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 “Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère.” - Loki

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MessageSujet: “Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère.” - Loki   Mar Avr 12 2016, 10:11


 
“Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère.”
(rimbaud) ▽ Ma richesse, je la voudrais tachée de sang partout. [...] Plusieurs nuits, son démon me saisissant, nous roulions, je luttais avec lui !
Le manoir était vide. Je m'ennuyais horriblement. Je ne pouvais même pas aller voir Loki, il était en pleine réunion, Dieu ne sait où. J'avais lu, mais je finissais par connaître tous les livres par cœur. Et les nouveaux auteurs, me direz-vous ? Plus les années passent, plus ils sont fades. C'est désolant. Je regrette mes années passées où les gens pensaient différemment. Je n'aime pas cette génération. La liberté est trop exacerbée, l'homme est fait pour dépasser les limites mais quand il n'y en a plus ? L'homme se fait chier.
J'arpente le manoir en goûtant quelques bonbons, je suis gourmande... Il est tellement grand que je n'ai jamais visité l'intégralité de la demeure. Je me surprends à l'apprécier. J'avais beaucoup de mal au début : les manoirs du nord de l'Europe sont sombres, parfois lugubres. Rien à voir avec les palais d'Italie. J'affectionnais particulièrement le palais de ma famille à Florence : j'aimais surtout me prélasser dans la cour lorsqu'il faisait beau. Ici, il pleut souvent et l'extérieur de la demeure est différent.
Mais au fil du temps, Loki a ajouté sa touche. Il ajoute des œuvres qu'il se procure de façon malhonnête (et j'en suis sa complice). Le manoir vit un peu plus à chaque acquisition, elle est singulière et je m'y sens presque chez moi. Peut-être qu'une touche féminine la rendrait encore plus accueillante ?
Je m'arrêtais devant des masques vénitiens et je ne pus m'empêcher de sourire : un musée qui arrivait à me faire revivre des morceaux de mon passé.

Nous étions arrivés tard, mais c'était dans les convenances. Plus nous arrivions tard, plus nous étions important. Les bals masqués étaient une nouvelle mode en Italie et j'adorais ça : j'étais une parfaite étrangère, mon identité protégée me permettait de choisir mon repas facilement, sans être soupçonnée. La couleur rouge vive de ma robe et de mon masque me sortait facilement du lot. Les autres avaient plutôt misés sur des couleurs froides. Un joli cadeau de la part d'Irial qui me retrouverait facilement dans la foule.

Les musiciens étaient bons, la musique entraînante. J'avais une folle envie de danser. Je me contentais de sourire comme une potiche aux côtés d'Irial parce que ce soir, je n'avais pas envie de négocier avec qui que ce soit. J'avais lâché mon cavalier quelques minutes, recherchant le buffet mais je mettais finalement rabattue sur une coupe de vin. Curieuse, comme à mon habitude, j'avais parcourue le palais, palais très différent du mieux mais tout aussi charmant et chaleureux. L'atrium étant plein, j'avais espéré trouver un peu plus de calme dans une pièce plus éloignée et bingo : j'avais trouvé un petit bureau vide, plein de livres, un endroit parfait pour boire sans être dérangé. La musique, moins forte dans cette partie de la demeure me permettait tout de même de l'entendre. Je chantais tranquillement en passant en revue certains livres. J'en attrapais un à la reliure sublime que je laissais tomber, surprise d'avoir été pris sur le fait par ce qui semblait être un jeune homme.

(c) AMIANTE

 



Luxe, calme et volupté
Que j'aime voir, chère indolente, de ton corps si beau, Comme une étoffe vacillante, Miroiter la peau ! [...] Tes yeux, où rien ne se révèle de doux ni d'amer, sont deux bijoux froids où se mêle l'or avec le fer. A te voir marcher en cadence, belle d'abandon, on dirait un serpent qui danse au bout d'un bâton. -  Baudelaire
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Dernière édition par Valentina G. De Medicis le Jeu Avr 14 2016, 03:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: “Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère.” - Loki   Mer Avr 13 2016, 15:52




