éveillée aux plaisirs charnels. "Tu m'empêche de penser correctement amour, c'est ta main la fautive." Dis-je en me tournant vers lui, de sorte que sa main se retrouve à l'extérieur de mon corsage, mais par contre, face à face avec lui, c'était tout aussi dangereux. Je croisais son regard, le défiais même, et avec une petite moue mi coquine, mi mutine, je lui dis d'une petite voix aguichante "alors nous sommes perdus au fin fond d'une écosse inconnue, avec du temps à disposition... et tu veux tout de suite, aller chercher un moyen de partir?" Je papillonnais des yeux, et du bout de l'index, dessinait des courbes et arabesques sur le haut de son torse. Impossible de garder pas profiter de cela, de ne pas tenter de le rendre un peu plus fou de moi. C'est un jeu, que j'adore, et que je pratique déjà pas mal dans notre temps, bien qu'entre la meute, la clinique, mon beau et le pub, ce ne soit pas aussi facile qu'alors. Je me glissais loin de ses bras, me relevant, défaisant les liens de ma robe, pour tout laisser glisser de ma peau au sol, en le regardant de cette manière, qu'il ne peut pas penser à autre chose qu'à me posséder. Un sourire en coin s'affiche, et j'attends qu'il ne face le dernier pas, qu'il termine cette danse attisant les flammes de notre passion en somme. Je ne sais pas si c'est le grand air, la campagne, nos tenues, ou encore une certaine peur de ne jamais rentrer, qui me donne cet essor physique, ce besoin qu'il soit sans cesse en moi, ou contre moi. Je me retrouve en lui, et j'ai bien plus besoin de lui, et son corps, que dans notre temps, c'est comme si cette expérience surréaliste, avait décuplé mes sens et envies.
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MessageSujet: Re: Tha gra dh agam ort - O'Shean Mc Guyre   Jeu Mar 03 2016, 15:43


Tha gra dh agam ort.
Roxanne & O'Shean


Je doutes que l'oreille mutine qui dépasse des boucles brunes ai été attentive a la moindre parole que j'ai prononcé. Pourtant je m'en fiches. Pour elle j'ai toute la patience du monde, et tout le temps aussi, car l'on trouvera une solution à son problème démoniaque, et peut être même ici. S'il y a un temps propice à cela c'est certainement celui-ci. Et puis même inattentive et remuante comme elle l'est à cet instant, je sais qu'elle retiendra les informations qui l'intéresse. Qui ne sont pas toujours celles que j'aurais préféré mais j'apprends à mesurer mes paroles en fonction des interprétations qu'elle pourrait leur donner. Evidemment tout ce qu'elle retient c'est que l'on va devoir travailler de concert avec une sorcière et elle me fait part de son mécontentement aussitôt. J'embrasse sa joue boudeuse, tout simplement heureux et amusé de voir sa mine défaite. J'aime tant sa fraîcheur, sa spontanéité. Je ne crois pas qu'elle pourrait me mentir, or le fait qu'elle sache que je le découvrirais à l'instant même, et peut être même avant qu'elle ne parle, elle est trop directe pour ça. Elle dit tout ce qu'elle pense, tout ce qu'elle ressent avec une intensité qui me rend plus accroc à elle de jour en jour. J'adore voir son visage changer avec ses sentiments, le plaisir illuminer ses yeux, ou une mauvaise idée les lui faire plisser. Je peux à présent deviner quand elle va me provoquer et dépasser les limites, rien qu'au sourire faussement innocent qu'elle m'adresse avant de généralement s'écarter ou se placer à la périphérie de mon champ de vision. Elle peut être aussi agile et discrète qu'un chat, ou aussi bruyante et maladroite qu'un enfant quand elle le décide.

-Je sais mon amour, et nous chercherons une autre solution, mais pour le moment c'est tout ce à quoi je peux penser.

J'étouffes mon rire contre sa peau alors que je me forces à la relâcher quand elle m'accuse de l'empêcher de réfléchir, la laissant se retourner pour se blottir contre moi. Je hausses un sourcil alors qu'elle me regarde comme si j'étais son dessert préféré, et me retient de ne pas la mordre. C'est trop tentant ce petit cou délicat, ses épaules fines. Même ses hanches sont des appels à laisser des marques. Mais il me faut être doux et prudent, et vu qu'elle ne se prive pas de me griffer ou de me mordre, le loup s'estime satisfait. Du moins pour le moment. Je frottes mon nez contre le sien, glissant mes mains sur et sous son corps pour les poser sur ses fesses bien trop couvertes par ses jupons. Le mot break est certainement devenu notre préféré, et toutes les excuses, tout les moments sont propices à cela. On se chamaille comme des enfants, pour ensuite rouler dans l'herbe jusqu'à ce que l'on se fige soudainement, nos intentions enfantines oubliées. La situation est critique, et pourtant nous ne pouvons penser qu'à ça. L'ivresse de nos corps, leur chaleur moite, et le bonheur si intense que l'on partage.