Enfants Terribles

Il n'est pas de plaisir plus doux que celui de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère.
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L'italie, belle, sensuelle et capricieuse Italie...généreuse et pourtant si secrète...Je ne peux m'en lasser, et si j'ai abandonné ma patrie pour ne jamais y revenir, je n'ai de cesse de me rendre dans ce pays brûlant de lascivité et d'une inspiration sans pareille. Tout attire l'oeil ici, les couleurs se jettent à vos yeux, quand ce ne sont pas les jupes virevoltants au gré du vent, laissant entrapercevoir des chevilles délicates. Les chevelures sont longues et épaisses, d'un brun profond, faites pour s'enrouler autour d'un poignet. J'apprécie autant leur vin riche en saveurs, que le sang épais pris au coeur d'une gorge moite. Et les italiens savent apprécier les bonnes choses ! Peintres, sculpteurs, danseurs, ils n'ont peur de rien, et dépassent bien des civilisations dans plusieurs domaines. Les musiciens sont tout aussi surprenants, passant de rythmes langoureux et terriblement mélancoliques, contant des histoires d'amour perdus, à des chansons bondissantes de joie associées à des danses qui entraînent la salle entière dans des étreintes pleine d'énergie. J'ai toujours aimé danser. C'est un lien des corps, une intimité si particulière, et en même temps une totale d'absence d'intimité, car bien souvent ces bals sont masqués, et chacun se surpasse dans son costume, se transformant en une oeuvre d'art vivante. Les conversations se font dans les alcôves ou les pièces ouvertes au public, et les noms bien souvent sont changés, ou remplacés par des surnoms, que seuls les initiés connaissent. Ici pas de règles ou d'alliances, chacun joue pour soi, et la plupart des couples en profite pour s'accorder quelques libertés gardées par les lourdes portes de la demeure dédiée aux amusements.

Gavé de musiques et de parfums capiteux, je délaisse ces dames pour un moment, semant des baisers sur mon chemin, marquant ainsi des proies possible selon mon envie quand les choses prendront un tout autre tour...J'erre un moment dans la demeure, visitant comme si elle était mienne trouvant quelques tableaux à mon goût...et finalement c'est avec délice que je me glisses dans un office, servant aussi de bibliothèque, sans rien déranger, je notes les correspondants de notre hôte dans ma tête, vérifiant ou agrandissant ma toile psychique concernant les relations dans la noblesse italienne. Alliés et ennemis sont à connaître quand il s'agit de manipuler ou de punir. Les livres quand à eux traitent de tout sujet, et je suis surpris de trouver des traités des plus sérieux sur quelques sujets scientifiques, je doutes que l'Eglise recommande ce genre de lectures, mais je ne vais pas dénoncer un sens de la rébellion et de l'avancement...

Au détour d'une étagère, une silhouette gracile me regarde avec étonnement, agissant comme si je l'avais prise en faute. Peut être est-ce le cas ? La belle ingénue attend-t-elle son amant ? Dans une robe rouge carmin, évoquant tout à fait les fleurs de sang fleurissant sur un tissu blanc, sa gorge généreuse mis en valeur par les bijoux courant tout autour du col du riche tissu, elle est absolument délicieuse...Et son regard...effronté et provoquant, je sais qu'elle n'a pas peur de moi. Elle ne fera certainement pas le premier pas, agissant peut être même comme la dame de bonne éducation qu'elle doit être. Mais je ne crois pas une seconde qu'elle soit de celles se contentant de rester à demeure avec leur enfants.

Je ramasse le livre qu'elle a fait tomber, caressant avec révérence la couverture tannée par les années et des heures de lecture, avant de lui remettre entre les mains, posant les miennes par dessus alors que je la salue.

-Ma Dame, c'est un plaisir de voir que nous avons des érudits même lors d'une soirée destinée à être futile.




Valentina & Loki

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▽ In the beauty are evil. In happiness the most painful grief. You are your own ennemi.
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MessageSujet: Re: “Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère.” - Loki   Jeu Avr 14 2016, 03:27


 
“Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère.”
(molière) ▽ La faiblesse humaine est d'avoir des curiosités d'apprendre ce qu'on ne voudrait pas savoir.
Je caresse un instant le cuir du livre qu'il me tend. J'adore cette sensation sous mes doigts. Tout est décuplé depuis que je me suis transformée et j'adore ça. Tout est si amplifié, si intense, que je redécouvre certains plaisirs de la vie sur lesquels nous ne nous attardons pas en temps normal. Cet inconnu me touche les mains et je suis surprise de ne pas les découvrir aussi chaudes que celles que je touche habituellement. Elles sont presque de la même température que les miennes. Aurait-il trop bu ? Mon odorat affûté décèle l'alcool dans son haleine quand il me parle, mais cette odeur est subtile, il n'est pas ivre. Je regarde un instant nos mains pour enfin poser les yeux sur mon interlocuteur. Son masque ne me permet pas de voir son visage, mais on devine facilement que c'est un bel homme. Ses cheveux sont blonds, il est plutôt grand et ses yeux ressemblent aux miens. Son regard m'indique qu'il s'amuse, me provoque. Je glisse mes mains hors des siennes pour me tourner, ranger le livre et récupérer ma coupe de vin. Je laisse un peu de silence entre nous, c'est un jeu. Le mystère est notre troisième invité : nos masques l'amuse, il nous épie, on le distrait, il nous met à l'aise. J'affiche un sourire mutin sous mon masque loup qui brille à la lueur des bougies et avec lenteur, je fais une révérence parfaite, un pan de ma robe dans ma main libre. Je me redresse en passant une main sur les grenats qui ornent ma gorge pour y remettre de l'ordre.

« - Mon Sieur, c'est un plaisir de vous entendre dire que les érudits peuvent être des femmes. À moins que mon masque soit si beau que vous avez oublié de regarder si je portais une robe ?  dis-je avec malice. Si la curiosité était un pêché capital, je serai déjà damnée. Elle m'a mené jusqu'ici et je découvre avec plaisir que le propriétaire des lieux est un admirateur de Dante. Et comme je sais que vous n'êtes pas le propriétaire des lieux, vous devez l'être tout autant que moi. »

J'arque un sourcil invisible sous mon visage d'un soir pour appuyer mes propos. Je connais bien le propriétaire, un vieil évêque sénile qui fut un ami de mon père et qui s'étonne que ma beauté soit restée intacte. Je sais que je vais bientôt devoir disparaître. Il jure même parfois que je suis un ange descendu sur terre. Je sais qu'il se trompe, que je suis devenue un monstre. Et Dieu sait que l'Enfer a un goût exquis. J'avance d'un pas pour me rapprocher de mon interlocuteur. Nous pouvons presque nous toucher. Je joue ce jeu avec beaucoup d'hommes et beaucoup se défilent. Certains sont trop timides, d'autres n'aiment que les femmes tiennent tête et les autres... savent que Irial est un homme qu'il ne faut pas mettre en colère. Mais je doute que cet homme sache quoi que ce soit de moi. Nous sommes de parfaits inconnus et je compte bien le rester tout au long de cette soirée. Mais j'étais avide d'informations sur cet homme. J'avais bien remarqué que son singulier accent n'était pas celui d'un anglais ou d'un français. Un flamand, peut-être ?

« - Vos vêtements m'indiquent que vous n'êtes pas un de ces religieux qui aiment un peu trop la boisson et qui finiront à moitié nu et si minables qu'ils devront faire croire qu'ils sont souffrants pour expliquer les symptômes que l'alcool leur a provoqué. »

Je passe un doigt sur le tissus doux de sa manche : du velours sombre de qualité parfois orné de broderies dorées, un vêtement coûteux qui devait certainement venir de Florence ou de Venise. Soit il avait revêtu son plus bel habit pour l'occasion, soit il était très riche. Un prince ? Ou un aristocrate ? Il ne viendrait certainement pas perdre son temps avec une femme dans une bibliothèque.

« - Un gonfalonier ? Ces gens ont un ego surdimensionné. Ils sont si loin de leurs femmes, qu'ils finissent par prendre des prostitués à la fin de ce genre de soirées. Je doute que vous en soyez un. Vous ne pouvez pas être un artisan, vous n'auriez jamais les moyens de vous vêtir ainsi. Seriez-vous un artiste qui a du succès ? Ou un français qui s'est perdu en Italie à cause de vos guerres ? »

Je détestais les français. Du moins, je détestais les rois français qui se permettaient de penser que l'Italie leur était acquise. À cause de leur venue, ma famille avait été chassée de Florence. Ils étaient au moins responsables de la moitié de mes malheurs. Je plissais légèrement les yeux et le dépassais pour continuer à visiter la pièce, en fredonnant au rythme de la musique. Je déposais une main sur mes cheveux relevés pour vérifier qu'ils restaient en place. J'étais d'humeur joueuse, je voulais m'amuser et dans ce genre de festivités, personne ne révèle qui il est vraiment. Et à la fin de cette nuit, j'oublierai avoir croisé un homme dans une bibliothèque. Alors je pouvais tout oser. Et pourquoi pas en faire mon dîner, après tout, l'alcool lui ferait tout oublier. Sinon, ma condition de vampire me permettait de le faire à sa place.

« - Jouons à un jeu, voulez-vous ? Posez-moi les questions que vous vous posez, je vous dirai les miennes. Mais nous devons laisser planer le mystères sur nos identités. Si la réponse est oui, vous buvez, si c'est non, je bois, et réciproquement.
précisais-je avant de tremper mes lèvres charnues dans ma boisson. Et bien sûr, vous commencez. »
(c) AMIANTE

 



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Que j'aime voir, chère indolente, de ton corps si beau, Comme une étoffe vacillante, Miroiter la peau ! [...] Tes yeux, où rien ne se révèle de doux ni d'amer, sont deux bijoux froids où se mêle l'or avec le fer. A te voir marcher en cadence, belle d'abandon, on dirait un serpent qui danse au bout d'un bâton. -  Baudelaire
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