Je grognes de mécontentement alors qu'elle s'arrache de nouveau à mes bras, décidant que cette suite de mouvements est la plus agaçante de tous les temps et que je vais trouver de quoi l'attacher si elle continue ainsi. Cela me vaudra certainement quelques bleus de plus, mais il faut prendre des risques. Mon grognement devient ronronnement appréciateur alors qu'elle se défait de l'encombrante étoffe. Sa peau frissonne sous l'air frais et tout son corps est tendu vers moi. Me dégageant des couvertures, je la rejoins, l'amenant à reculer jusqu'à ce que je puisse la faire assoir jusqu'au rebord de la fenêtre. Elle est magnifique. Lumineuse et dorée. Je pourrais me noyer dans son être, subir une attaque sans même m'en rendre compte car homme et bête sont perdus quand il s'agit de cet être.

 
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MessageSujet: Re: Tha gra dh agam ort - O'Shean Mc Guyre   Lun Mar 14 2016, 20:57




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ça aurait pu être épique, et c'était bien parti... mais à la place, entre le coup sur la porte de notre humble masure, et l'impression personnelle d'être sur un bateau, nous fûmes coupés dans notre élan. Obligés de nous stopper dans notre lancée. Se rhabiller, en se regardant un peu blasés, quoique lui a l'air de mieux le prendre... il prend tout mieux que moi cela dit. J'enfile la robe, le corset que je lui laisse me serrer soigneusement, j'enfile les chaussettes de laine, et les souliers en laine, et nous voilà de sortie. L'hôte nous parle avec son fort accent écossais, plus fort que le mien de 2016, c'est dire si la langue a évolué depuis le temps. J'ai la nausée, et des bouffées de chaleur, c'est compliqué à gérer, sacrément compliqué. Je reste un peu plus dehors, je profite de la fraîcheur de ce matin? Je ne sais même pas quelle heure il est, ma montre a pété dans le process... Pour nous perdre un peu plus dans la galère en somme.

Je fais signe à mon homme,  que je le rejoins, je ne comprends pas vraiment cette nausée du matin. Je demande où sont les toilettes, elle me regarde bizarrement. Je sais pas trop quoi dire d'autre, je lui dis que j'ai envie d'aller faire pipi, l'appel de la nature, ce genre de choses, elle hoche la tête, et m'indique les écuries, je secoue la tête sans comprendre, mais elle est déjà partie... Je demande à un jeune homme, et il me montre un recoin de l'écurie, avec un trou dans le sol... et des copeaux de bois à mettre dessus... Comme des chiottes à la turc, version naturel. Finalement ce qui devait arriver, arriva et je vomis copieusement dans le trou, avant de me placer pour faire l'autre chose. Perchée au dessus, je réfléchissais, au fait que j'avais été catapulté sans ma pillule... je comptais dans ma tête, avant de réaliser une chose terrible... 4 semaines de sexe ininterrompu... PUTAIN... Pensais-je à l'intérieur de moi même. J'avais manqué ma dernière plaquette de pillule dans le processus.

- "Je suis enceinte..." Soufflais-je, comme si le dire à haute voix, pouvait apaiser mon angoisse.
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MessageSujet: Re: Tha gra dh agam ort - O'Shean Mc Guyre   Ven Mar 18 2016, 20:24


Tha gra dh agam ort.
Roxanne & O'Shean


Comme un air de déjà vu...Je réponds aux regards noirs de Roxanne par un baiser sur son épaule. Je n'ai pas plus envie qu'elle d'abandonner ce moment de corps à corps, de repousser son corps à elle du mien et de mettre de l'espace entre nous. Encore moins de devoir s'atteler à la fastidieuse tâche qu'est l'habillement en ce temps. Malheureusement si chez nous nous pouvons envoyer se faire voir les importuns, ce n'est pas le cas ici. Abgaël nous offre non seulement un endroit ou dormir, mais aussi de la nourriture et cela au détriment de ses propres réserves, ce serait donc bien ingrat de notre part de refuser d'aller à son encontre alors qu'elle a besoin de nous. Du moins c'est ce dont j'essaie de me convaincre. Entre le moment ou elle a quitté sa maison et celui ou elle a frappé à notre porte, je suis certainement passé par toute la palette de déception, colère et imprécations salés qui doivent passer par la jolie tête de ma compagne en ce moment. Résigné, je ne caresses à présent sa peau que pour l'aider à se rhabiller. Nous tâchons de ne rien oublier et de tout fixer correctement, car ils sont adeptes des noeuds et des plis, des lacets et des pans de tissus, mais ni fermeture ni accroches pour sécuriser tout ça. C'est encombrant et en rien pratique, mais au moins on ne risque pas le procès pour sorcellerie à cause de nos frusques.

Après un dernier baiser chaste, nous ouvrons la porte à Abgaël, et Roxanne nous quitte un instant plus tard, vu son teint brouillé et le mal être que je sens chez elle, je ne tentes pas de la retenir. Une fois assuré que notre Ecossaisse n'a plus besoin d'aide et avoir récupéré les plans et itinéraires dont elle nous avait parlé, je cherches ma compagne. En passant par les écuries, un tout jeune homme qui aide Abgaël quand ses hommes ne sont pas là, me fait signe d'aller en direction de la colline. Le remerciant brièvement je marches à pas souples vers ce que je sais être un petit havre de paix, les arbres y sont vieux et larges, offrant un abri ombré. Le sol est couvert d'une mousse épaisse et je ne suis pas étonné de trouver Roxanne assise sur une souche. Doucement je la rejoins, et posant à côté le seau d'eau et le bout de pain chaud que je lui ai amené, je caresses ses cheveux, à présent réellement inquiet alors que je tentes de saisir les émotions qu'elle dégage. Quelque chose la préoccupe et j'ai peur de ce que cela signifie.

-Mon amour, qu'est-ce qui ne va pas ?

Je ferais tout pour elle. Tout ce qu'il faudra, tout ce qu'il nous en coûtera, pour qu'elle aille mieux, pour qu'elle soit en sécurité, et pour qu'elle rentre chez elle, chez nous, ensembles. Ce sentiment est aussi dévorant que l'instinct, car le loup y fait écho avec tout autant de férocité. Et cela quelque part m'inquiète aussi, car il voit en elle sa compagne également.

 
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MessageSujet: Re: Tha gra dh agam ort - O'Shean Mc Guyre   Mer Mar 30 2016, 15:01




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J'étais partie marcher, avec le sentiment que le sol n'était plus palpable du tout... L'angoisse grandissait dans cette robe ridicule, avec cette nature et ces habitants hostiles, ça ne faisait pas rire du tout. Secouant les mains pour tenter de me calmer, j'éructais aussi verbalement. je finis par m'asseoir sur la souche d'un arbre pourri, ou la souche pourrie d'un arbre, comme il vous plaira. M'en foutais de me retrouver seule en pleine nature, j'attendais de tomber sur un red coat de médeux pour lui expliquer ce qu'est une femme en 2016. Mais rien ne vint, ou plutôt rien de rouge et de méchant, ce qui arriva était mon âme sœur, l'alpha de mon cœur et le futur papa. Il me rejoignit et me demanda ce qui clochait, je le regardais par en bas, en grimaçant. "O'Shean... il va falloir qu'on rentre... c'est sympa d'être là depuis quelques jours, de taper sur des red coat, de sauver d'autres que nous, de se reconnecter avec la nature etc, mais clairement... Il va falloir qu'on rentre." Lui dis-je simplement, en passant une main dans mes cheveux, me levant le postérieur du bois pour marcher un peu. "O'Shean... " Soufflais-je un instant, avant de réaliser que plus loin de nous, bougeait des branches de manière peu communes. "Ah... tu as une épée sur toi?" Lui dis-je finalement au lieu, de lui annoncer la nouvelle. Et ça ne manqua pas, on se retrouva encerclé par 3 brigands, et non 3 anglais. "Laisses les moi chéri, je vais leur défoncer le crâne!" M'exclamais-je trop heureuse de pouvoir me défouler. Rien de telle qu'une nouvelle bagarre. Je ne minimise pas mes coups, bien au contraire, et je prends pas mal de plaisir, même quand l'un d'entre eux me colle une claque. "FILS DE PU..." Criais-je avant de me jeter sur lui, et l'assommer contre un arbre. Une fois les trois au sol, je me frottais les mains, pour me tourner vers O'Shean. "Bon... voilà... le quotidien d'une femme de 2016 en 1745... enceinte de surcroit..." ça aurait du avoir une toute autre fin... malheureusement... ou heureusement allez savoir... Je sentis le sol se dérober sous mes pieds, et je me rattrapais in extremis aux pans de kilt de mon homme, avant d'être aspirée...

J'espère à la maison, j'espère à la maison!!

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MessageSujet: Re: Tha gra dh agam ort - O'Shean Mc Guyre   Mar Avr 05 2016, 19:59


Tha gra dh agam ort.
Roxanne & O'Shean


Ma belle est une détective hors pair dans notre monde, maîtrisant la technologie et l'utilisant à bon escient pour traquer et neutraliser ses ennemis, mais aussi retrouver leurs victimes à temps. Toutefois ça ne fait pas d'elle une traqueuse comme me le prouve le chemin jonchés de traces qu'elle laisse derrière elle. Ses jurons à peine étouffés auraient tout aussi bien pu me renseigner aussi. Elle a la colère et l'impatience facile, un caractère des plus bouillants qui ne manque pas de m'étonner et de me séduire, car elle sait utiliser sa colère pour se donner la force nécessaire. Finalement c'est peut être quand elle est trop calme, ou trop sérieuse que je m'inquiètes, cela indique généralement qu'elle trame quelque chose contre lequel elle sait que je m'opposerais. Il se passe quelque chose qui la contrarie, mais avoir été projeté ici n'a pas vraiment été une sinécure. Pas plus que le reste du voyage nous ayant amené ici, la nourriture bien moins raffinée que celle à laquelle nous sommes habitués, la literie évidemment plus que sommaire jusqu'au vêtements, le sort s'est ligué contre nous. Nous sommes déracinés, des étrangers sur notre propre terre. J'ai assez longtemps pratiqué le gaélique couramment pour m'en sortir sans trop de mal avec notre hôtesse, mais ce n'est pas son cas, et cela ajoute fortement à la frustration générale. Alors qu'elle fulmine ainsi ne me surprend pas. Malheureusement je n'ai aucune certitude, ni sur le combien de temps, ni sur le quand, ni sur le comment. Nous retrouverons notre chez nous, il le faut. Mais nous sommes seuls face à ce destin bouleversé et pas l'ombre d'une solution pour le moment à part l'ébauche d'une quête.

Ses paroles ne font que me confirmer que ces émotions que je captes avec tant de force sont bien issues d'un ras le bol émotionnel général. Je ne crains pas qu'elle s'effondre, car son instinct premier sera toujours de se battre, mais je ne peux pas risquer qu'elle se laisse dépérir. M'agenouillant près d'elle, je poses mes mains autour de sa taille.

-Je sais, je veux rentrer aussi plus que tout. Nous nous mettrons en route dans deux jours avec le garçon, il redescend dans la vallée, et nous conduira jusqu'au prochain village. A partir de là il nous faudra chercher des personnes susceptibles de pouvoir nous aider.

Fées, sorcières et être magique ne manque pas ici, pas plus que les enchanteurs et les faiseurs de miracles. Mais si ma mémoire est bonne, les prêtres étaient aussi particulièrement puissants et vindicatifs, et ni le pilori ni le bûcher ne me tente guère. Or comment déceler la vérité quand les superstitions volent dans l'air ?

Ne tenant pas en place, elle se lève, marchant sans aucun but, ce qui agace profondément le loup qui n'aime pas voir sa femelle s'éloigner ainsi de sa protection. Sentiment évidemment renforcé quand des brigands bondissent des fourrés, certainement attirés ici par la promesse d'une ferme vide d'hommes. Malheureusement pour eux ils ne pouvaient escompter que Roxanne soit aussi terrible qu'un guerrier et qu'elle leur mette une branlée en moins de deux. Mal nourris et certainement épuisés par des journées de route, ils ne peuvent se mesurer à ma compagne qui est de plus fortement agacé par les derniers événements, et bien décidée à en faire payer quelqu'un. Je restes donc ou je suis, prêt à intervenir, mais me retenant en comprenant qu'elle a besoin de ça et qu'ils ne font pas le poids. Le loup gronde et grince des dents mais je réussis à me retenir de bondir, jusqu'à ce qu'elle m'annonce comme si de rien n'était, qu'elle est enceinte ! Enceinte ! Bondissant pour la serrer contre moi, je n'ai que le temps de poser la main sur sa taille, avant que le monde ne se dissolve à nouveau nous entraînant dans une nouvelle chute sans fin. Mais cette-fois, ma dernière pensée est que nous sommes ensembles.

 
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